05 novembre 2006
STATISTIQUES FAMILIALES réalisées en 1979
DES CHIFFRES ET DES ARNOLD
Etude faite d'après les listings de l'Abbé BEHRA sur la période 1666/1918
par Madeleine ARNOLD TETARD
LES DESCENDANTS SUR DEUX CENT CINQUANTE ANS :
Il ressort de cette étude que j'ai tentée de faire en reprenant chacune des branches issues de notre ancêtre commun Claude ARNOLD, que la famille installée dans le périmètre de KRUTH - ODEREN - FELLERING y compris les petits villages limitrophes (où plusieurs membres avaient élu domicile au cours des siècles), fut une des plus prolifiques de la vallée qui s'étend depuis WILDENSTEIN (village créé seulement en 1699 autour de la verrerie appartenant à MURBACH), jusqu'à THANN, et plus proche, peut être considérée, comme ville pouvant être le siège de nombreuses familles : SAINT AMARIN.
Les villages répertoriés sont donc : KRUTH - ODEREN - FELLERING - MITZACH - URBES - HUSSEREN - MALMERSPACH - EGUISHEIM - GOLDBACH - BREITENBACH - BITSCHWILLER - CARSPACH - DIDENHEIM et sans doute bien d'autres m'ayant échappés.
Nous trouvons par ailleurs des ARNOLD également à GUEBWILLER - BUSSANG - LA BRESSE - ÉPINAL - REMIREMONT - VENTRON - etc. à la suite de mariages avec quelques familles originaires de ces endroits.
Les statistiques qui suivent, ne concernent que la période s'étendant depuis le premier mariage du premier fils de Claude & Marie ARNOLD : Jean Jacques 1666 et jusqu'au dernier mariage que j'ai pu recenser grâce aux travaux de l'Abbé BEHRA à savoir le mariage d'une fille Joséphine ARNOLD née en 1884, le 20 avril et qui contractera mariage avec un ARNOLD…. Et oui : Eugène, issu tous les deux de la branche ABA, mariage ayant eu lieu le 24 janvier 1918 à ÉPINAL.
QUELQUES PETITES RÉFÉRENCES DÉMOGRAPHIQUES, HISTORIQUES et CONTEMPORAINES
D'après SCHICKELÉ … " WESSERLING, jadis séjour de plaisance des princes abbés de MURBACH, aujourd'hui le centre d'une industrie qui met en mouvement toute la vallée…"
Ceci est écrit en 1901…depuis, cela a encore changé car le beau mouvement s'est considérablement ralenti en ce qui concerne l'industrie du tissu, cependant que d'autres petites sociétés font, désormais, partie du paysage et apportent aux habitants de la vallée un potentiel d'emplois non négligeables.
"Cependant que voici (toujours d'après SCHICKELÉ), sur une croisière de routes qui toutes se dirigent vers la Lorraine, l'une par URBES et le col de BUSSANG, l'autre par ODEREN et le col de VENTRON, la troisième prolongement de la précédente par WILDENSTEIN et le col du BRAMONT ou de la BRESSE….."
Autant de villages peuplés par nos ancêtres ARNOLD et alliés au cours des siècles et proches de la mère patrie puisque la Lorraine n'est qu'à quelques lieues par ces portes ouvertes.
A FELLERING, en 1639, il y a :25 FEUX et 30 BOURGEOIS
A ODEREN pour même période il y a : 38 FEUX et 36 BOURGEOIS
A KRUTH : 22 FEUX et 27 BOURGEOIS
dont les 3/4 sont des ARNOLD ou descendants d'ARNOLD (pouvant porter un autre patronyme)
De 1750 à 1780, la population avait augmenté de 600 communiants et en 1789, les registres portent 132 baptêmes pour toute la paroisse de KRUTH dont les 3/4 sont des ARNOLD ou descendants d'ARNOLD (pouvant porter un autre patronymes).
