ASSIFARNOLD

Blog d'informations de notre association familiale

08 février 2009

Du nouveau chez nos ARNOULD de Gérardmer

Du nouveau chez nos ARNOULD de Gérardmer, grâce à notre cousine Kathy BALLAND descendante également, par alliance, de notre famille!

En effet, nous en savons un peu plus, désormais, sur la descendance de Martin ARNOULD et Jeanne PIERRE par la descendance CHIPOT.

Nous savons effectivement que Catherine ARNOULD (descendante de Martin par Claude ARNOULD et Marie Le ROY) mariée à Jean Baptiste CHIPOT le 10 juin 1749 eut de son mariage QUINZE enfants ! Cependant un seul parmi toute cette fratrie eut, à notre connaissance, une descendance !

En effet, parmi ces 15 enfants, deux portèrent le prénom de Jean-Baptiste - comme leur père - l'un était né en  1751 à Gérardmer et décédera tout petit également dans cette même année - l'autre né le 30 septembre 1759 aura descendance. Marié le 16 janvier 1781 à Gérardmer à Jeanne Marguerite MICHEL (née le 10 avril 1758 à Gérardmer), PLUSIEURS enfants [et au moins trois],  naîtront de cette union :

  1. Catherine CHIPOT née le 23 juin 1780 à Gérardmer dont nous ne connaissons pas la descendance
  2. Nicolas Joseph CHIPOT né le 8 juin 1786 à Gérardmer qui s'unit le 28 novembre 1811 à Gérarmer à Marie Barbe PERRIN (née le 29 février 1789 Gérardmer) qui auront au moins une fille prénommée Marguerite née le 19 janvier 1819 à Gérardmer et mariée le 23 avril 1840 Gérardmer à Jean Baptiste CHIPOT né le 23 novembre 1812 fils de Gérard CHIPOT et de Barbe VIRY.
  3. Jean Baptiste CHIPOT qui se mariera le 15 avril 1812 à Marie Anne CHIPOT et qui donnera une descendance jusqu'à nos jours par Annie Cardella qui nous a apporté des informations dernièrement sur son ascendance CHIPOT.

Nous savons également, par ailleurs, que Marguerite COUTRET, [veuve de Nicolas MICHEL] et remariée le 25 mai 1726 à Gérardmer avec Joseph ARNOULD, dernier fils de Martin ARNOULD et Jeanne PIERRE est dans l'ascendance de Kathy par une soeur de cette Marguerite et que cette famille aurait pour ancêtre un Demange COUTRET né au 17e siècle.

Egalement que la famille YAÏCLE, époux de Jeanne Catherine ARNOULD [fille de ce couple ARNOULD/COUTRET] est originaire de MUNSTER !! Coïncidence? ou famille déjà connue des ARNOLD de KRUTH lorsqu'en 1731, Jeanne Catherine, épousera un représentant de cette famille  : le nommé Jean JAEGLE ( YAÏCLE) né à Munster ?

Voilà donc du nouveau, prometteur, et si vous possédez des informations sur ces familles, n'hésitez pas à nous contacter. Avec nos remerciements.

Madeleine ARNOLD TETARD

(droits de reproduction réservés)

GERARDMER

Gérardmer au début du 20e siècle

Posté par ASSIFARNOLD à 15:55 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

04 avril 2007

LES PRENOMS DE NOS ANCETRES

  • LES SAINTS SERONT POUR LES BAPTISÉS DES MODELES DE VERTU QU'ILS AURONT A IMITER ET DES INTERCESSEURS QU'ILS AURONT A SE MÉNAGER AUPRES DE DIEU…

Notre nom est ancien… vieux de plusieurs siècles, cependant notre prénom, lui aussi à une HISTOIRE ..

La transmission d'un prénom familial a toujours été une source d'étonnement pour le généalogiste !

L'attachement à un Saint-Patron où à un prénom "bien porté" et évoquant quelques ancêtres glorieux a toujours plus ou moins guidé les choix de nos aïeux, comme nous même d'ailleurs aujourd'hui ! Un choix pourtant très vaste s'offrait à eux avec tous les saints du Paradis … Jacques DUPÂQUIER, éminent démographe, s'est déjà penché sur la question et je ne vais pas refaire son travail pour vous raconter l'histoire des prénoms d'autrefois… Non, malgré tout, il me semble judicieux et même utile, pour la bonne compréhension du choix des prénoms que nos ancêtres ont porté, de vous fournir quelques explications que je tirerais de son ouvrage (Gé-MAGAZINE Spécial n° 1 CES PAYSANS NOS ANCÊTRES Juin 1984 -Jacques DUPÂQUIER)..

Un prénom, un parrain, un père, un vocable paroissial, voilà tout autant de facteurs qui seront retenus et rivaliseront entre eux pour le choix… Ce qui n'empêchait pas, un individu, de changer de prénom lui même si celui-ci ne lui convenait pas !

Pourtant, l'étude des prénoms et de leur mode d'attribution commence à passionner anthropologues et historiens de famille et pour ces derniers, dans le cas qui nous importe, l'étude sert à saisir le mode d'attribution des prénoms pour : connaître le vécu des structures familiales…

  • QUELQUES QUESTIONS SE POSENT ALORS :

Lesquels étaient-ils le plus spécialement honorés ?

  • SAINTS LOCAUX                                    

  • PATRONS DE PAROISSE

  • LA RÉFORME CATHOLIQUE A T'ELLE RÉUSSI A ÉLIMINER LES PRÉNOMS PAÏENS

  • DE QUELLE ÉPOQUE DATE LES PRÉNOMS  COMPOSÉS ?          

  • PAR LA MÊME LES DOUBLE ET TRIPLE PRÉNOMS ?

  • COMMENT ÉTAIENT CHOISIS LES PARRAINS ET LES MARRAINES ?

  • ATTRIBUAIENT-ILS TOUJOURS AU FILLEUL(LE) LEURS PROPRES PRÉNOMS

  • OU AVAIT-IL UNE EXCEPTION EN FAVEUR D'UN ÊTRE CHER DÉCÉDÉ PRÉMATURÉMENT ?

