ASSIFARNOLD

Blog d'informations de notre association familiale

14 mai 2009

LES OPTANTS ALSACIENS LORRAINS par France Apprill

Je voudrais vous signaler le  bel article de notre cousine France Apprill sur Généablog à l'adresse suivante :

http://geneablog.typepad.fr/geneablog/2009/05/les-optants-1872-exode-des-alsacienslorrains.html#more

reprenant toutes les affres de cette exode  de 1872, où beaucoup partirent sur les routes ayant opté pour rester Français, cet article nous fait revivre ces départs de manière poignante, révélant que même des octogénaires quittaient leur lit d'hôpital pour ne pas devenir Allemand.

Aujourd'hui, à l'heure Européenne, tout cela peut nous sembler dérisoire et depuis longtemps les allées et venues inter-frontière, de nos Alsaciens Lorrains et réciproquement de leurs voisins Allemands, ont renversé l'Histoire et ont fait oublier ces moments d'un terrible choix imposé  mais, malgré tout, n'oublions pas cette période que nos ancêtres Alsaciens et Lorrains ont  durement vécu abandonnant ce qui était leur vie, leur famille bien souvent, leur maison, laissant tout ce qu'il n'était pas possible d'emmener dans la précipitation du moment pour une destination bien souvent aléatoire !

2_me_carte_alsace_lorraine

A tous bonne lecture

M.A.T.

carte : ANCARPOST F. Apprill

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24 janvier 2009

la transformation de nos patronymes Lorrains en Alsaciens

De Demange COLIN à Munschi GULLIN et autres variantes… 

Le patronymes Colin (diminutif de Nicolas) est très fréquent dans toute la France de l’Est, de la Franche-Comté à la Lorraine.

Ce nom apparaît dès le XVIe siècle dans la vallée de St Amarin sous des formes diverses : GUL(L)IN, GUL(L)UN, KULIN puis GULLY à partir du XVIIe siècle.

Dès 1532 Burckhart (Burcklin) Gullin (Kulin, Gulun) verse un cens (impôt) sur Ranspach, en faveur de l’Eglise de Saint Amarin.

Au XVIIe siècle les GULLIN sont toujours implantés à Ranspach ; Mathis GULLIN, bourgeois de Ranspach décédé vers 1655, est l’ancêtre de nombreux GULLY actuels.

Aucune origine « welche » précise n’a cependant pu être trouvée pour ces premières familles GULLY faute de document.

Ce n’est pas le cas de Demange COLIN de Ventron qui s’installe au XVIIe siècle dans la haute vallée de Saint Amarin

Demange COLIN est cité dès 1650 à Oderen, durant quelques années il va exploiter la vacherie ou marcairie de Wildenstein qui appartient à l’abbaye de Murbach.

Bien qu’installé en Alsace il continue à passer de nombreux actes de notaires en Lorraine qui précisent qu’il est installé à « Aer » ou « Ere » en « pays d’Allemagne ».

« Aer » ou « Ere » est la dénomination lorraine d’Oderen que l’on retrouve encore aujourd’hui dans le toponyme le « Mont d’Aire » situé au col de Ventron.

En Alsace notre personnage est dénommé sous des formes très  diverses résultant à la fois de la déformation de son prénom et de son nom de famille :

- Demange, prénom très fréquent en Lorraine, est en effet la forme régionale de Dominique. En Alsace ce prénom est déformé en Munsch(i), latinisé  en Dominicus par les curés d’Oderen, voire carrément traduit en Sontag (=Dimanche !) COLIN se maintient quelques années en Alsace mais peu à peu le nom se transforme en GULING, GULLIN etc.

Marié 3 fois avec Marie HEINRICH (+ 1659) Claire (Colotte) HOCQUA (+1685) et Elisabeth HALLER, Demange COLIN alias Munschi GULLIN et autre variantes…  va avoir une nombreuse postérité, 16 enfants ont été recensés. Il est l’ancêtre de la famille GULLING puis GULLY d’Oderen.

  4

Mariage Dominicus GULING et Claire HOCQUA 1659

Plusieurs noms pour le même homme…

En Lorraine :

Demange Simon Colin (1662) -  Acte de notaire du 21 juin 1660 (ADV, 5E1603/A, De Leymont)

Demenge Simon COLIN, de Ventron, demeurant à Aer en Allemagne, au nom de sa sœur Claudotte, ratifie la vente d’un champ passée au profit de Simon et Lienard les VALDENAIRE, frères, de Ventron, le 23/02/1639 pardevant Me Laheurte.

1

En bas, marque « dudit reconnaissant » (Demenge Simon COLIN)

En Alsace

Sontag Collin (1654) - (ADHR, 9G Murbach, comptes 24)

Résumé : Supplique de Sontag COLLIN bg d’Oderen, à l’abbaye de Murbach 13/08/1654

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supplique de Sontag COLLIN 1654

Munschi Collin (1657)  - (ADHR, 9G MURBACH, comptes 25)

Résumé : Munschi COLLIN, marcaire seigneurial de Wildenstein, doit une amende pour du bétail en mauvais état et pour non paiement de cens : 03/03/1657  - Dominicus Guling (1659) - Dominicus Kollin (1695)

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Amende pour bétail en mauvais état en 1657

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Décès de Dominicus KOLLIN 1695

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Christine PERRE veuve de Marten BURCKHARDT assistée de Munschi GULLIN

vend un pré à Hans Jacobus SCHINBEIN (acte de 1668)

Résumé : Christine PERRE, veuve de Marten BURCKHARDT, bg d'Oderen, assistée de Munschi GULLIN son beau-fils, vend un pré à Hans Jacobus SCHINBEIN, greffier de la seigneurie de Saint Amarin (13/01/1668).

Sources : Hervé DIERSTEIN  (Tableaux d'exposition Journées généalogiques à THANN société des Amis de Thann)


HISTOIRE D’UN AUTRE COLLIN

31 janvier 1675Frantz (François) GULLIN (COLLIN, diminutif de Nicolas) de Rimmelspurg (Remiremont — Vosges) sollicite auprès du Conseil d’Oderen (vallée de St Amarin) la location pour une année de l’auberge (Würthschafft d’Oderen avec la grange et le jardin attenant, en tant que manant (hindersas). Ce droit lui est accordé contre versement d’une redevance de 12 livres bâloises à compter de ce jour et ce jusqu’à Noël prochain. Il sera exempt des corvées et gardes bourgeoisiales, mais devra effectuer avec sérieux son service à l’auberge (débit de vin). A noter que l’auberge faisait également office de poêle communal ou salle de réunion du Conseil (Rathstuben) et de mairi (Rathaus).

23 janvier 1676 - La communauté d’Oderen reloue au même Frantz COLLIN pour une année l’auberge communale contre versement d’une redevance de 20 livres bâloises.
François COLLIN ne semble pas avoir fait souche dans la vallée de St Amarin où d’autres COLLIN-GULLY-GULLING-GOLLY sont bien  représentés à cette époque.

Sources : André Ganter CDHF

La petite feuille n° 30 du CDHF nous parle également d’un Nicolas SONTAG « von Wintrunn auss Lottringen » qui se mariera le 9 novembre 1660 à SOULTZ avec Anne FUNIUN « von Wendelstorff Bruntruter Herrschafft ».. Ce Nicolas SONTAG en fait pourrait bien aussi être un COLLIN...ou un DEMANCHE ??