En 1865 la population totale s'était élevée à 7000 âmes et en 1901 elle n'était plus que de 5000 pour les trois villages de la Vallée ci-dessus.
En 1976 à FELLERING
on compte 1343 habitants
ODEREN 1241 habitants [ soit 3596 âmes
KRUTH 1012 habitants
Nous sommes donc loin des 5000 de 1901 et encore plus loin de la population des trois villages en 1865… migration vers la ville, population de personnes âgées, modernisation poussée à l'extrême des cultures qui obligeront l'homme à se passer de lui même, autant de raisons possibles à cette désertion…
Parmi tous ces habitants il est à noter qu'en 1979 KRUTH compte encore 31 familles ARNOLD - ODEREN 11 familles et FELLERING 9 familles ARNOLD, nombre, qui en 2006 tourne autour d'une moyenne de ces trois données.
VOICI MAINTENANT LES STATISTIQUES PROPREMENT DITES :
BRANCHE ABA - Jean Jacques ARNOLD & Gertrude MUNSCH -
15 enfants issus de leur mariage dont 8 garçons et 7 filles qui se marièrent à leur tour et sauf erreur ou omission (à l'heure où je rédige cette histoire je viens de retrouver quelques mariages ayant eu lieu à VENTRON dans les VOSGES de fils ARNOLD toutes branches confondues ce qui augmentent donc ces chiffres et modifient quelque peu ces statistiques).
916 ENFANTS ont donc été issus de ces 15 enfants (enfants vivants et ayant procréé à leur tour)
BRANCHE ABC - Jean Thiébaud ARNOLD & Véronique HUMBRECHT
Donnèrent naissance à 11 enfants : 4 garçons et 7 filles qui a leur tour ont fait souche et l'on dénombre pour cette branche (dont je suis issue en ligne directe)
515 enfants ont donc été issus de ces 11 enfants (enfants vivants et ayant procréé à leur tour)
BRANCHE ABF - Claude ARNOLD 2ème du nom & Gertrude SEUFFERLIN
Donnèrent naissance à 6 enfants : 4 garçons et 2 filles qui firent souche à leur tour et donnèrent :
647 enfants issus de ces 6 enfants (enfants vivants et ayant procréé à leur tour)
Celle de Marie la fille de Claude et Marie ARNOLD qui eut également descendance, branche qui s'appelle ABD peut être suivi dans les patronymes GULLING et BURGUNDER et leurs alliées, en effet Marie s'est mariée deux fois :
1ère fois le 21.4.1677 avec Marc GULLING fils de Dominique GULLING et de Marie HEINRICH d'ODEREN QUI SE TROUVENT EUX AUSSI ÊTRE NOS ANCÊTRES (N°586/587) comme étant également les parents de Barbe GOLLIN ou GULLING épouse de Jean SCHNEIDER branches que nous verrons dans les tableaux généalogiques à suivre..
2ème fois en 1680 à la suite du décès de son premier époux (+ en 1679) avec Marc BURGUNDER et dont elle a eu 10 enfants ce qui nous laisse supposer là encore une descendance conséquente…
LES MARIAGES DES DESCENDANTS DE CLAUDE & MARIE ARNOLD
Entre 1666, date du premier mariage du premier fils ARNOLD et 1918 date du mariage d'une fille ARNOLD avec un fils ARNOLD, j'ai relevé le chiffre de : 902 MARIAGES, bien entendu, aujourd'hui en 2006, ce nombre a très largement évolué, tout sexe confondu et ce pour les trois principales branches, comprenant bien sur les remariages qui ont pu avoir lieu au fil du temps.
Le record de consanguinité semble être battu dans notre grande famille puisque, sauf erreur ou omission, Le record de consanguinité semble être battu dans notre grande famille puisque, sauf erreur ou omission,
J'ai dénombré : 87 MARIAGES entre des ARNOLD issus aussi bien de la même branche que des deux autres branches.