    Et tant d'autres questions encore… qui se pressent à l'esprit de l'historien familial lorsque devant une multitude de prénoms retrouvés dans les registres paroissiaux ou dans les archives familiales, se pose à lui un travail de statistiques et de comptage des prénoms portés par ses ancêtres…

    Au commencement, c'est à dire au 9ème et 10ème siècles ( au préalable les documents existants sont rares et décevants) 85 à 90% de nos ancêtres portaient des prénoms d'origine GERMANIQUE tels :

    -           Aimericus - Rotbertus ou Uge - rares sont les prénoms d'origine chrétienne tels que : Johannes - Pétrus - Stéphanus et leurs féminins…

    Les choses évoluent aux deux siècles suivants, le 13ème constitue une étape décisive, les prénoms chrétiens concernent désormais 57% des hommes et le mouvement se poursuit irrésistiblement aux deux siècles suivants.

    DEUX PRÉNOMS : Pierre et Jean se taillent la part du lion, puisqu'ils servent à eux seuls à nommer ainsi environ la moitié de la population masculine, PIERRE d'abord en tête étant dépassé par JEAN au 15ème siècle.

    Pour les femmes se sont : Pétronille et Jeanne ainsi que Marie !

    Ainsi, dès la fin du 14ème siècle, la christianisation des prénoms est acquise pour la quasi totalité de la population hommes et femmes, nobles, bourgeois et paysans.

    Pour donner un exemple concret dans notre FAMILLE ARNOLD QUATRE de ces PRÉNOMS,  excepté PÉTRONILLE servent à 60% pour nos ARNOLD du 17ème siècle !!!

    Dans les dernières décennies de l'ancien régime, on peut noter aussi, l'apparition de prénoms nouveaux :

    Adélaïde - Sophie - Julie - Alexandre - Auguste - César -….la diffusion des prénoms révolutionnaires aurait pu constituer une véritable rupture mais celle-ci a été trop limitée dans le temps (1793-1795) et seulement dans quelques villes pour être autre chose qu'un simple accident de parcours…

    VOILA DONC POUR LA GRANDE HISTOIRE GÉNÉRALE DES PRÉNOMS selon Jacques DUPÂQUIER…

    • VENONS EN MAINTENANT AUX PRÉNOMS LES PLUS BIZARRES DE NOS ANCÊTRES ARNOLD (étude que j'ai faite de 1679 à 1930 seulement) et ensuite je vous parlerais de quelques saints dont le prénom a été porté par certains de nos ancêtres…

    Vous noterez, dans les prénoms qui suivent cette origine GERMANIQUE rappelée ci-dessus par le Professeur qui, pour nos ancêtres se trouvait être naturellement admise de par leur situation géographique :

    PRÉNOMS LE PLUS COURAMMENT PORTÉS PAR NOS ANCÊTRE ARNOLD DE KRUTH….

    (par ordre d'apparition dans la chronologie des baptêmes)

    BURGHARD - APPOLINE - CLADINA - EUPHROSIE (ou INE) - MATHIS - MEINRAD - WENDELIN - MELCHIOR - WALBURGE - ÉRASME - CONRAD - THADÉE (ou THADÉUS) - CHRÉTIEN - CUNIGONDE - ZACHARIE - SÉRAPHIN MORAND - URBAIN - AMBROISE - REINHARD - ACHATIUS (GILLES) - BERTHILDE - ROMAIN(E) - DAGOBERT - ALBINA - MATERNE - ADALBERT - JEAN CHRYSTOME - FRIDOLIN - MARIE-RUFFINE - BIBIANNE - MARIE-TENSTINE - CRESCENCE - HERMANN - SYLVESTRE - GODEFRIED - LAZARE -

    ÉMERENCE - PHILOMENE - ROMUALD - ILLIANUS (JULIEN) - CÉSARINNE - PROSPER - EPHREM - ADELPHE - CONSTANCE - ANGÉLIQUE - OSCAR - OTTO - ABEL - JOHAN - LÉANDRE - EVE - GERTRUD(E) - AGATHE - BLAISOTTE (BLAËSAT) - PÉLAGIE -….parmi les plus originaux bien sur !….

    Voilà donc pour les moins courants mais très souvent portés par nos aïeux ARNOLD au cours des siècles.

    Pouvons-nous imaginer un petit être venant au monde affublé d'un prénom aussi peut ravissant !

    Aussi détournait-on bien souvent ce "rude" prénom par un petit surnom ou un sobriquet pour nommer dans l'intimité les chers petits, qui, malheureusement pour certains ne sont point parvenus à vie d'adulte !

    Ils avaient en effet trouvé une astuce pour se différencier les uns des autres, car portant bien souvent, dans une même famille, le même prénom plusieurs fois - ON AJOUTAIT A LEUR PRÉNOM LEUR PROFESSION - tels les exemples suivants (fournis d'ailleurs par une de nos cousine ARNOLD lors du premier rassemblement familial en 1983 et que je remercie du fond du cœur)

    On voudra bien excuser mon orthographe approximative alsacienne car elle m'avait donné verbalement ces surnoms….

    AINSI QUELQUES ARNOLD VONT-ILS DEVENIR :

    ARNOLD Joseph SILVÉRYSEPP

    ARNOLD Leon SEPP MATHIS LÉO

    SES SOEURSSEPPS MATHIS MAÏDLA

    ARNOLD AugusteHRÔUNHOLZ GÜSTI

    ARNOLD Eugène MACHINISTO

    ARNOLD Alfred. SCHLOSSER FREDDY

    ARNOLD Séverin GRIET SÉVÉRI

    ARNOLD Auguste (2ème). BASIL GÜSTI

    ARNOLD Augustin (Maire de KRUTH pendant longtemps) GÖRG HANS AUGUSTE

    La liste risquerait d'être longue si l'on continuait ainsi sur tous les prénoms portés par nos chers ancêtres et à ce sujet on peut également se référer à l'article d'EUGENE ARNOLD "LA FAMILLE ARNOLD de KRUTH son origine, ses armes" (publication interne association)

    On le constate, ce n'était point mauvaise idée n'est ce pas, il suffisait d'y penser ! Ceci permit à nombreux ARNOLD de se reconnaître entre eux, leur métier étant rajouté à leur prénom ou au nom de leur père !

    • QUI ÉTAIENT SAINT ARNOULD… et SAINT AMAND….. ?

    SAINT ARNOULD : Il naît vers 582 à LAY SAINT CHRISTOPHE au nom de NANCY, descendant des comtes de SOISSONS par son père et par sa mère d'une famille souabe. De son mariage, il aura deux fils, dont l'un sera l'ancêtre des CAROLINGIENS. Sa femme s'étant retirée au Couvent, il devient lui même un ermite dans les GORGES DU LOUP près d'EPINAL.                                     