Comme le dit André GANTER, dans ce document, SONTAG sonne bien germanique mais c’est sans compter avec la proximité de la frontière linguistique qui produit altérations phonétiques et traductions. Comme DOMINIQUE dont la forme ancienne est Demange ou Dimanche et qui est également SONTAG : Ce Nicolas SONTAG pourrait donc bien être également un Colas DEMANGE !!! et il vient du VENTRON (Winterung) venant du verbe « wintern » qui signifie hiverner !

On le voit que de transformation dans nos patronymes Lorrains et Alsaciens et celle concernant ce patronyme COLIN = GULLI n’en est qu’un exemple parmi des multiples..

Le grand Saint-Nicolas (photo vitrail Ch.Tétard)

Cet article tout ou partie ne peut faire l'objet d'une réutilisation quelconque sans autorisation express de l'ASSOCIATION. Merci d'avance.

DERNIERE MINUTE : notre cousine Catherine a découvert plusieurs articles par l'intermédiaire de GOOGLE sur l'histoire de VENTRON sous la plume de Monsieur REMY-GERMAIN - vous pouvez retrouver ces articles par le lien mis dans notre colonne NOS COUPS DE COEUR mais aussi aux : (bien entendu toute reproduction en est interdite et nous vous faisons profiter de ceux-ci uniquement pour le bonheur de leur lecture).

http://www.google.com/search?hl=fr&rls=com.microsoft:fr:IE-SearchBox&rlz=1I7SUNA&q=+site:ftp2.ventron.fr+c.remy-germain

Sources indiquées ci-dessus - Article paru dans le bulletin BONJOUR LES COUSINS [PROPRIETE ASS.I.F.ARNOLD] tous droits de reproduction réservés. - Actes en ligne propriété ASS.I.F.ARNOLD don d'Hervé Dierstein -

Eglise_030

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04 décembre 2008

RECHERCHE SUR UN ARNOULD de LORRAINE

C'est bien volontiers que nous ouvrons nos colonnes à Dominique Tissot, qui recherche un poilu de la guerre 14/18 de patronyme ARNOULD en Meurthe et Moselle..

Voici tous les renseignements qu'il possède sur ce dernier ainsi qu'en annexe (pdf) la reconstitution de la correspondance de ce brave poilu à sa marraine.. avec photos des personnages.

Bonne lecture à tous et merci d'avance pour lui si vous pouviez retrouver trace de ce Louis ARNOULD

(écrire pour vos réponses sur commentaires)

M.A.T.

Lettres_de_Louis_ARNOULD___sa_marraine_de_Guerre

Je me présente, je m’appelle Dominique Tissot, je suis de l’Ain. Personnellement, je n’ai pas de famille en Lorraine, mais seulement un Poilu donc je voudrais retrouver des traces, car j’ai quelques témoignages de sa vie de tranchées. Il s’appelait Louis ARNOULD, filleul  (de guerre) de la sœur de ma grand mère. Il serait de Meurthe et Moselle, je n’ai pas sa filiation.

Son frère est mort au champ d’honneur au mois de juin 1915, d’après courrier du 26/06/1915 l’annonçant. Treize ARNOULD sont morts pendant cette période, et trois de Meurthe et Moselle, vu sur http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/ . Ces trois soldats sont :

-         ARNOULD Ernest Charles – Classe 1903 – N°219 au recrutement à Toul

°26/10/1883 à Nancy (Meurthe et Moselle) - +16/06/1915 à Neuville Saint Vaast (Pas de Calais)

-         ARNOULD Eugène Léopold – Classe 1913 – N°636 au recrutement à Nancy

°04/02/1893 à Blainville (Meurthe et Moselle) - +20/06/1915 à Bonne Fontaine (Meurthe et Moselle)

-         ARNOULD Jean, Marie, Henri – Classe 1915 – N°365 au recrutement à Toul

°11/06/1895 à Vitrimont (Meurthe et Moselle) - +16/06/1915 à Neuville Saint Vaast (Pas de Calais)

Peut être qu’il y a son frère dans ces hommes.

Son père serait mort à la même période, sûrement entre le 03 et le 19/06/1915 (d’après intervalle de lettre l’annonçant). Il aurait une sœur s’appelant Delphine, d’après une ou deux signatures…, je ne pense pas que se soit le prénom de la mère. Sa mère quitte la région pour aller s’installer à Annecy 12 rue de Lille avec ses trois sœurs. Je pense qu’après la mort de son mari, elle a fuit les bombardements. D’après recensements de 1911 à Annecy, il n’y a pas de ARNOULD, Veuve ARNOULD serait arrivé en 1915. Au recensement de 1921, pas de ARNOULD. D’après les Archives Municipale de Annecy, aucun ARNOULD n’est décédé entre 1903 et 1932. J’en conclu que cette famille est retournée en Lorraine après la guerre.

En 1915, Louis ARNOULD est au 30ème RI

Il est nommé Sergent et cité à l’ordre de l’armée.

Après blessure, convalescense à l’hôpital 42 bis à Morestel en Isère, il est en instruction à Pierrelatte dans la Drôme. Puis il change de régiment, il rejoint le 139ème RI en avril 1916.

En avril 1916 il est dans l’Oise. Blessé par une balle d’obus à la nuque en mai 1916. convalescence à l’hôpital temp n°16 – pavillon 3 – Royallieu – Compiègne.

En septembre 1917, il est dans la Meuse à Evres. Son régiment est cité le 20/08/1917 pour l’enlèvement de la côte 304.

Le 29/12/1917 il annonce, qu’il part pour Salonique en Grèce.

Depuis ce courrier, je n’ai plus rien, je ne sais pas ce qu’il est devenu. Je ne sais pas s’il a été tué au combat, si il lui reste de la famille ou proches.

Si il y a dans la communauté des personnes qui pourraient m’aider, j’en serait ravis.

J’ai retranscris ses lettres et le peu de recherches trouvé sur un dossier (pdf du fichier ci-dessus)

GERBEVILLER_GUERRE

Gerbéviller la martyre pendant la guerre 14-18

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10 juillet 2008

ODEREN ET REMIREMONT

ODEREN ET REMIREMONT

D’après les récits de G. SIFFERLEN 

Depuis la haute-antiquité, hactenus ab antiquo(1), ODEREN relevait des Chanoinesses de REMIREMONT, qui, outre les privilèges dont jouissait le village grâce à ces dernières, avaient assuré à la communauté les faveurs suivantes : - le droit de chasse (2) depuis le « Spitz » jusqu’au « Hirtzsprung », la franchise du banvin et des corvées, l’exemption du péage pour les marchandises, tant à REMIREMONT qu’à SAINT-AMARIN. Aucun seigneur, encore moins un étranger, ne pouvait traverser le territoire avec du butin ou des prisonniers ; les bourgeois avaient toute liberté d’émigration.

En reconnaissance de ces avantages, et pour payer leurs tenures, les bourgeois d’ODEREN se rendaient tous les deux ans (3) en procession, croix en tête, à REMIREMONT.

procession_f_te_dieu_France_Apprill

Procession en Alsace (Carte postale ANCARPOST F. Apprill)

Le lundi de Pentecôte, ils partaient de grand matin, et y arrivaient vers midi. Reçus au petit pont par l’abesse, la sacristine et les autres dames, ils séjournaient, pendant trois jours, en ville, sous la protection spéciale de l’abbesse.