Cela va du mariage au SECOND degré de consanguinité (cousins germains) au CINQUIEME degré et c'est sans doute la raison principale d'une mortalité infantile importante et d'infirmités de toute sorte dont eurent à souffrir nombreux enfants de la famille….
Voyons en détail maintenant la répartition des mariages :
MARIAGES DES FILS ARNOLD ABA ABC ABF (*)
DE 1666 à 1878 182
DE 1676 à 1875 113
DE 1681 à 1878 139
SOIT UN TOTAL DE 434 MARIAGES
MARIAGES DES FILLES ARNOLD ABA ABC ABF
DE 1687 à 1918 222
DE 1699 à 1911 108
DE 1712 à 1910 138
SOIT UN TOTAL DE 468 MARIAGES
D'autre part, plus de 200 FAMILLES se sont alliées à la notre j'en ai dressé une liste avec les occurrences des mariages approximatives contractés avec celles-ci, je dis bien approximativement, car bien que les chiffres avancés soient exacts, certains mariages (environ 43) étant sans date, je les ai comptabilisés dans les statistiques mais la répartition par date (pour contrôler leur nombre), pour chaque patronyme apparenté, ne les fait pas apparaître.
Descendants ARNOLD vers 1890
(*) - la numérotation employée s'appuie sur la méthode d'Abboville A étant l'ancêtre le plus ancien AB étant son 2è fils - ABA 1er fils de AB - ABC - 3è enfant et 2è fils de AB - ABF 6è enfant et 4è fils de AB.
29 octobre 2006
MUNSTER ET NOTRE ANCETRE
BAIL Passé par Claude ARNOLD avec l’ABBAYE DE MUNSTER en 1648
pour la Ferme de FESSENECK
Dans le n° 3 de novembre 1981 de notre bulletin familial BONJOUR LES COUSINS (1), il nous avait été possible, de donner la traduction d’un bail passé entre l’Abbaye de MUNSTER et Claude ARNOLD concernant la cense de SCHWEINSBACH en 1651. Nous pensions alors que c’était le premier bail que Claude avait souscrit avec l’Abbaye qui l’employait, or, il n’en était rien, grâce à la ténacité de notre ami André GANTER et à celle de M. SCHNUBEL, furent retrouvés bien d’autres documents concernant la vie de notre ancêtre sur les terres de MUNSTER et en particulier un bail de 1648 concernant la Ferme du FESSENECK.
Nous apprenons donc par ce dernier que notre ancêtre prit à ferme la métairie de FESSENECK et devait y faire son premier séjour jusqu’en 1651, date à laquelle il serait « muté » à SCHWEINSBACH… Deux lieux que nous avons visités, lors de notre dernière COUSINADE des 7 et 8 mai 2005 et que nous avions déjà eu la joie de visiter en 1985, puis en 1990..
Voici donc la phrase d’introduction présentant ce document (traduction Lucienne LAPOINTE) :
« Le 28 mars 1648 le VESSENECK a été donné à ferme à Clade ARNOLDT de CHARBEVILLÉ aux conditions suivantes » :
Cette présentation suggère quelques réflexions : tout d’abord l’amusante germanisation de GERBEVILLER en CHARBEVILLÉ, mais qui ne laisse aucun doute sur l’identité du métayer. Puis, bien que l’abbaye de MUNSTER ne soit désignée que par le terme de GOTLESHAUS c’est à dire « LA MAISON DE DIEU », nous savons que FESSENECK était une de ses très anciennes possessions.
Au 9ème siècle, Louis le PIEUX dota ce couvent de biens dans la vallée ST GREGOIRE où se trouvaient de nombreuses fermes dont le FESSENECK jouxtant le couvent, quant à l’abbé qui gérait celui-ci en cette fin de la guerre de TRENTE ans, on sait qu’il portait le patronyme BLASER et était connu pour son affabilité, sa compétence à une époque de ravages et d’exactions. (Ludvig OHL: Geschichte der Stadt Munster)
Le contrat entre l’Abbaye et notre ancêtre fut rédigé le 28 MARS 1648. Quelques mois plus tard, furent signés les traités de paix mettant fin à la guerre de trente ans, sans en effacer les conséquences néfastes.