    Il montera pourtant sur le trôle épiscopal en 612 à METZ et sera précepteur de DAGOBERT et l'ami du roi CLOTAIRE. Il reprend sa vie d'ermite en 627 à REMIREMONT et meurt en 640. (voir notre article spécial ST ARNOUL)

    l

    Saint_ARNOULD___Image_Epinal___Noir_et_blanc

    SAINT ARNOULD patron des Brasseurs (image d'Epinal)

    Les Messins réclamèrent sa dépouille en juillet 641 : "Il fait une chaleur torride, une seule cruche de cervoise (sorte de bière) s'offre à désaltérer nos pauvres pèlerins arrêtés un temps à CHAMPIGNEULLES… NORTHON se met alors à prier "Bienheureux SAINT ARNOULD, vient calmer notre soif, ta puissante intercession va pourvoir à ce qui nous manque" ! Et le miracle de la bière s'accomplit : les pichets de cervoise bien fraîche se mirent à croître et à multiplier comme par enchantement …

    Tout cela est-il bien réel….laissons la légende et saluons le saint des BRASSEURS et qui est notre saint patron également puisque nous portons son NOM légendaire

    SAINT AMAND : Un prénom curieusement porté par UN SEUL ANCÊTRE ARNOLD et qui mérite également le détour (ancêtre de Mademoiselle Lucienne LAPOINTE notre cousine de BRUNSTATT aujourd'hui décédée). Qui était donc ce saint ?

    SAINT AMAND est mort en 679 et fut Evêque itinérant , puis de TONGRES-MAESTRICHT (vers 646-647) il évangélisa les FLANDRES, LA FRISE et le HAINAUT et fonda de nombreux monastères dont celui d'ELMONE et celui du MONT-BLANDIN.

    saint_amand

                 Saint Amand

Et Quelques autres prénoms…. Tels qu' Aloyse - Stève - Eudes - Gérard - sont des dérivés d'AMAND et si l'on en croit la légende, ils savaient se soutenir les uns et les autres !…

EN CONCLUSION : voici maintenant les prénoms les plus souvent portés par nos ARNOLD et vous constaterez qu'ils rejoignent tout à fait les statistiques données au début de cet article :

HANS - (Jean) - JACOB (Jacques) - PETER (Pierre) - et tous leurs composés…

THIÉBAUD (THIBOLD) - BARTHEL (BARTHÉLÉMY) - GASPARD - JOSEPH - ANTOINE - GEORGES  pour les garçons dans l'ordre d'importance...

MARIE (Maria) - et tous ses dérivés .. et puis ANNE - BARBE (Barbara) - CATHERINE - pour les filles… et autant de JEANNE avec ses composés …

M.A.T.

100px_English_language_icon_svg cliquez sur le tableau pour retrouver cet article en anglais

Posté par ASSIFARNOLD à 15:52 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

05 novembre 2006

STATISTIQUES FAMILIALES réalisées en 1979

DES CHIFFRES ET DES ARNOLD

Etude faite d'après les listings de l'Abbé BEHRA sur la période 1666/1918

par Madeleine ARNOLD TETARD

LES DESCENDANTS SUR DEUX CENT CINQUANTE ANS :

Il ressort de cette étude que j'ai tentée de faire en reprenant chacune des branches issues de notre ancêtre commun  Claude ARNOLD, que la famille installée dans le périmètre de KRUTH - ODEREN - FELLERING y compris les petits villages limitrophes (où plusieurs membres avaient élu domicile au cours des siècles), fut une des plus prolifiques de la vallée qui s'étend depuis WILDENSTEIN (village créé seulement en 1699 autour de la verrerie appartenant à MURBACH), jusqu'à THANN, et plus proche, peut être considérée, comme ville pouvant être le siège de nombreuses familles : SAINT AMARIN.

Les villages répertoriés sont donc : KRUTH - ODEREN - FELLERING - MITZACH - URBES - HUSSEREN - MALMERSPACH - EGUISHEIM - GOLDBACH - BREITENBACH - BITSCHWILLER - CARSPACH - DIDENHEIM et sans doute bien d'autres m'ayant échappés.

Nous trouvons par ailleurs des ARNOLD également à GUEBWILLER - BUSSANG - LA BRESSE - ÉPINAL - REMIREMONT - VENTRON - etc. à la suite de mariages avec quelques familles originaires de ces endroits.

Les statistiques qui suivent, ne concernent que la période s'étendant depuis le premier mariage du premier fils de Claude & Marie ARNOLD : Jean Jacques 1666 et jusqu'au dernier mariage que j'ai pu recenser grâce aux travaux de l'Abbé BEHRA à savoir le mariage d'une fille Joséphine ARNOLD née en 1884, le 20 avril et qui contractera mariage avec un ARNOLD…. Et oui : Eugène, issu tous les deux de la branche ABA, mariage ayant eu lieu le 24 janvier 1918 à ÉPINAL.

QUELQUES PETITES RÉFÉRENCES DÉMOGRAPHIQUES, HISTORIQUES et CONTEMPORAINES

D'après SCHICKELÉ … " WESSERLING, jadis séjour de plaisance des princes abbés de MURBACH, aujourd'hui le centre d'une industrie qui met en mouvement toute la vallée…"

Ceci est écrit en 1901…depuis, cela a encore changé car le beau mouvement s'est considérablement ralenti en ce qui concerne l'industrie du tissu, cependant que d'autres petites sociétés font,  désormais, partie du paysage et apportent  aux habitants de la vallée un potentiel d'emplois non négligeables.

"Cependant que voici (toujours d'après SCHICKELÉ), sur une croisière de routes qui toutes se dirigent vers la Lorraine, l'une par URBES et le col de BUSSANG, l'autre par ODEREN et le col de VENTRON, la troisième prolongement de la précédente par WILDENSTEIN et le col du BRAMONT ou de la BRESSE….."

Autant de villages peuplés par nos ancêtres ARNOLD et alliés au cours des siècles et proches de la mère patrie puisque la Lorraine n'est qu'à quelques lieues par ces portes ouvertes.

A FELLERING, en 1639, il y a :25 FEUX et 30 BOURGEOIS

A ODEREN pour même période il y a : 38 FEUX et 36 BOURGEOIS

A KRUTH  : 22 FEUX et 27 BOURGEOIS

dont les 3/4 sont des ARNOLD ou descendants d'ARNOLD (pouvant porter un autre patronyme)

De 1750 à 1780, la population avait augmenté de 600 communiants et en 1789, les registres portent 132 baptêmes pour toute la paroisse de KRUTH dont les 3/4 sont des ARNOLD ou descendants d'ARNOLD (pouvant porter un autre patronymes).