Pour plus de sécurité, ils avaient la permission de garder leurs armes à l’intérieur de la ville. Si la procession ne pouvait se faire, les bourgeois devaient envoyer, d’une autre façon leurs redevances à l’abbesse. En retour, celle-ci devait les défendre, en tout et partout, contre leurs propres avoués (4) et contre tout autre homme, noble ou non noble, de France ou d’Allemagne (5).

Le rotule de ces conventions, dont M. HANAUER a retrouvé une copie, remonte au XIIIe siècle. Il règlait l’administration et la justice comme nous l’avons dit, et ordonnait la transmission des colonges.

Quand une tenue colongère devenait vacante, le maïor pouvait, au bout de 30 jours, forcer ceux qui y avaient quelque part, à en recevoir l’investiture. Le censitaire qui mourait, devait un « mortuaire », c’est à dire la meilleure bête d’un de ses troupeaux. Si le censitaire était un enfant, il ne payait que 5 sous.

Le rotule indiquait aussi la manière de tenir les plaids. Aux jours d’assemblée au Dinghof, le maïor devait placer un domestique en sentinelle sur la montagne du Kastelberg (château d’ODEREN sur le Maërle) et un autre sur le toit de la maison où se tenait le plaid.

Si des personnes suspectes étaient aperçues, le premier avertissait le second qui, à son tour, prévenait le représentant du seigneur de se mettre en mesure de parer à tout danger.

-          (1) – Hanauer = Constitution des campagnes en Alsace au moyen-âge pages 29-30

-          (2)  - Ce privilège n’allait pas sans une petite redeveance. Pour un sanglier, un cerf ou un ours tué, le chasseur remettait au seigneur la tête et une patte de la victime.

-          (3) – D’autres disent tous les 3 ans (manuscrit Valdenaire, Prieur d’Hérival)

-          (4) – Ces avoués étaient chargés au nom du seigneur de défendre la colonge et de présider la justice.

-          (5) – Jura et libertates villae Oder.

M.A.T.

St_Arnould___Vue_depuis_Remiremont__

REMIREMONT (photo Pierre Bérard ASS.I.F.ARNOLD tous droits réservés)

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21 mars 2008

PETITE VILLE LORRAINE GERBEVILLER

J'aimerais aujourd'hui vous parler d'un bel ouvrage (sorti en 2006) écrit par Monsieur Jean THOMAS avec quelques concours locaux, sur la petite ville de GERBEVILLER foyer de nos ancêtres ARNOULX...

Cette ville dépendait autrefois de l'ancien duché de Lorraine puis est devenue chef-lieu de canton de l'arrondissement de LUNEVILLE.

C'est une belle contribution à la mémoire collective Lorraine. Ce livre de 215 pages, contenant de nombreuses iconographies, préfacé par Paul SADOUL Président Honoraire de la Société Archéologique Lorraine et du Musée Historique Lorrain devenue la Société d'Histoire de la Lorraine et du Musée Lorrain, est un hymne à l'histoire de cette petite bourgade qui fut tant blessée au cours des siècles. D'abord la guerre de 30 ans, qui lui fit subir invasion et peste, destruction de toute sorte et mort de centaines d'habitants, et la première guerre mondiale qui la mit complètement à bas, sacrifiant au passage la vie de cinquantaine d'habitants martyrs tués par les Allemands sous les yeux de leurs familles.

En  DIX chapitres très documentés, l'auteur nous raconte l'histoire de GERBEVILLER, depuis ses origines jusqu'à la dernière guerre mondiale, tout en évoquant les Eglise et Prieuré, le château et la chapelle, sans oublier les Seigneurs et Marquis, également les métiers qui ont fait la vie de ce bourg comme les tanneries, la vigne, le houblon, la bière, la scierie Joly-Picot et bien d'autres choses encore.

C'est le livre d'un curieux très attaché à son pays, qui a réuni tous les textes ainsi que le fruit de ses recherches et de ses observations pour éclairer la mémoire de GERBEVILLER, ce n'est pas au sens étroit, un livre d'histoire, il soulève toutefois quelques enigmes à clarifier. D'autre part, outre quelques dégressions, l'auteur a très librement agrémenté de ses réflexions personnelles, certains sujets généralement récents.

Je vous incite donc à vous le procurer très vite, chez l'auteur Jean Thomas :

5 rue du Pont de Bois 54200 TOUL

Mes amitiés

M.A.T

GERBEVILLER_LIVRE

Première de couverture de l'ouvrage

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18 novembre 2007

LES TRAITES DE WESPHALIE 1648

Nous savons ce que la guerre de TRENTE ANS a fait de mal et de misères, de maladies, sur l'ensemble de la population d'ALSACE ET LORRAINE, mais sait-on exactement comment elle prit fin et quelles furent les teneurs des traités signés à WESPHALIE ?

L'ALSACE composée de pièces et de morceaux ou l'empereur ne régnait pas sur elle en propriétaire absolu, ayant les mêmes droits toujours et partout, se trouvait au centre de discussions âpres et longues, subtiles et embrouillées, sans conclusion aucune sur certains points comme : que cédait exactement l'empereur ? Etaient-ce des droits de suzeraineté ou des territoires ? Que cédait-il comme chef de la maison d'Autriche ? et que cédait-il comme représentant de l'Empire ?

La confusion subsiste dans le texte des traités. Un acte diplomatique où parfois l'empereur donne quant l'Autrichien garde et vice-versa, un traité qui cède ici des droits, non des territoires, là des territoires, non des droits, cela non plus ne se conçoit point à notre époque.

Un certain article 87, et quelques autres, entremêlent à l'envi de donner et de retenir et cela, sans nul doute, à l'égale satisfaction des parties contractantes; batailles et traités étaient alors la raison d'être des princes, et une intention réciproque, mais inavouée, courait implicite entre les paragraphes : laisser la porte ouverte aux revendications, ne limiter définitivement ni la France pour l'Allemagne, ni l'Allemagne our la France.

La prise de possession de STRASBOURG en 1681, fut une conséquence logique du nouvel état des choses "depuis 1648" devait dire plus tard, en fêtant cette date, le maire Kratz "Strasbourg gravitait vers le centre qui a fini par l'absorber"..

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Une des dernières pages du Traité de 1648 avec sceaux et signataires - fac-similé - (collection personnelle C.Mura-Tomat)

Pour éclaircir les obscurités dramatiques de 1648, le roi désigna, dans les cours judiciaires de quelques villes frontières, certaine de leurs Chambres dont la fonction fut de préciser les articles restés douteux dans les derniers traités et de leur faire produire leur plein effet, de rechercher méthodiquement et de réunir au royaume tout ce qui se rattachait, en vertu des anciens titres féodaux ou de traités plus récents, aux territoires de leurs ressorts. Le traité de NIMEGUE (1679) ayant confirmé les traités de WESPHALIE, le Conseil Souverain de BRISACH en fit une sorte de commentaire à fin d'unité : il proclama le principe de la souveraineté absolu du roi dans la basse comme dans la haute ALSACE et, par voie de conséquences, il "réunit" STRASBOURG que les troupes royales occupèrent les années suivantes (1681); la république de STRASBOURG, dans le flux et reflux des armées, hésitait toujours, ménageait tantôt l'une, tantôt l'autre, les incidents étaient fréquents et Louvois, profita de cette situation, pour réaliser en fait la réunion prononcée par l'arrêt du Conseil de BRISACH.