C’est dans une période difficile, dans une vallée ravagée que Clade ARNOLDT s’occupa de la ferme du FESSENECK à des conditions très précises …
Nous en donnons l’analyse, non pas dans l’ordre où elles se présentent, mais selon leur nature.
Nous retiendrons tout d’abord que le bail débute à la SAINT GEORGES et se terminera à la SAINT GEORGES avec l’obligation pour l’une et l’autre des parties de donner congé trois mois à l’avance.
La ferme elle-même, sera remise en état par l’Abbaye et le métayer sera tenu de la quitter dans l’état où il l’aura trouvée
Chacune des parties mettra à disposition la moitié du bétail et aura la jouissance de la moitié du beurre, du fromage et des veaux. Il en sera de même des porcs pour la nourriture desquels, le couvent remettra au métayer deux rézeaux de son chaque semaine. Le porcher sera payé en commun par celui-ci et l’Abbaye. Celle-ci payera également un jeune pâtre que le fermier devra entretenir de la façon la moins coûteuse. En retour, il recevra 4 rézeaux de blé. Les fruits dans les vergers du couvent et autour de la métairie devront être récoltés avec grand soin et la moitié scrupuleusement remise aux moines. On parle également d’une dîme à laquelle le métayer aura droit en payant la redevance selon la coutume. Il devra faucher l’herbe sur les prés du couvent avec l’aide de ses domestiques et devra avoir grand soin de la volaille qu’on mettra à sa disposition et dont la nourriture lui viendra également du couvent.
En fin de bail il est signalé que le 4 mai eut lieu le partage des bêtes entre Clade ARNOLDT et le métayer précédent Diebolt HERZOG. Il revenait à notre ancêtre 5 vaches, 2 veaux de deux ans, un veau de 3 mois et un de 5 semaines, 2 grandes truies, 3 jeunes porcs et 3 porcelets. Mais comme lui-même, possédait 7 vaches laitières, il en prêtait une au couvent contre 3 FLORINS et la moitié d’un veau (sic) !
Tels furent les arrangements conclus honnêtes et corrects, nous semble-t’il, alors que Clade ARNOLDT allait avoir 25 ans, était père de famille de trois enfants et marié à Maria SEIFFERLIN..
Tous les descendants du couple connaissent aujourd’hui le problème posé par cette union. En 1658 dans l’inventaire de Barthélemy SEIFFERLIN, le père de Marie, elle est dite « partie pour la Suisse sans plus donner signe de vie depuis 16 ans » - inventaire publié dans nos anciens bulletins et que nous re-publierons prochainement – Cependant d’autres documents révèlent que dès 1644, elle prenait à ferme certaines dîmes dans la vallée de MUNSTER ( A.GANTER BERGHA Spécial ARNOLD 1981)
Il est vraisemblable qu’elle quitta KRUTH après le décès de sa mère en 1643 et le remariage de son père. Nous pouvons nous imaginer que son union avec un de ces lorrains mal vus de la population autochtone, fut cause de la mésentente familiale…
Un second document, découvert par Monsieur SCHNUBEL et daté du 4 mai 1651, vient compléter ce premier bail, le nuancer. C’est l’acte par lequel se fit le transfert du bétail de FESSENECK entre un nouveau métayer et notre ancêtre qui allait s’établir dans la cense de SCHWEINSBACH…
Il s’agit d’un ensemble de 20 bêtes adultes et de 12 jeunes animaux. Deux bœufs noirs et blancs de 4 et 3 ans tenaient compagnie à 18 vaches laitières. Toutes les vaches portaient un nom : ainsi l’une s’appelait HURGIG c’est à dire « LESTE » ou « RAPIERE », une autre FREUND donc « AMI » une troisième WEISSKOPF c’est à dire « TETE BLANCHE ».