En 1865 la population totale s'était élevée à 7000 âmes et en 1901 elle n'était plus que de 5000 pour les trois villages de la Vallée ci-dessus.

En 1976 à FELLERING

on compte 1343 habitants

ODEREN  1241 habitants [ soit 3596 âmes

KRUTH  1012 habitants

Nous sommes donc loin des 5000 de 1901 et encore plus loin de la population des trois villages en 1865… migration vers la ville, population de personnes âgées, modernisation poussée à l'extrême des cultures qui obligeront l'homme à se passer de lui même, autant de raisons possibles à cette désertion…

Parmi tous ces habitants il est à noter qu'en 1979 KRUTH compte encore 31 familles ARNOLD - ODEREN 11 familles et FELLERING 9 familles ARNOLD, nombre, qui en 2006 tourne autour d'une moyenne de ces trois données.

VOICI MAINTENANT LES STATISTIQUES PROPREMENT DITES :

BRANCHE ABA - Jean Jacques ARNOLD & Gertrude MUNSCH -

15 enfants issus de leur mariage dont 8 garçons et 7 filles qui se marièrent à leur tour et sauf erreur ou omission (à l'heure où je rédige cette histoire je viens de retrouver quelques mariages ayant eu lieu à VENTRON dans les VOSGES de fils ARNOLD toutes branches confondues ce qui augmentent donc ces chiffres et modifient quelque peu ces statistiques).

916 ENFANTS ont donc été issus de ces 15 enfants  (enfants vivants et ayant procréé à leur tour)

BRANCHE ABC - Jean Thiébaud ARNOLD & Véronique HUMBRECHT

Donnèrent naissance à 11 enfants : 4 garçons et 7 filles qui a leur tour ont fait souche et l'on dénombre pour cette branche (dont je suis issue en ligne directe)

515 enfants ont donc été issus de ces 11 enfants (enfants vivants et ayant procréé à leur tour)

BRANCHE ABF - Claude ARNOLD 2ème du nom & Gertrude SEUFFERLIN

Donnèrent naissance à 6 enfants : 4 garçons et 2 filles qui firent souche à leur tour et donnèrent :

647 enfants issus de ces 6 enfants (enfants vivants et ayant procréé à leur tour)

Celle de Marie la fille de Claude et Marie ARNOLD qui eut également descendance, branche qui s'appelle ABD peut être suivi dans les patronymes GULLING et BURGUNDER et leurs alliées, en effet Marie s'est mariée deux fois :

1ère fois le 21.4.1677 avec Marc GULLING fils de Dominique GULLING et de Marie HEINRICH d'ODEREN QUI SE TROUVENT EUX AUSSI ÊTRE NOS ANCÊTRES (N°586/587) comme étant également les parents de Barbe GOLLIN ou GULLING épouse de Jean SCHNEIDER branches que nous verrons dans les tableaux généalogiques à suivre..

2ème fois en 1680 à la suite du décès de son premier époux (+ en 1679) avec Marc BURGUNDER  et dont elle a eu 10 enfants ce qui nous laisse supposer là encore une descendance conséquente…

LES MARIAGES DES DESCENDANTS DE CLAUDE & MARIE ARNOLD

Entre 1666, date du premier mariage du premier fils ARNOLD  et 1918 date du mariage d'une fille ARNOLD avec un fils ARNOLD, j'ai relevé le chiffre de : 902 MARIAGES, bien entendu, aujourd'hui en 2006,  ce nombre a très largement évolué, tout sexe confondu et ce pour les trois principales branches, comprenant bien sur les remariages qui ont pu avoir lieu au fil du temps.

Le record de consanguinité semble être battu dans notre grande famille puisque, sauf erreur ou omission, Le record de consanguinité semble être battu dans notre grande famille puisque, sauf erreur ou omission,

J'ai dénombré : 87 MARIAGES entre des ARNOLD issus aussi bien de la même branche que des deux autres branches.

Cela va du mariage au SECOND degré de consanguinité (cousins germains) au CINQUIEME degré et c'est sans doute la raison principale d'une mortalité infantile importante et d'infirmités de toute sorte dont eurent à souffrir nombreux enfants  de la famille….

Voyons en détail maintenant la répartition des mariages :


MARIAGES DES FILS ARNOLD   ABA     ABC   ABF (*)

DE 1666 à 1878                        182

DE 1676 à 1875                                    113

DE 1681 à 1878                                             139       

SOIT UN TOTAL DE 434 MARIAGES

MARIAGES DES FILLES ARNOLD ABA    ABC   ABF

DE 1687 à 1918                        222

DE 1699 à 1911                                    108

DE 1712 à 1910                                             138                                                       

SOIT UN TOTAL DE 468 MARIAGES

D'autre part, plus de 200 FAMILLES se sont alliées à la notre j'en ai dressé une liste avec les occurrences des mariages approximatives contractés avec celles-ci, je dis bien approximativement, car bien que les chiffres avancés soient exacts, certains mariages (environ 43) étant sans date, je les ai comptabilisés dans les statistiques mais la répartition par date (pour contrôler leur nombre), pour chaque patronyme apparenté, ne les fait pas apparaître.

                                               FAMILLE_ROMAIN_ARNOLD

Descendants ARNOLD vers 1890

(*) - la numérotation employée s'appuie sur la méthode d'Abboville A étant l'ancêtre le plus ancien AB étant son 2è fils - ABA 1er fils de AB - ABC - 3è enfant et 2è fils de AB - ABF 6è enfant et 4è fils de AB.

Posté par ASSIFARNOLD à 17:26 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

29 octobre 2006

MUNSTER ET NOTRE ANCETRE

BAIL Passé par Claude ARNOLD avec l’ABBAYE DE MUNSTER en 1648

pour la Ferme de FESSENECK

Dans le n° 3 de novembre 1981 de notre bulletin familial BONJOUR LES COUSINS (1), il nous avait été possible, de donner la traduction d’un bail passé entre l’Abbaye de MUNSTER et Claude ARNOLD concernant la cense de SCHWEINSBACH en 1651.  Nous pensions alors que c’était le premier bail que Claude avait souscrit avec l’Abbaye qui l’employait, or, il n’en était rien, grâce à la ténacité de notre ami André GANTER et à celle de M. SCHNUBEL,  furent  retrouvés  bien d’autres documents concernant la vie de notre ancêtre sur les terres de MUNSTER et en particulier un  bail de 1648 concernant la Ferme du FESSENECK.