Le roi lui conserva d'ailleurs sa constitution ainsi que sa liberté religieuse, c'est-à-dire la liberté du culte protestant, quoique, cette fois, les catholiques surtout eussent appelé son intervention de leurs voeux : le 24 octobre 1681, quand Louis XIV se présenta en grande pompe à la porte de la cathédrale, l'évêque François-Egon de FURSTEMBERG, qui avait été l'auxilliaire dévoué de la politique royale, lui témoigna "une joie pareille, dit-il, à celle du bienheureux Siméon recevant l'Enfant Jésus au Temple de Jérusalem".

cath_drale_de_STRASBOURG

vue ancienne de la Cathédrale de STRASBOURG

Désormais,"la Gaule était fermée aux Germains" Clausa Germanis Gallia : en ces trois mots, exergue de la médaille qui fut frappée en l'honneur de la réunion, disent à eux seuls, toute l'importance que prenait STRASBOURG pour la France. En 1697, le traité de RYSWICK consacra la cession pleine et entière de la ville avec toutes ses dépendances situées sur la rive gauche du Rhin et, "pour cet effet, il a été trouvé bon de rayer la ville de STRASBOURG de la matricule de l'Empire".

FestinTraiteWestphalie

Le festin du Traité de WESPHALIE 1648 (Gravure anonyme)

D'après Georges DELAHACHE Petite Histoire de l'Alsace-Lorraine Editions Alsace-Lorraine 1918 (imprimerie Jean Cussac Paris)

Toute reproduction partielle ou totale de ce blog est strictement interdite conformément à l'article L.112-1 du Code de la Propriété intellectuelle sauf autorisation préalable de l'auteur. Merci d'avance.

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31 octobre 2007

LES ARNOULT de GERBEVILLER jusqu'en 1632

Abordons aujourd'hui, avec l'aide de notre cousin Claude GEWISS, le patronyme ARNOULT.

Ce patronyme existait dans la région dès le siècle précédent. Les archives de Beaupré (Arch.Nancy H350) font en effet apparaître dès 1568 un Johan ARNOULT à Saint-Rémy-des-Bois environ à 12 kilomètres au Sud-Ouest de GERBEVILLER et qui est mentionné au sujet d'une "pièce de pré". Il peut s'agir d'un même Jehan découvert à la date de 1552 par notre généalogiste familial Richard ARNOLD qui fut le premier à mettre la main sur l'acte de baptême de Claude ARNOLD dans les vieilles archives du village.

Y figurent également dans les Censes de FRAIMBOIS, pour l'année 1568, les "Receltes par Frère Nicolas de Lunéville" "tenants d'une créance de 10 Gros, 6 Deniers, Didier ARNOULT de Chenevière" (village se trouvant à 10 km à l'Est de Gerbéviller) et Jean ARNOULT du même lieu.." . Suivent d'autres créances impliquant Didier contre Claude, curé de FRAIMBOIS, et "sur le pré dit le Tabourat - par ailleurs appelé Tabourin - Didier ARNOULT d'une part et plusieurs hoirs" (Héritiers).

En 1603 apparaît même un lieu-dit :

"Le 3ème jour du mois de may honorable homme Georges TAQUENAIRE, valet de chambre ordinaire de M. le Duc de Bar et Agent de Beaupré, promet faire admodié par le prieur de Beaupré, et recognait avoir laissé pour 9 années le pré dit "Claudon ARNOULT" à Didier ROBERT demeurant à LUNEVILLE, présentement preneur pour luy, Valence sa femme (prénom très rare que l'on retrouvera pour la soeur aînée de notre ancêtre Claude).

On retrouve d'ailleurs ce pré dans un acte du 5 septembre 1635 : "Admodiation pour 6 années par Beaupré à Jean GAILLARD Hostellain demeurant à Villé, preneurs pour lui ses hoirs, d'un pré appelé Claudon ARNOULT, proche Montcel"

Le 21 juin 1611 apparaît également dans un acte un certain Balthasar ARNOULT :

"Enchère faite par Monsieur le Tréman ?? le pré de la haulte rive au ban de Beaupré près de Moncel contenant deux jours trois quart et demy neuf verges ou environ, escheu pour neuf ans commençant l'an prochain à Fleurant ESLOY Manouvrier demeurant au dit Moncel et payant par an au terme Saint-Rémy quatorze francs à peine de précaution et à tout hazard estre obligés subir pour Balthasar ARNOULT Jean REZEL nommez controleurs des .???....,  tesmoins"

Pour la période 1614-1632, vingt neuf actes attestent l'existence de 10 hommes, 8 femmes et 10 enfants portant ou ayant porté le patronyme ARNOULT, tous repris dans un tableau établi par Claude GEWISS.

Ce tableau appelle plusieurs remarques techniques :

  • La plupart des indices résultent du seul registre des baptêmes de GERBEVILLER. Les familles dont l'enfant a été baptisé dans la paroisse devraient donc normalement résider en la cité mais un doute plane sur les personnages n'apparaissant qu'à une seule occasion ou quand il s'agit de parrainages.

  • Faute d'informations sur l'état-civil de FRAIMBOIS - les registres ne commençant qu'en 1642 - ou de VAIMBOIS (hameau aujourd'hui disparu) on ignore les enfants des ARNOULT correspondants.

  • A défaut de registres de mariage et de décès de GERBEVILLER, il n'est pas possible d'établir des liens familiaux entre personnages "principaux" et leur "ancienneté" relative, pas plus d'ailleurs que leur fin, ou que les enfants euent été morts-nés.

  • Les patronymes des épouses demeurent, comme de coutume, inconnus !

  • Les époux de Jeanne et Mansuette nées ARNOULT ainsi que leur progéniture n'ont pas fait l'objet de recherches spécifiques.

  • Autres sources d'information, quelques comptes de commis de ville ont confirmé l'existence des hommes portant le patronyme ARNOULT, des archives religieuses, celle par exemple d'Anthoine le curé. Le Notariat - fouillé essentiellement à partir de 1632 - a fait appraître des ARNOULT du voisinage mais il ne se révèlera précieux que pour les années ultérieures.

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Acte de naissance de Valante ARNOULT soeur de Claude le 6 avril 1622 parrain Jean Bronille marraine Barbe Brichoux

Nous trouvons donc à GERBEVILLER comme y habitant pendant cette période CINQ personnages qui sont :

  • Jeanne épouse du sieur prévôt Jean CHERIER qui décédera vers 1632 et qui eurent au moins deux enfants

  • Mansuette épouse du sieur Humbert FROBILLOT le riche marchand dont elle eu au moins deux fils

  • Jean dont nous ne savons pas grand chose seulement qu'il fut Maçon

  • Demange (qui est notre ancêtre et père de Claude ARNOULT) qui vit avec Marie son épouse et leurs enfants

  • Dieudonné dont nous savons seulement qu'il fut Maçon également

Comme apparaissant sur GERBEVILLER épisodiquement :

  • Simon

  • Anne qui pourrait ne pas avoir été mariée ou qui était veuve !