Comme pour les jeunes bêtes, leur pelage était indiqué, ainsi que leur âge approximatif selon qu’elles avaient ou non vêlé. Le jeune bétail est partagé en deux groupes : le premier comprenant bouvillons et génisses appartenant à la ferme dès avant Noël, le second, plus important, se composant des animaux qui y étaient depuis Noël.
Alors qu’avant cette période FESSENECK ne possédait qu’un jeune taureau et quatre génisses, après cette date son troupeau s’était accru de 7 bouvillons désignés par leur poil et couleur (selon une remarque marginale en français). L’un se présente en pelage noir, l’autre en pelage fauve, l’autre en gris souris : MAUSFARB. Un autre encore est noir à la tête blanche. On parle également d’un jeune taureau entièrement jaune, d’un autre à l’échine noire et blanche, mais un peu faible, d’un autre de 3 semaines tétant encore la mère. S’y ajoutaient deux génisses noires à la tête blanche, une troisième fauve à la queue blanche.
A propos de ce bétail, on note en marge et en français d’une autre main « ce papier doit servir d’instruction quel grand soing il faut avoir du bétail de Fesseneck »
Puis les ustensiles usuels dans une ferme sont indiqués. Par exemple une baratte, un tamis pour passer le lait, un grand chaudron de 150 litres, 16 formes à pressurer le fromage, des seaux, une table et une voiture ! Est mentionné également le partage des fromages en présence de Franen MADLEN, probablement l’épouse du nouveau métayer.
En bas est indiqué que Clade ARNOLDT emportait un récipient, et un tonneau pour le beurre.
Ce second document ne parle ni de la ferme, ni des obligations du nouveau métayer…
M.A.T
(1) – Bulletin familial semestriel français BONJOUR LES COUSINS (Travail de traduction des baux : Lucienne Lapointe)
Ruines de l'Abbaye Catholique de MUNSTER (photos Catherine BALLAND ASS.IF.ARNOLD) tous droits réservés.
28 octobre 2006
LES METIERS DE NOS AÏEUX DANS LA VALLEE DE ST AMARIN
Quels métiers ont exercé nos ancêtres, c'est une question que nous nous posons souvent lorsque nous dépouillons les vieux grimoires et qu'aucune indication ne nous est fournie …Alors, nous imaginons ou bien, nous tentons d'en savoir davantage lorsque tout espoir s'est envolé avec un acte de mariage muet lui aussi, ou bien l'acte de décès…
Il existe pourtant différents moyens de connaître les professions de nos ancêtres…
Tout d'abord les LIVRETS d'OUVRIER délivrés lors des apprentissages, puis les dénombrements ou recensements de population qui en principe donnent ce renseignement, et encore, pour les hommes, les listes électorales…
Bref nombreuses sources peuvent nous ouvrir les portes sur ce point crucial.
Nos ancêtres ARNOLD dans leur vallée de la Haute Thur n'avaient guère de possibilité autre que les métiers du bois, ou du tissage, ou encore de la forge et bien sur celui de la terre… Certains un peu plus aisés, un peu plus intelligents sans doute ont parfois fait des études et sont devenus Maître d'école ou prêtre ou clerc…
Mais, lorsque l'on retrouve dans ses archives familiales un diplôme donnant de nombreuses indications quelle joie pour le chercheur…
Et bien c'est ce qui est arrivé à l’un de nos cousins de KRUTH qui m'a gentiment fait part de sa découverte concernant l’un des descendants ARNOLD et qui ayant fréquenté un centre d'apprentissage où il apprit le métier de MARÉCHAL FERRAND, s'était vu décerné un magnifique document et qui dit ceci en substance :
CENTRE D'APPRENTISSAGE DE L'EMPEREUR DE STRASBOURG
L'apprenti Monsieur Eugène ARNOLD né à KRUTH commune et district de THANN a fréquenté le CENTRE d'APPRENTISSAGE du 30 septembre 1895 au 31 décembre 1895 et a obtenu avec succès son diplôme de MARÉCHAL FERRAND.