Nous apprenons donc par ce dernier que notre ancêtre prit à ferme la métairie de FESSENECK et devait y faire son premier séjour jusqu’en 1651,  date à laquelle il serait « muté » à SCHWEINSBACH… Deux lieux que nous avons visités,  lors de notre dernière COUSINADE  des 7 et 8  mai 2005 et que nous avions déjà eu la joie de visiter en 1985, puis en 1990..

Voici donc la phrase d’introduction présentant ce document (traduction Lucienne LAPOINTE)  :

« Le 28 mars 1648 le VESSENECK a été donné à ferme à Clade ARNOLDT de CHARBEVILLÉ aux conditions suivantes » :

Cette présentation suggère quelques réflexions : tout d’abord l’amusante germanisation de GERBEVILLER en CHARBEVILLÉ, mais qui ne laisse aucun doute sur l’identité du métayer. Puis, bien que l’abbaye de MUNSTER ne soit désignée que par le terme de GOTLESHAUS c’est à dire « LA MAISON DE DIEU », nous savons que FESSENECK était une de ses très anciennes possessions.

Au 9ème siècle, Louis le PIEUX dota ce couvent de biens dans la vallée ST GREGOIRE où se trouvaient de nombreuses fermes dont le FESSENECK jouxtant le couvent, quant à l’abbé qui gérait celui-ci en cette fin de la guerre de TRENTE ans, on sait qu’il portait le patronyme BLASER et était connu pour son affabilité, sa compétence à une époque de ravages et d’exactions. (Ludvig OHL: Geschichte der Stadt Munster)

Le contrat entre l’Abbaye et notre ancêtre fut rédigé le 28 MARS 1648. Quelques mois plus tard, furent signés les traités de paix mettant fin à la guerre de trente ans, sans en effacer les conséquences néfastes.

C’est dans  une période difficile, dans une vallée ravagée que Clade ARNOLDT s’occupa de la ferme du FESSENECK à des conditions très précises …

Nous en donnons l’analyse, non pas dans l’ordre où elles se présentent, mais selon leur nature.

Nous retiendrons tout d’abord que le bail débute à la SAINT GEORGES et se terminera à la SAINT GEORGES avec l’obligation pour l’une et l’autre des parties de donner congé trois mois à l’avance.

La ferme elle-même, sera remise en état par l’Abbaye et le métayer sera tenu de la quitter dans l’état où il l’aura trouvée

Chacune des parties mettra à disposition la moitié du bétail et aura la jouissance de la moitié du beurre, du fromage et des veaux. Il en sera de même des porcs pour la nourriture desquels, le couvent remettra au métayer deux rézeaux de son chaque semaine. Le porcher sera payé en commun par celui-ci et l’Abbaye. Celle-ci payera également un jeune pâtre que le fermier devra entretenir de la façon la moins coûteuse. En retour, il recevra 4 rézeaux de blé. Les fruits dans les vergers du couvent et autour de la métairie devront être récoltés avec grand soin et la moitié scrupuleusement remise aux moines. On parle également d’une dîme à laquelle le métayer aura droit en payant la redevance selon la coutume. Il devra faucher l’herbe sur les prés du couvent avec l’aide de ses domestiques et devra avoir grand soin de la volaille qu’on mettra à sa disposition et dont la nourriture lui viendra également du couvent.

En fin de bail il est signalé que le 4 mai eut lieu le partage des bêtes entre Clade ARNOLDT et le métayer précédent Diebolt HERZOG. Il revenait à notre ancêtre 5 vaches, 2 veaux de deux ans, un veau de 3 mois et un de 5 semaines, 2 grandes truies, 3 jeunes porcs et 3 porcelets. Mais comme lui-même, possédait 7 vaches laitières, il en prêtait une au couvent contre 3 FLORINS et la moitié d’un veau (sic) !

Tels furent les arrangements conclus honnêtes et corrects, nous semble-t’il, alors que Clade ARNOLDT allait avoir 25 ans, était père de famille de trois enfants et marié à Maria SEIFFERLIN..

Tous les descendants du couple connaissent aujourd’hui le problème posé par cette union. En 1658 dans l’inventaire de Barthélemy SEIFFERLIN, le père de Marie, elle est dite « partie pour la Suisse sans plus donner signe de vie depuis 16 ans » - inventaire publié dans nos anciens bulletins et que nous re-publierons prochainement – Cependant d’autres documents révèlent que dès 1644, elle prenait à ferme certaines dîmes dans la vallée de MUNSTER ( A.GANTER BERGHA  Spécial ARNOLD 1981)

Il est vraisemblable qu’elle quitta KRUTH après le décès de sa mère en 1643 et le remariage de son père. Nous pouvons nous imaginer que son union avec un de ces lorrains mal vus de la population autochtone, fut cause de la mésentente familiale…

Un second document, découvert par Monsieur SCHNUBEL et daté du 4 mai 1651, vient compléter ce premier bail, le nuancer. C’est l’acte par lequel se fit le transfert du bétail de FESSENECK entre un nouveau métayer et notre ancêtre qui allait s’établir dans la cense de SCHWEINSBACH…

Il s’agit d’un ensemble de 20 bêtes adultes et de 12 jeunes animaux. Deux bœufs noirs et blancs de 4 et 3 ans tenaient compagnie à 18 vaches laitières. Toutes les vaches portaient un nom : ainsi l’une s’appelait HURGIG c’est à dire « LESTE » ou « RAPIERE », une autre FREUND donc « AMI » une troisième WEISSKOPF c’est à dire « TETE BLANCHE ».

Comme pour les jeunes bêtes, leur pelage était indiqué,  ainsi que leur âge approximatif selon qu’elles avaient  ou non  vêlé. Le jeune bétail est partagé en deux groupes : le premier comprenant bouvillons et génisses appartenant à la ferme dès avant Noël, le second,  plus important, se composant  des animaux qui y étaient depuis Noël.

Alors qu’avant cette période FESSENECK ne possédait qu’un jeune taureau et quatre génisses, après cette date son troupeau s’était accru de 7 bouvillons désignés par leur poil et couleur (selon une remarque marginale en français).  L’un se présente en pelage noir, l’autre en pelage fauve, l’autre en gris souris : MAUSFARB. Un autre encore est noir à la tête blanche. On parle également d’un jeune taureau entièrement jaune, d’un autre à l’échine noire et blanche, mais un peu faible, d’un autre de 3 semaines tétant encore la mère. S’y ajoutaient deux génisses noires à la tête blanche, une troisième fauve à la queue blanche.