A DAMAS-AUX-BOIS environ 12 km de GERBEVILLER apparaît : Anthoine qui est le curé de ce village

A FRAIMBOIS et VAIMBOIS séparés de 4 à 5 kms appraissent trois personnages :

  • Nicolas

  • Florent

  • Didier

Et en divers lieux comme HAUSSONVILLE - SERANVILLE et DOMPTAIL séparés d'environ 6 à 15 km de GERBEVILLER trois autres personnages également :

  • Claudon évoqué ci-dessus

  • Mougin

  • Autre Demange qui est probablement de Domptail-en-l'Air.

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photos Catherine Tomat

La chapelle face au château à GERBEVILLER

Que penser, que dire de ces ARNOULT ? Tout d'abord, et au risque d'anticiper quelque peu sur l'avenir, la quasi-totalité des ARNOULT détectés au cours des recherches existaient déjà au cours de la période 1614-1632. Seuls les 5 cités ci-dessus peuvent être considérés comme ARNOULT DE GERBEVILLER ainsi peut être qu'Anne et Anthoine exerçant pour ce dernier, son sacerdoce à DAMAS (Dommus Medardus en latin). Le cas d'Anne est étrange, tout se passe comme si elle fut "mère célibataire"....

Ceux de FRAIMBOIS et VAIMBOIS fort voisins, ainsi que Simon et Anne, représentent vraisemblablement des "cousins".

Par la chronologie des actes retrouvés, Mansuette paraît la plus âgée des personnages : on pourrait s'imaginer, à travers l'association de leur nom, qu'Anthoine fut son frère. D'une génération analogue ou voisine devrait relever Dieudonné, le "masson" qui n'apparaît pas père de famille pendant la présente période, mais dont on connaîtra, par la suite, une fille probablement déjà adulte : Jeanne, qui en fait, on le saura plus tard, était la soeur de Dieudonné et probablement sa cadette. Jean, associé à plusieurs reprises à Dieudonné, pourrait être leur jeune frère.

Demange, le père de Claude, était sans conteste plus jeune que les précédents auxquels, par ailleurs, rien ne permet de le rattacher. Notons cependant au passage, que l'acte de baptême de Claude demeurera la seule preuve d'existence de notre héros à GERBEVILLER. Notons également les jumelles Dieudonnée et Claude nées le 2 janvier 1627 et soeurs de notre Claude.

Quant au Demange de Domptail, il s'agit sans doute d'un cas d'homonymie fréquente à l'époque, car la résidence de celui de GERBEVILLER est attestée au delà de 1632. Ceci étant, il ne faut attacher aucune importance à la fluctuation des dernières lettres du patronyme tantôt écrit ARNOULT ou ARNOULX ou ARNOULD !

Au regard de la population totale de GERBEVILLER, le nombre des ARNOULT paraît bien faible, traduisant peut être une implantation "in situ" relativement récente à l'époque. A moins que leur condition, apparemment très modeste, n'ait pas favorisé le développement familial.

Le tableau ne serait pas complet sans la mention d'Adam ARNOULT (témoin en 1618 de l'implantation du couvent des Carmes). Il est Conseiller d'Etat demeurant à MIRECOURT et fut anobli par lettre-patente du Duc de Lorraine en date du 8 septembre 1609. Il eut 4 enfants : Jean - Anne qui épousera l'Intendant de Claude de Lorraine - Christine et Jeanne. Il apparaît parfois dans les actes relatifs à GERBEVILLER, par exemple, en avril 1619 "parrain" au nom de Monsieur de REMOVILLE (de BASSOMPIERRE), Grand Escuier et Bailly de Vosge ou en 1628 témoin lors d'un baptême, en qualité d'Intendant des affaires de Monseigneur le Marquis..." et jusqu'à sa mort intervenue entre le 5 février et le 29 avril 1645 (d'après les comptes des commis de ville de cette année là)..

Son frère Nicolas ARNOULD, Conseiller d'Etat de son Altesse le Duc, auditeur des comptes de Lorraine, fut anobli à son tour le 16 juillet 1618. Ni l'un ni l'autre ne peuvent être considérés comme parents de leurs homonymes de GERBEVILLER.

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photo Catherine TOMAT

Partie du château de GERBEVILLER

SOURCES = A GERBEVILLER pendant la guerre de TRENTE ANS "Les racines lorraines des ARNOLD de KRUTH" Claude et Denise GEWISS - toute reproduction interdite - archives ASS.I.F.ARNOLD -

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19 août 2007

LA BATAILLE DE TURCKHEIM 5 Janvier 1675

D'après A.BILLICH 1958 - Imprimerie des Vosges à Munster - Papeteries SCHWINDENHAMMER extraits

D'après WIKIPEDIA :

La bataille de Turckheim oppose le 5 janvier 1675 Frédéric Guillaume, électeur de Brandebourg commandant une armée austro-brandebourgeoise, au maréchal de Turenne, commandant une armée française.

La stratégie adoptée par Turenne fut de prendre l'ennemi par surprise, en l'attaquant depuis le massif des Vosges. Après avoir pris des informations du côté vosgien, plusieurs semaines avant, sur la situation de l'ennemi, Turenne fit passer son armée par la montagne. Il déboucha sur Turckheim par la montagne.

Turenne réussit son plus beau succès. Il inflige une défaite cuisante et le combat est relativement peu meurtrier (300 Brandebourgeois tués).

L'ANALYSE DE LA MARCHE DE TURENNE :

Bien des auteurs se sont penchés sur la rencontre du 5 janvier 1675. Elle couronne "la plus belle des campagnes de Turenne et sous un volume restreint elle entraîne les conséquences que l'on sait. Si les auteurs français la qualifient de "bataille", les Allemands, plus restrictifs, ne la gratifient que de "Treffen". En vérité, ce terme ne peut suffire. Un "combat" garde quelque chose d'imprévu, et ses conséquences ne sont que relatives. Or, le fait militaire qui nous intéresse ici, est tout autre chose. Turenne a choisi l'endroit du combat et il a tracé les limites : "Dessinée" le matin, la bataille se déroule l'après-midi, selon les normes prévues. Notons que les Alliés se battirent vaillamment, que le combat fut chaud, et que le résultat ne fut acquis qu' à la tombée de la nuit.

Rien de plus curieux que les témoignages :

WERTMÜLLER "j'ai participé à mainte chaude affaire, mais d'une pareille, je n'ai pas souvenir"

SIGISMUND VON BUCH "...On ne pouvait compter jusqu'à trois sans entendre une décharge de mousquets"

CHEVALIER DE GOESS " Le combat atteignit une intensité qu'n ne rencontre pas toujours lors d'une vraie bataille"

VECCHIA " .....vers 3 heures, le combat débuta avec une intensité telle...qu'il n'est pas possible de le relater"

CEZEN " .. il fallut parfois céder au plus grand feu"

Ce feu fut entretenu par deux à trois mille hommes et quelques bouches à feu (ces canons se trouvaient sur une hauteur - il ne peut s'agir que du "Wahl" - 3 canons de Munster et 3 canons impériaux). Le gros des deux armées ne participa pas aux opérations. Les troupes de Turenne avaient passé la nuit du 4 au 5 janvier dans les vignes entre Rouffach et Pfaffenheim. Dès la levée du jour, l'armée se mit en marche, protégée par un épais brouillard. Vers midi, elle avait atteint la hauteur de Wettolsheim. Le brouillard s'était levé et les Colmariens ainsi que les Alliés pouvaient voir le gros de l'armée placé sous les ordre de de LORGE s'ouvrir devant Wettolsheim et Wintzenheim (Actes capitulaires du Chapitre de Saint-Martin)

Quant à Turenne, il avait commencé sa fameuse marche d'approche qui devait, par des chemins dérobés, le conduire à TURCKHEIM..