STRASBOURG le 1 septembre 1897
Prime de Cinquante Marks
N’oublions pas qu’à cette époque l’ALSACE et la LORRAINE sont Prussiennes..
Tous nos ancêtres n'ont pas été des modèles… en la matière… Il faut bien le reconnaître et certains se sont distingués par des actions plus ou moins recommandables, cependant il en est un qui fut plus qu'un mauvais sujet, plutôt rebelle à la Loi.. - cette petite histoire retrace quelques bribes de la vie de ce dernier qui vécut sous le second Empire après la chute de Louis Philippe et qui entraîna on le sait l'annexion de l'ALSACE et de la LORRAINE en 1871.
D'après le journal de la France, un historien soulevait l'importance des conditions de vie des ouvriers des siècles précédents …Et il faut bien dire que nos aïeux avaient grande raison de se révolter et cette situation affecta toute la masse ouvrière de France et bien sur nos ARNOLD eux mêmes…
Un avis de la Préfecture de Police au Préfet du Haut Rhin en date du 18 juillet 1855 nous apprend que notre rebelle a déjà subi deux condamnations pour rébellion et qu'il lui est interdit pendant deux ans de séjourner dans le département de la SEINE.. (pourquoi la SEINE on l'ignore..)
Il est âgé de 30 ans mesure 1m 70 a les cheveux et sourcils châtain clair, le front haut, les yeux bleus, le nez pointu, la bouche moyenne, le menton rond, le visage ovale et le teint clair coloré..
Il se nomme François Antoine ARNOLD mais le hic c'est qu'il y en a eu plusieurs…qui naquirent à KRUTH entre 1824 et 1827 date où celui-ci a du naître, mais d'après nos recherches (intensives), il s'agit certainement de François Antoine né le 20 juin 1825 fils de Mathis ARNOLD et Catherine ECKER qui se sont mariés à KRUTH le 31 janvier 1820..
La vie est difficile en 1840 et les salaires versés dans l'industrie textile pour une journée de 12 heures sont à peu près les mêmes pour les deux sexes jusqu'à 16 ans soit 0,45 francs …puis le salaire masculin grandit un peu tandis que stagne celui des femmes. Et des enfants !!!
Alors comment s'étonner de quelques agitations. Elles commencent en juin 1851 par une grève dans notre vallée qui "n'a aucun caractère sérieux" …précisent MM. MÉNY et ARNOLD.. à ODEREN (associés dans le tissage d'Oderen situé dans l'ancien moulin où se trouve aujourd'hui la Chapelle MARIA HILF) mais en 1853 les ouvriers de la vallée se plaignent de leur situation malheureuse et réclament contre l'insuffisance de leurs salaires et contre les procédés des Contremaîtres …
En 1858, deux cent ouvriers de la fabrique de M. GROS ROMAN ODIER et Cie Manufacturiers à WESSERLING se sont mis en grève sous prétexte que leurs salaires avaient été encore réduits… car ayant de nouveaux dessins à exécuter, leur travail a été moins bien fait et il a fallu beaucoup plus de temps pour l'accomplir…
Mais un seul ouvrier nommé ARNOLD Antoine (celui ci-dessus qui a perdu l'un de ses prénoms au passage) et qui a déjà subi 3 mois de prison pour délit politique en 1848 a chercher à entraîner une cinquantaine d'individus pour se rendre à URBES. Il a insulté le brigadier de Gendarmerie qui n'a pas hésité à le mettre en état d'arrestation.
Condamné à trois nouveaux mois de prison par jugement du Tribunal de BELFORT le 11 septembre pour "coalition d'ouvriers" il sera donc emprisonné dans cette ville.