A propos de ce bétail, on note en marge et en français d’une autre main « ce papier doit servir d’instruction quel grand soing il faut avoir du bétail de Fesseneck »

Puis les ustensiles usuels dans une ferme sont indiqués. Par exemple une baratte, un tamis pour passer le lait, un grand chaudron de 150 litres, 16 formes à pressurer le fromage, des seaux, une table et une voiture ! Est mentionné également le partage des fromages en présence de Franen MADLEN, probablement l’épouse du nouveau métayer.

En bas est indiqué que Clade ARNOLDT emportait un récipient, et  un tonneau pour le beurre.

Ce second document ne parle ni de la ferme, ni des obligations du nouveau métayer…

M.A.T

(1) – Bulletin familial semestriel français BONJOUR LES COUSINS (Travail de traduction des baux : Lucienne Lapointe)

RUINES_DE_L_ABBAYE_03

RUINES_DE_L_ABBAYE_DE_MUNSTER_01

Ruines de l'Abbaye Catholique de MUNSTER (photos Catherine BALLAND ASS.IF.ARNOLD) tous droits réservés.

Posté par ASSIFARNOLD à 20:37 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

28 octobre 2006

LES METIERS DE NOS AÏEUX DANS LA VALLEE DE ST AMARIN

Quels métiers ont exercé nos ancêtres, c'est une question que nous nous posons souvent lorsque nous dépouillons les vieux grimoires et qu'aucune indication ne nous est fournie …Alors, nous imaginons ou bien, nous tentons d'en savoir davantage lorsque tout espoir s'est envolé avec un acte de mariage muet lui aussi, ou bien l'acte de décès…

Il existe pourtant différents moyens de connaître les professions de nos ancêtres…

Tout d'abord les LIVRETS d'OUVRIER délivrés lors des apprentissages, puis les dénombrements ou recensements de population qui en principe donnent ce renseignement, et encore, pour les hommes, les listes électorales…

Bref nombreuses sources peuvent nous ouvrir les portes sur ce point crucial.

Nos ancêtres ARNOLD dans leur vallée de la Haute Thur n'avaient guère de possibilité autre que les métiers du bois, ou du tissage, ou encore de la forge et bien sur celui de la terre… Certains un peu plus aisés, un peu plus intelligents sans doute ont parfois fait des études et sont devenus Maître d'école ou prêtre ou clerc…

Mais, lorsque l'on retrouve dans ses archives familiales un diplôme donnant de nombreuses indications quelle joie pour le chercheur…

Et bien c'est ce qui est arrivé à l’un de nos cousins de KRUTH qui m'a gentiment fait part de sa découverte concernant l’un des descendants ARNOLD et qui ayant fréquenté un centre d'apprentissage où il apprit le métier de MARÉCHAL FERRAND, s'était vu décerné un magnifique document et qui dit ceci en substance :

CENTRE D'APPRENTISSAGE DE L'EMPEREUR DE STRASBOURG

L'apprenti Monsieur Eugène ARNOLD né à KRUTH commune et district de THANN a fréquenté le CENTRE d'APPRENTISSAGE du 30 septembre 1895 au 31 décembre 1895 et a obtenu avec succès son diplôme de MARÉCHAL FERRAND.

STRASBOURG le 1 septembre 1897

Prime de Cinquante Marks

N’oublions pas qu’à cette époque l’ALSACE et la LORRAINE sont Prussiennes..

Tous nos ancêtres n'ont pas été des modèles… en la matière… Il faut bien le reconnaître et certains se sont distingués par des actions plus ou moins recommandables, cependant il en est un qui fut plus qu'un mauvais sujet, plutôt rebelle à la Loi.. - cette petite histoire retrace quelques bribes de  la vie de ce dernier qui vécut sous le second Empire après la chute de Louis Philippe et qui entraîna on le sait l'annexion de l'ALSACE et de la LORRAINE en 1871.

D'après le journal de la France,  un historien soulevait l'importance des conditions de vie des ouvriers des siècles précédents …Et il faut bien dire que nos aïeux avaient grande  raison de se révolter et cette situation affecta toute la masse ouvrière de France et bien sur nos ARNOLD eux mêmes…

Un avis de la Préfecture de Police au Préfet du Haut Rhin en date du 18 juillet 1855 nous apprend que notre rebelle a déjà subi deux condamnations pour rébellion et qu'il lui est interdit pendant deux ans de séjourner dans le département de la SEINE.. (pourquoi la SEINE on l'ignore..)

Il est âgé de 30 ans mesure 1m 70 a les cheveux et sourcils châtain clair, le front haut, les yeux bleus, le nez pointu, la bouche moyenne, le menton rond, le visage ovale  et le teint clair coloré..

Il se nomme François Antoine ARNOLD mais le hic c'est qu'il y en a eu plusieurs…qui naquirent à KRUTH entre 1824 et 1827 date où celui-ci a du naître, mais d'après nos recherches (intensives), il s'agit certainement de François Antoine né le 20 juin 1825 fils de Mathis ARNOLD et Catherine ECKER qui se sont mariés à KRUTH le 31 janvier 1820..

La vie est difficile en 1840 et les salaires versés dans l'industrie textile pour une journée de 12 heures sont à peu près les mêmes pour les deux sexes jusqu'à 16 ans soit 0,45 francs …puis le salaire masculin grandit un peu tandis que stagne celui des femmes. Et des enfants !!!

Alors comment s'étonner de quelques agitations. Elles commencent en juin 1851 par une grève dans notre vallée qui "n'a aucun caractère sérieux" …précisent MM. MÉNY et ARNOLD.. à ODEREN (associés dans le tissage d'Oderen situé dans l'ancien moulin où se trouve aujourd'hui la Chapelle MARIA HILF)  mais en 1853 les ouvriers de la vallée se plaignent de leur situation malheureuse et réclament contre l'insuffisance de leurs salaires et contre les procédés des Contremaîtres …

En 1858, deux cent ouvriers de la fabrique de M. GROS ROMAN ODIER et Cie Manufacturiers à WESSERLING se sont mis en grève  sous prétexte que leurs salaires avaient été encore réduits… car ayant de nouveaux dessins à exécuter, leur travail a été moins bien fait et il a fallu beaucoup plus de temps pour l'accomplir…

Mais un seul ouvrier nommé ARNOLD Antoine (celui ci-dessus qui a perdu l'un de ses prénoms au passage) et qui a déjà subi 3 mois de prison pour délit politique en 1848 a chercher à entraîner une cinquantaine d'individus pour se rendre à URBES. Il a insulté le brigadier de Gendarmerie qui n'a pas hésité à le mettre en état d'arrestation.