Cette marche a suscité bien des controverses. Jusque vers 1850 on admettait le "passage" par la montagne. Cette opinion reposait essentiellement sur deux textes français.

BATAILLE_DE_TURCKHEIM

La marche de TURENNE et de ses troupes hiver 1675 en ALSACE

DESCHAMPS : " ... personne ne pouvait comprendre la raison de cette marche dans un terrain plein de vignes, embarassé de haies et de chemins creux, où jamais on n'aurait cru que des troupes eussent pu marcher en corps... On marcha de cette manière jusqu'à un village, où il fallut prendre encore plus à gauche, pour entrer dans une ouverture de la montagne où est la petite ville de Turqueim (sic).

LA FARE " Je vous demande pardon, Monseigneur, si j'ose vous dire que nous sommes tous inquiets de la marche que vous nous faites suivre et de voir que nous allons du nez dans cette montagne et que nous sommes tous les uns sur les autres dans cette vallée".

A la fin du 18ème siècle, BEAURAIN publia une carte sur laquelle TURENNE franchissait même le Hohlandsberg !

En 1854, NIEGER releva l'inanité de cette thèse et les erreurs topographiques commises par l'ingénieur-géographe. Il admettait par contre le passage entre le Rothenberg (coteau couvert de vignobles) et le massif boisé du Hohlandsberg. ROCHOLL a longuement anlysé cette marche (il ne connaissait pas le travail de NIEGER) Il arrive à des conclusions identiques. Mais en 1894, BRAUBACH attaqua délibérément cette opinion. Pour lui, le Vicomte avait pris le chemin direct Wettolsheim-Wintzenheim.

- Turenne stratège de valeur ne voulait par perdre de temps.

- Les chemins cités par DESCHAMPS ne sont pas praticables à l'artillerie

- Les dits chemins auraient entraîné un étirement des troupes fatal à leur force offensive

- Enfin le passage relevé plus haut "nous avançâmes....en corps", paraît lui prouver suffisamment que l'armée marchait groupée et que cela ne pouvait se faire sur des chemins de montagne.

Porte_de_TURCKHEIM

Porte de la ville de TURCKHEIM (collection Ancarpost-France Apprill)

Il faut attacher une grande importance au texte du curé REYER "il arriva que le Maréchal (Turenne) comme par enchantement ou sorcellerie, malgré la neige et le gel, à travers ravins et broussailles, apparut brusquement au pont supérieur". Il faut donc en conclure que Turenne a vraiment franchi les coteaux (ravins et broussailles) et que cette marche est apparue aux contemporains comme quasi impossible sinon fantastique ! (témoignage identique chez RAGUENET).

Quant à la seconde partie du trajet, le parcours Wintzenheim-Turckheim, les avis sont également partagés, NIEGER, ROCHOLL et BRAUBACH emmenaient Turenne jusqu'à la hauteur de l'actuel ST GILLES: de là il se dirigeait vers Zimmerbach, franchissait la Fecht au lieu dit Elftagen et revenait à Turckheim par la rive gauche de la rivière. Pour KORTZFLEISCH, Turenne s'est bien rendu au premier point cité, mais de là, par le chemin direct St-Gilles-Turckheim, il a rejoint la ville, franchissant la Fecht au pont supérieur. Opinion qui semble répondre à la réalité. Du moins est-elle confirmée par REYER "Turenne apparut au pont supérieur". Si aujourd'hui ce pont est touché par la route qui vient de Zimmerbach (état de 1958), il n'en était pas de même à l'époque qui nous intéresse et le texte de REYER n'en que plus de valeur.

LA BATAILLE :

Pour ce qui est de la bataille, tous les auteurs, à part NIEGER, admettent avec plus ou moins de force le mouvement de Turenne, obligeant finalement l'aile droite alliée à faire demi-tour et à regarder le Nord. Dans son travail manuscrit il tire une sorte de gloire à avoir preuves à l'appui, réfuté la thèse communément admise : Tous les auteurs consultés placent la Fecht entre les combattants. Cette erreur que l'auteur (A.BILLICH) a eu peine à combattre avant d'avoir vu au dépôt de la guerre les documents authentiques lui a fait faire de nombreuses recherches sur les lieux-mêmes. CEZEN dans son rapport, ne dit pas un mot de la Fecht et pourtant il place les combattants sur les deux rives du canal - l'infanterie du roi était dans les vignes et celle de l'ennemi de l'autre côté d'une rivière qui ne fait que quatre pas de large - Enfin, les inhumations et les projectiles qu'on a trouvés en grand nombre sur les deux rives du canal sont une indication suffisante.

Ce raisonnement avait en partie influencé KORTZFLEISCH. Celui-ci avait d'autre part utilisé hâtivement le rapport de WERTMÜLLER notamment en ce qui concerne le cours d'eau (il appelait le canal "ramos" et la Fecht "Fiumaretta" et a confondu les deux. Quelque peu troublé par une apparente obscurité de CEZEN et par les affirmations de NIEGER, il a écrit : "les documents dont nous disposons cadrent aussi bien pour une attaque française se produisant au Nord que pour une attaque venant du Sud". Ce jugement paraît erroné. L'attaque française essentielle a eu lieu des coteaux du Brand vers la Fecht : WERTMÜLLER, après le combat pour le cimetière St-Symphorien dit explicitement : " Les Français s'avançaient de l'autre côté de la rivière Fiumaretta". 

S. VON BUCH grimpé au sommet de Letzenberg " .. Je vis les Français s'avancer à travers les vignes, renouvelant sans cesse leurs bataillons et plus à ma gauche deux unités de cavalerie". Or, nous savons par le rapport de CEZEN que la cavalerie avait pris place "sur l'avenue qui mène à la ville" donc au Sud. Les troupes Françaises se trouvaient donc à la droite de BUCH et de toute façon au nord de la Fecht !

"seule la rivière nous séparait"

"les Français pouvaient tout voir et tout entendre"...

VECCHIA dit encore "l'ennemi combattait avec toute son infanterie face à la rivière qui empêcha la rencontre"..

DE GOESS "..... là dessus les bataillons français ont avancé vers la rivière, que les nôtres, placés de l'autre côté ont défendue".

Enfin DESCURES : " Le bataillon de Navarre entra dans la rivière qu'une partie passa, mais Monsieur de Turenne lui envoya ordre de la repasser parce qu'étant nuit il ne savait pas ce que l'ennemi pouvait faire et les forces qu'il avait derrière le canal".

A la tombée de la nuit, il faut donc en conclure que les troupes avaient pris position sur les deux rives de la Fecht et que c'est là le point important pour toutes autres actions - canal et cimetière - étaient depuis longtemps terminées. L'opération "cimetière" se termina vers 15 H 30 opération accompagnée de combats sur le canal. L'opération "Fecht" qui finit par fixer les antagonistes sur le cours d'eau, se dessina alors que la première se terminait !