On le voit la vie de nos ancêtres n'était déjà pas de tout repos et les TISSAGES de notre Vallée commençaient déjà à faire parler d'eux…qu'en est il aujourd'hui de ces derniers…?
Ils ferment tous leur porte les uns après les autres et c'est un peu de la vie de notre vallée qui s'en va avec eux et oblige à s'exiler loin de ses racines… et pour certains, au 19ème siècle fort loin de leur belle Alsace !
(extraits de ARNOLD LE REBELLE recherches AD 68 Dossier 4 M 247 - Claude et Denise GEWISS et M.ARNOLD TETARD pour F.A. ARNOLD)
ARNOLD le rebelle... et instruments du tissage
Cliquez sur cette image pour connaître l'histoire du Tissage de WESSERLING (Hte vallée de la Thur)
20 octobre 2006
GERBEVILLER nos RACINES LORRAINES
PETITE HISTOIRE DE GERBÉVILLER
Pays natal de notre ancêtre CLAUDE ARNOLD
Chef lieu de canton portant le même nom, GERBÉVILLER est traversé par la MORTAGNE (appelée l'AGNE) et se trouve à 13 kilomètres de LUNÉVILLE. C'est une charmante bourgade qui est desservie par la ligne LUNÉVILLE-BRUYERES mais son histoire a été terriblement endeuillée pendant la première guerre mondiale.
La première pièce des ARCHIVES LORRAINES parlant de ce village date du 12ème siècle (1149). Il y est question de droits concédés à l'ABBAYE DE BEAUPRÉ, sur les finages de GERBÉVILLER et de la chapelle commune qui aurait disparu depuis.
En 1265, FERRY II, donne à la ville la charte de BEAUMONT émancipatrice de ses bourgeois. Nous constatons qu'elle fut octroyée simultanément à LUNÉVILLE et à EINVILLE.
Au Moyen-Age, comme toute localité un peu importante, GERBÉVILLER construisit un château-fort et s'entoura de murailles et au 12ème siècle, on lui attribuait non un château mais un PALAIS…
GERBÉVILLER a été l'apanage des princes cadets de LORRAINE jusqu'au 12ème siècle, la ville passera ensuite aux Maisons de WISSE, des DU CHÂTELET, des TORNIELLE (à l'époque de notre ancêtre Demanche ARNOULX père de Claude) et enfin au 18ème siècle elle appartiendra à la famille de LAMBERTYE et, de baronnie deviendra Marquisat.
GERBÉVILLER, ville porte : l'enceinte de la ville était munie de deux portes, dont les vestiges subsistaient encore en 1853. L'une s'appelait "LA PORTE D'EN HAUT" ou SAINT PIERRE, en raison de sa proximité du faubourg de même nom, l'autre "LA PORTE DU BAS" ou PORTE DE L'EAU, parce qu'elle regardait la petite rivière de l'AGNE qui coule au nord-est de la ville.
Pendant les guerres de CHARLES LE TÉMÉRAIRE et du Duc René II de LORRAINE, la ville forte de GERBÉVILLER fut prise et en grande partie incendiée. Elle resta déserte pendant plusieurs années. Jean WISSE rétablit ses murailles et fit reconstruire ses maisons et la chapelle CASTRALE.
Pendant le siège de MOYEN, l'armée de ROSE mit le feu aux quatre coins de la ville.
En 1636, le château fut démoli par ordre de RICHELIEU ainsi que la plupart des autres châteaux-forts de LORRAINE (et de toute la France) les murailles furent renversées en 1681. La commune les fit rétablir entre 1704 et 1707.
En 1737, Camille de LAMBERTYE hérite de son oncle Anne-Joseph de TORNIELLE la terre de GERBEVILLER et fait construire par BOFFRAND l’architecte des châteaux de LUNEVILLE et CROISMARE, l’une des plus belles demeures seigneuriales de Lorraine qui s’élève en face de la chapelle abritant des trésors sacrés, à l’entrée de vastes jardins anglais dessinés par Yves des HOURS et où l’on trouve une curieuse grotte à l’italienne ornée de statues et de vasques et le pavillon rose, unique exemplaire de ce type d’architecture Louis XIII en Lorraine.