Condamné à trois nouveaux mois de prison par jugement du Tribunal de BELFORT le 11 septembre pour "coalition d'ouvriers" il  sera donc emprisonné dans cette ville.

On le voit la vie de nos ancêtres n'était déjà pas de tout repos et les TISSAGES de notre Vallée commençaient déjà à faire parler d'eux…qu'en est il aujourd'hui de ces derniers…?

Ils ferment tous leur porte les uns après les autres et c'est un peu de la vie de notre vallée qui s'en va avec eux et oblige à s'exiler loin de ses racines… et pour certains, au 19ème siècle fort loin de leur belle Alsace !

(extraits de ARNOLD LE REBELLE  recherches AD 68 Dossier 4 M 247 - Claude et Denise GEWISS et M.ARNOLD TETARD pour F.A. ARNOLD)

jpg_ARNOLD_LE_REBELLEjpgLE_TISSAGE_INSTRUMENTS

ARNOLD le rebelle... et instruments du tissage

2

Cliquez sur cette image pour connaître l'histoire du Tissage de WESSERLING (Hte vallée de la Thur)

Posté par ASSIFARNOLD à 20:08 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

20 octobre 2006

GERBEVILLER nos RACINES LORRAINES

PETITE HISTOIRE DE GERBÉVILLER 

Pays natal de notre ancêtre CLAUDE ARNOLD

Chef lieu de canton portant le même nom, GERBÉVILLER est traversé par la MORTAGNE (appelée l'AGNE) et se trouve à 13 kilomètres de LUNÉVILLE. C'est une charmante bourgade qui est desservie par la ligne LUNÉVILLE-BRUYERES mais son histoire a été terriblement endeuillée pendant la première guerre mondiale. 

La première pièce des ARCHIVES LORRAINES parlant de ce village date du 12ème siècle (1149). Il y est question de droits concédés à l'ABBAYE DE BEAUPRÉ, sur les finages de GERBÉVILLER et de la chapelle commune qui aurait disparu depuis.

En 1265, FERRY II, donne à la ville la charte de BEAUMONT émancipatrice de ses bourgeois. Nous constatons qu'elle fut octroyée simultanément à LUNÉVILLE et à EINVILLE.

Au Moyen-Age, comme toute localité un peu importante, GERBÉVILLER construisit un château-fort et s'entoura de murailles et au 12ème siècle, on lui attribuait non un château mais un PALAIS…

GERBÉVILLER a été l'apanage des princes cadets de LORRAINE jusqu'au 12ème siècle, la ville passera ensuite aux Maisons de WISSE, des DU CHÂTELET, des TORNIELLE (à l'époque de notre ancêtre Demanche ARNOULX père de Claude) et enfin au 18ème siècle elle appartiendra à la famille de LAMBERTYE et, de baronnie deviendra Marquisat.

GERBÉVILLER, ville porte : l'enceinte de la ville était munie de deux portes, dont les vestiges subsistaient encore en 1853. L'une s'appelait "LA PORTE D'EN HAUT" ou SAINT PIERRE, en raison de sa proximité du faubourg de même nom, l'autre "LA PORTE DU BAS" ou PORTE DE L'EAU, parce qu'elle regardait la petite rivière de l'AGNE qui coule au nord-est de la ville.

Pendant les guerres de CHARLES LE TÉMÉRAIRE et du Duc René II de LORRAINE, la ville forte de GERBÉVILLER fut prise et en grande partie incendiée. Elle resta déserte pendant plusieurs années. Jean WISSE rétablit ses murailles et fit reconstruire ses maisons et la chapelle CASTRALE.

Pendant le siège de MOYEN, l'armée de ROSE mit le feu aux quatre coins de la ville.

En 1636, le château fut démoli par ordre de RICHELIEU ainsi que la plupart des autres châteaux-forts de LORRAINE (et de toute la France) les murailles furent renversées en 1681. La commune les fit rétablir entre 1704 et 1707.

En 1737, Camille de LAMBERTYE hérite de son oncle Anne-Joseph de TORNIELLE la terre de GERBEVILLER et fait construire par BOFFRAND  l’architecte des châteaux de LUNEVILLE et CROISMARE, l’une des plus belles demeures seigneuriales de Lorraine qui s’élève en face de la chapelle abritant des trésors sacrés, à l’entrée de vastes jardins anglais dessinés par Yves des HOURS et où l’on trouve une curieuse grotte à l’italienne ornée de statues et de vasques et le pavillon rose, unique exemplaire de ce type d’architecture Louis XIII en Lorraine.

Toutes ces merveilles qui faisaient la fierté de GERBEVILLER, comme la ville tout entière qui abritait près de 4000 habitants en 1836, furent ravagés par la terrible bataille du 24 août 1914 : 57 civils et des milliers de militaires y furent victimes des combats sans merci et de la barbarie qui détruisit 80% des maisons. Pour le monde horrifié, la belle cité de la Mortagne était devenue GERBEVILLER LA MARTYRE.

GERBEVILLER_MARTYRE

Gerbéviller guerre 14/18

La CHAPELLE DU CHÂTEAU se trouve face à la nouvelle demeure seigneuriale. Elle subit elle aussi de profondes destructions lors de la première guerre mondiale

Désormais réhabilitée, elle représente l'un des plus beaux joyaux de la richesse architecturale de LORRAINE et l'intérieur est particulièrement éblouissant.

Extrait des "RACINES LORRAINES des ARNOLD" par Claude et Denise GEWISS et de GERBEVILLER et son canton par A. SARRASSAT.