Pour le détail, les étapes du combat sont les suivantes :

- Vers 14 heures, Turenne prend la ville gardée par une enseigne du régiment autrichien de KAYSERSTEIN et 30 hommes - Aussitôt les troupes de la brigades de Champagne prennent position au Nord-Est et au Sud-Est de l'agglomération. Ces opérations se font en partie à l'insu des Alliés. Leur aile droite s'appuyait sur le col entre le Brand et le Letzenberg, enjambait la Fecht, suivait le canal, pour le quitter à l'approche de Colmar et s'arrêtait au Rappentanz (actuel cimetière de Colmar).

- Turenne sans opposition peut s'emparer du cimetière St-Symphorien sur la route de Colmar, ainsi que de deux moulins qui lui font face. BOURNONVILLE fait alors avancer la cavalerie de l'aile droite. Une partie reste sur la rive gauche, face au Brand, l'autre franchit la rivière, s'empare du moulin inférieur (en 1958 Papeterie SCHWINDENHAMMER) mais échoue devant le cimetière. C'est alors que le Generalwachtmeister SCHULZ offre ses services. Le Grand Electeur met à sa disposition un régiment de dragons poméraniens amené entre-temps de l'aile gauche, le régiment Von DERFFLINGER, renforcé par deux compagnies du Duc de CELLE.

- Nouvelle attaque du cimetière qui réussit et nouvelle offensive française pour le reprendre. Les Alliés se retirent, retraversent le canal, incendient le moulin du bas et viennent renforcer les premiers éléments d'infanterie alliés, qui entre-temps se sont avancés entre le canal et la Fecht :

à savoir :

- BECK avec un bataillon du régiment de KAISERSTEIN suivi de WEDEL, avec un régiment de MUNSTER

Par la suite deux nouvelles unités s'ajoutent : STREIN et SERENI, qui agit en sergent de bataille.

Du côté français la Marine supporte d'abord seule le choc. Par la suite sont engagés : La COURONNE, BANDEVILLE, ANJOU, La REYNE et NAVARRE; en fin de combat, les vaisseaux ORLEANS, ROYAL et les Anglais (à l'époque 4 unités étaient placées sous les ordre de Turenne : Churchill - Roscommons - Monmouth - Hamilton). Au cours du combat les Alliés sont renforcés par deux régiments envoyés par le Duc de CELLE : MOLLESON et le régiment à pied du Duc Jean-Adolphe de HOLLSTEIN.

Les Français d'abord exposés sur les hauteurs qu'ils occupent, descendent, traversent le chemin de Katzental et s'approchent de la Fecht. A ce moment, une unité de cavalerie sous FLORENSAC, vient se placer derrière le dispositif français et à sa gauche.

La nuit approchant le combat a atteint son paroxysme. Deux bataillons des gardes rassemblés sur l'actuelle place de la République, franchissent la Fecht et s'avancent entre la Fecht et le canal "à gauche de son cours". NAVARRE de son côté franchit la rivière, le combat s'arrête.

Turenne qui depuis la mort de FOUCAULT, commandait personnellement derrière l'aile gauche, donne l'ordre d'allumer de grands feux sur les hauteurs menant vers le Nord, notamment le Letzenberg. Les Alliés croyant que l'ennemi est en marche, donnent aussitôt l'ordre de la retraite. Le plan en est établi par FREDERIC-GUILLAUME et BOURNONVILLE.

ROCHOLL est d'avis que le combat de TURCKHEIM a empêché Turenne de réaliser le dessein qu'il avait de prendre les Alliés à revers, à la hauteur de KAYSESBERG. A l'appui de son opinion, il cite le Grand Electeur qui, arrivé à la hauteur du Letzenberg, vit les Français s'avançant vers le col (entre le Letzenberg et le Brand) dans l'intention d'atteindre KAYSESBERG et il ajoute : "Ceci permet de comprendre pourquoi Turenne ne profita pas du laps de temps dont il disposait de 1 à 3 heures, pour se jeter sur la fragile aîle droite alliée."

Remarquons que Turenne n'arrive à TURCKHEIM que vers deux heures !

- que FREDERIC-GUILLAUME sur le lieu des opérations que vers 14 H 30 alors que les éléments français s'infiltrent dans les vignes du Brand.

- que VECCHIA juge ces mouvements d'une façon différente "Les Français voulaient prendre nos dragons à revers".

- que le combat du Cimetière à part, les deux partis ne se fixent que lentement, les bataillons français n'arrivant que peu à peu et ne pénétrant que lentement sur le champ de bataille, les alliés, vu leur disposition, ne manoeuvrant eux aussi que difficilement.

- enfin que Turenne qui a "choisi" l'endroit de la rencontre est en quelque sorte pris à son propre jeu. Deux ou trois heures auparavant il en avait, dans sa réponse à la FARE, tracé les grandes lignes : " ... j'ai compris que l'armée qui a le ruisseau de Turqueim (sic) devant elle et Colmar à sa gauche où sont les vivres et les munitions, ne se déposterait du bon poste où elle est, pour tomber sur moi et ne passerait point le ruisseau, que d'autre part elle n'abandonnerait pas Colmar où sont les magasins,de peur que je me jetasse de ce côté là et ne m'en saisisse que pourtant elle n'était pas assez grande pour tenir Turqueim autrement que par un détachement et qu'ainsi me saisissant de ce poste comme je vais tâcher de le faire tout à l'heure, je me donnerai un passage dans leur flanc, qui les obligera à retourner leur armée, et à me combattre en terrain égal aux uns et aux autres".

TURENNE

TURENNE

Ce plan se réalisera à la lettre et le soir du 5 janvier, le Duc de Lorraine qui de dépit s'était retiré avant la bataille à son quartier général de Saint-Hippolyte, pourrait dire : " Cinq princes par la grâce de Dieu ont fui devant un seul prince par la grâce du Roi de France".

600 morts environ couvraient le champ de bataille. Les archives du Ministère de la Guerre conservent un décompte des pertes subies par les troupes françaises, état publié par KORTZFLEISCH.

Dans les morts : 12 Capitaines et Lieutenants, 23 Sergents et 335 soldats, 1 Officier Anglais et 10 soldats.

Dans les blessés : 99 Capitaines et Lieutenants, 49 Sergents et 388 soldats dont 18 Anglais.

Deux morts de marques : FOUCAULT Lieutenant-général et MOUCHY Brigadier.

Du côté Allemand peu de chiffres : le rapport anonyme des archives de Vienne donne 200 morts et blessés. Il faut y ajouter ceux des autres alliés.

On admet que les pertes Françaises furent supérieures aux pertes Alliées. Les unités Françaises étant au début du combat très exposées sur les flancs du Brand, les plus soumises au feu de l'artillerie.

FOUCAULT fut inhumé chez les Dominicains de Colmar - 2 Officiers chez les Augustins et 4 au Mont des Oliviers.

A TURCKHEIM une seule indication, en 1725, Pierre SCHERER qui habitait la Maladrerie à côté du cimetière, toucha 25 Florins pour avoir déterré les "corps morts des Brandebourgeois". La somme, importante, permet de penser que le travail le fut également. NIEGER avait fait état de nombreuses sépultures trouvées le long du canal. Une lettre datée de 1849, adressée par le greffier GRAD au conservateur HUGO, parle également de tombes trouvées le long de la route de Colmar et "que les habitants font remonter au temps des guerres de TURENNE". Or un dessin assez précis permet d'identifier celle dont parle GRAD : elle est mérovingienne !!