Toutes ces merveilles qui faisaient la fierté de GERBEVILLER, comme la ville tout entière qui abritait près de 4000 habitants en 1836, furent ravagés par la terrible bataille du 24 août 1914 : 57 civils et des milliers de militaires y furent victimes des combats sans merci et de la barbarie qui détruisit 80% des maisons. Pour le monde horrifié, la belle cité de la Mortagne était devenue GERBEVILLER LA MARTYRE.
Gerbéviller guerre 14/18
La CHAPELLE DU CHÂTEAU se trouve face à la nouvelle demeure seigneuriale. Elle subit elle aussi de profondes destructions lors de la première guerre mondiale
Désormais réhabilitée, elle représente l'un des plus beaux joyaux de la richesse architecturale de LORRAINE et l'intérieur est particulièrement éblouissant.
Extrait des "RACINES LORRAINES des ARNOLD" par Claude et Denise GEWISS et de GERBEVILLER et son canton par A. SARRASSAT.
cliquez sur l'image pour entrer dans le site du château de GERBEVILLER
10 octobre 2006
SAINT ARNOUL de METZ
Saint ARNOUL ancêtre de CHARLEMAGNE et des EUROPÉENS
L’AIGLE tenant en son bec un anneau symbolise SAINT ARNOUL
L’étymologie de notre nom vient également de l’Aigle - ARNOLD : « vieil aigle »
SAINT ARNOUL est décrit comme un grand civilisateur – un évêque hors du commun – un saint qui bouscule.
La vie de saint ARNOUL nous est connue par un de ses contemporains et elle fut publiée dans les « Acta Sanctorum ordinis S. Benedicti » et dans les « Scriptora rerum merovingicarum » .
Il naît vers 580 au château de LAYUM aujourd’hui Lay-Saint-Christophe près de NANCY et est fils d’Anchise dit Baudgise, Maire du Palais et d’Ode fille de Gouze, duc de Suève.
Après ses études de latin il est confié à Gondulphe (ou Gondoul) Maire du palais à la cour d’Austrasie et y est initié au maniement des affaires. Puis il entre à la cour du roi Théodebert II et là, on lui reconnaît tant de mérites, qu’on lui remet l’intendance du palais et le gouvernement de la province de mosellane.
Vers l’an 600 il épouse Dode fille de Thierry comte de Boulogne qui est d’une très grande famille aristocratique – elle reçut d’ailleurs en dot un important domaine dans les VOSGES qu’elle légua par la suite à l’évêché de METZ. Celui-ci y fit construire la ville d’EPINAL . Elle donnera à ARNOUL plusieurs enfants.
Nous retiendrons seulement : Ansegisel et Clodulf (ou Cloud) ce dernier deviendra évêque de Metz et sera vénéré sous le vocable de St Cloud.
De l’aîné nous retiendrons Pépin d’Héristal puis Charles Martel, Pépin le Bref et enfin Charlemagne.
Mais les luttes font rage entre les royaumes d’AUSTRASIE et de NEUSTRIE (Normandie) attisés par les intrigues de la reine Brunehaut (Reine d’AUSTRASIE).
BRUNEHAUT âme de tous les conflits entre la BOURGOGNE et les deux autres provinces est vaincue par Clotaire II et sera exécutée de façon cruelle. C’est ce qui incitera peut être ARNOUL à entrer dans les Ordres.
Le siège épiscopal de METZ étant vacant, il est choisi comme vingt-neuvième évêque par le peuple et le clergé de METZ et intronisé vers la fin de 612, ce qui fait échouer son désir de se retirer au Monastère de LERNIS