Quant à la bataille on ne peut que citer la conclusion de KORTZFLEISCH :

" Il est vrai que l'on ne rencontre une conduite intelligente des opérations s'ordonnant par rapport au but fixé que chez les Français. Par contre, nous voyons les Alliés, perdant la tête et amoindris par des dissensions internes, incapables de coordonner leurs mouvements (incapables d'engager aux points nevralgiques et au moment requis, leurs forces relativement importantes).

TURENNE avait livré à TURCKHEIM son dernier combat. Celui qui plus que les autres porte son empreinte personnelle. Quelque mois après, le 27 juillet 1676, un boulet mettait fin à sa carrière !

Quant au combat, s'il ne fut pas une "bataille" au sens qu'on donne en général à ce mot, ses conséquences dépassèrent par contre largement les quelques arpents de terre sur lesquels il se déroula. ROCHOLL en reconnaissait bien l'importance quand en 1874, il écrivait :

"La première tentative de reconquérir l'Alsace échoua, la dernière à réussi".

Extraits du récit de A. BILLICH Société Wickram Turckheim 1958 collection ASS.I.F.ARNOLD don de L.LAPOINTE

M.A.T.

Cet article est publié, avec fond musical,  actuellement sur le site : http://auplaisirduveilleur.club.fr/index.html  (cliquer sur "NOTRE HISTOIRE") avec ma permission et je remercie le Webmaster de ce site,  de son intérêt pour notre blog.

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29 mars 2007

QUI SONT LES MARGUILLIERS ?

Notre ancêtre Claude ARNOLD fut Marguillier pour l'abbaye de Munster du petit hameau d'Ampfersbach (1651 à 1657) et pour la chapelle dite du SCHWEINSBACH où il accueille les pélerins, sonne les offices et rédige le registre de la Fabrique de cette petite paroisse dépendant de la grande abbaye.

jpgSCHWEINSBACH

Le Marguillier de la Chapelle de SCHWEINSBACH près MUNSTER

Mais savons-nous exactement quel est le rôle du MARGUILLIER ? (prononcé Mar-ghi-lié)

Autant de questions qui peuvent se poser, lorsqu'au détour d'un registre paroissial, nous trouvons la mention de ce "poste" sans trop savoir exactement à quoi il correspond et surtout  à quel personnage du Clergé il se rapporte ?

Ce nom est donné à chaque membre du Conseil de Fabrique (Administration de la Paroisse). Le Marguillier est choisi parmi les Fabriciens pour composer un bureau sous le titre de Président-Secrétaire et Trésorier.

Les Marguilliers sont chargés de dresser le budget d'une Fabrique, de préparer les affaires qui doivent être portées en conseil, d'exécuter ses délibérations et de diriger l'administration journalière du temporel de la paroisse.

Anciennement, ils étaient surtout les Trésoriers Receveurs et Payeurs des revenus des Fabriques et des Confréries.

Ils apparaissent en même temps que s'installent les tenues des REGISTRES PAROISSIAUX et que les comptes commencent à devenir sérieux au sein du très puissant Clergé sous l'Ancien Régime. Tout au moins pouvons-nous les répertorier dès cette époque.

Ils sont choisis parmi les notables et bourgeois, doivent savoir lire et écrire et sans nul doute compter. Mais leur rôle ne s'arrête pas seulement aux devoirs administratifs, les Marguilliers devaient aussi, souvent dans les petites paroisses, chapellenie (comme notre Claude ARNOLD), sonner les offices, accueillir les pélerins, s'occuper des inhumations, bref, un homme à tout faire ou presque au sein de l'Eglise, un laïc avec une vie de famille et profession annexe.

Nous le constatons un homme fort occupé et ayant des responsabilités très importantes et multiples. Tellement importantes que ce poste privilégié du Marguillier est tout en puissance jusqu'à la fin du 16ème siècle et que le roi s'en inquiète quelque peu...

Effectivement,  Louis XIV, devant certaines plaintes qui vont en s'accentuant, décide sur le conseil éclairé de ses Ministres et surtout pour plaire au Clergé, de créer des Offices de Trésoriers-Receveurs-Payeurs des revenus des Fabriques et Confrèries de chacune des paroisses de la ville de Paris et autre villes du royaume par son Edit de février 1704.

Ces Offices seront héréditaires et ne seront plus tenus par un seul mais par trois Membres. l'Edit stipulait en substance "qu'ils seront Marguilliers perpétuels et auront rang immédiatement après les Marguilliers Honoraires dans les paroisses où il y en aura, et au premier rang dans les paroisses sans Marguilliers Honoraires. Ils jouiront des mêmes honneurs, droits, privilèges et fonctions dont jouissent les autres Marguilliers".

Nouveauté encore, ces Marguilliers ne pourront prendre aucune taxation sur les revenus de la Fabrique, ce dont ils ne se privaient vraissemblablement pas auparavant !! Ils auront alors également la charge des Archives de la Fabrique et des Confréries (comme par exemple les Confréries de la Charité) et devront en remettre régulièrement les titres par de brefs inventaires et les déposer dans un coffre dont le curé détiendrait la clef.

Dans les Archives communales, série Ancien Régime (antérieur à 1792) se trouvent en série P, nombreux documents qui nous renseignent sur cette fonction quelque peu privilégiée.

La fonction de Marguillier prendra un coup d'arrêt momentané à la Révolution mais ce dernier, s'il n'existe plus dans sa forme ancestrale et si son titre a quelque peu changé, est toujours présent au sein des paroisses où il s'occupe de la partie comptable de la Fabrique.

jpgBELLE_VUE_DE_SCHWEINSBACH

L'ancienne chapelle de SCHWEINSBACH telle que l'a connu Claude ARNOLD avec en dessous la maison du fermier

M.A.T.

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12 mars 2007

LES JUIFS DES VOSGES

Monsieur Jean Camille BLOCH, délégué pour les Vosges et l'Alsace de l'Association GenAmi dont je suis membre, publie en Avril prochain un livre sur les JUIFS des VOSGES 1940-1944, 1200 martyrs oubliés.

J'ai tenu à vous faire connaître cet ouvrage car je pense que beaucoup d'entre nous n'ont pas eu connaissance de l'existence d'un camp de concentration à VITTEL. Ce camp destiné dans un premier temps pour des prisonniers civils s'est transformé en camp de transit pour les Juifs acheminés vers les camps de la mort.

Cet ouvrage est l'aboutissement de cinq années de recherches auprès de la Préfecture des Vosges, des Archives d'Epinal et de nombreux témoignages. La population Vosgienne non juive a été très courageuse en aidant à passer en zone libre de nombreux Juifs persécutés par les Nazis et le régime de Vichy.

Vous pouvez avoir un aperçu de ce remarquable ouvrage en consultant le site de Monsieur BLOCH:

http://jeancamillebloch.googlepages.com/

J'espère que vous serez nombreux à découvrir cet ouvrage, et pour le commander adressez vous à:

jeancamillebloch@free.fr

Catherine TOMAT MURA

100px_English_language_icon_svg Cliquez sur le drapeau pour retrouver ce message en anglais

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