                                                                                     

cliquez sur l'image pour entrer dans le site du château de GERBEVILLER

CHATEAU_GERBEVILLER

Posté par ASSIFARNOLD à 15:38 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

09 octobre 2006

DEPART POUR Le NOUVEAU MONDE

Extraits des ALSACIENS et l’AMÉRIQUE

Du 16ème au début du 20ème

Bulletin de la Société Industrielle de MULHOUSE

De la Haute-Vallée de la Thur aux rives du Coleto Creek, une aventure alsacienne au Texas

(de Claude GEWISS)

Henri CASTRO (né en 1786 en France) d’une riche famille juive d’origine portugaise, et qui émigra aux Etats-Unis après la chute du premier Empire, devenant en 1827 Consul à PROVIDENCE (Etat de Rhode-Island) pour le compte du roi de Naples, devait faire des émules dès 1842 et de nombreux alsaciens-lorrains devaient, comme lui, quitter la terre natale pour le NOUVEAU MONDE attirés par un travail sans doute prometteur…

Dès 1842 les agents de CASTRO sillonnèrent tous les départements de l’EST en quête de futurs colons ! Pourquoi l’EST ?? Probablement parce que la main-d’œuvre y était réputée travailleuse et sérieuse..

En 1843 fut imprimé à MULHOUSE, une page intitulée « Colonisation du Texas » dans laquelle les agents de CASTRO soulignaient ces informations élogieuses reçues d’un confrère sur place par l’abbé PFANNER curé de SOPPE LE BAS (qui deviendrait d’ailleurs curé de CASTROVILLE)…

Pourtant quelques familles de notre Vallée avaient déjà quitté leur terre d’ALSACE pour risquer leur devenir outre-Atlantique et parmi eux : Peter BLUNTZER né à ODEREN le 24.11.1805 fils de Pierre BLUNTZER et Renée MUNSCH et descendant à la cinquième génération d’un certain Jean BLUNTZER originaire du Canton de ZUG en Suisse.

Notre Peter devint Tisserand et épousa (malgré un désir très fort d’entrer dans les Ordres mais qui ne se concrétisa point), Thérèse JACOB née à KRUTH le 27.1.1805. Elle était sans profession.

Peter et Thérèse eurent DIX enfants Léon – Joseph son jumeau – Geneviève – Urbain – Anne Marie – Nicolas – Thérèse – Vénéranda (dont nous reparlerons) – Sixte – et Marie Madeleine.

Quand commença t’il à s’intéresser au TEXAS !! Certainement pas dès 1841 mais vraisemblablement dans le courant de 1843. Et pourquoi décider d’émigrer comme cela tout bonnement ! Sans doute à cause de sa pauvreté et de la dureté de la vie dans la Vallée. Une enquête économique dans ces années là montre bien, à quel point, la vie était dure peu d’agriculture et l’exploitation des forêts n’occupaient que quelques ouvriers dans chaque commune.  L’essentiel des emplois relevait de l’Industrie lorsqu’elle était prospère (les Tissages en particulier) …

Toujours est-il que Peter décide de quitter l’ALSACE…

Pourtant il n’était pas les premiers à quitter la Vallée : avant eux en 1817 étaient partis les HUBERT un arrière cousin vigneron de Peter né en 1793 parti avec 17 autres célibataires d’ODEREN et de KRUTH : 50 personnes au total. Mais les BLUNTZER seraient les premiers à émigrer vers le TEXAS !!

Peter et Thérèse et huit des enfants qui leur restaient (deux étaient morts en bas âge), quittèrent le sol natal,  au début de la deuxième quinzaine de novembre 1843 et probablement avec d’autres, tournant résolument le dos à la vieille église d’ODEREN…juchée sur son éminence et protégeant les deux petites tombes voisines de Joseph et d’Anne Marie les deux enfants morts.

Ils partirent certainement dans une charrette et prirent le tout nouveau chemin de fer inauguré le 1er septembre 1839 puis le train de Bâle à Strasbourg et s’installèrent à l’hôtel de la « VIGNETTE » - Zum Rebstock – à l’angle de la Grand’Rue et de la rue du Fossé des Tanneurs, et enfin, le 22 novembre 1843, les BLUNTZER et leurs compagnons s’embarquèrent sur un bateau à vapeur aux termes d’un contrat intitulé « Colonisation von Texas » qu’ils avaient conclu avec Henrich CASTRO, représenté par Huth und Comp. A Neufreistadt (à quatre lieux de Strasbourg).

Par ce contrat et moyennant 160 Francs par personne, la Compagnie assurait le transport sur le Rhin de STRASBOURG à NEUFREISTADT vers ANVERS ou ROTTERDAM sur le Rhin et de là par bateau jusqu’à GALVESTON  (voir carte flèche)

Les émigrants, étaient dépourvus de passeports « à l’étranger » qui coûtaient 10 francs et étaient délivrés par les autorités départementales mais à l’évidence les agents de CASTRO leur avaient recommandé un « passeport à l’intérieur » facilement et discrètement délivré par les municipalités locales et ne coûtant que 2 francs… Peter et ses compagnons passèrent donc la frontière en fraude.

Ils arrivèrent sans doute à bon port le 25 novembre et grossirent les quais et le flot des émigrants en attente de navire.. On les imagine tendus, anxieux, se demandant s’ils pouvaient embarquer, mais tout se passa le mieux du monde..

Le contingent provenant de la Vallée de SAINT AMARIN comprenait 55 personnes : 22 d ‘ODEREN, 18 de RANSPACH, 5 de MOLLAU, 5 d’HUSSEREN, 4 de FELLERING et 1 d’URBES – soient 8 familles et 10 célibataires.

Quoi qu’il en soit la traversée s’acheva à GALVESTON….

Les Alsaciens y débarquent le 11 avril 1844 en plein printemps. La température varie de 25° à 15° entre jour et nuit sauf quand soufflait le « nother » vent du Nord provoquant de brusques refroidissements et déroutant les voiliers.

La ville abondait d’émigrés 250.000 transitèrent entre 1840 et 1870 dans ce port, des Français en particulier…

De là commença le long parcours de nos colons sur le sol du nouveau Monde….

Il ne se fit pas sans mal !!!

Après avoir parcouru une  cinquantaine de kilomètres, les colons parvinrent à VICTORIA fondée 20 ans plus tôt par l’impresario mexicain Martin de Léon. Allemands, Alsaciens, Lorrains, Polonais, et Mexicains s’y pressent : 1500 âmes sans compter de nombreux Peaux-Rouges et des Noirs qui paraissent en bon terme avec les Blancs.

Imaginons nos Alsaciens juchés sur des chariots appelés « wagon » tels que l’on peut les voir dans les Westerns… C’est dans cette région encore vierge, qu’en traversant un gué, une rivière où sans doute s’active toute une faune bizarre,  que l’accident survint : le chariot sur lequel se trouve Thérèse BLUNTZER se renverse, la blessant grièvement à la cuisse, au point que les BLUNTZER ne peuvent poursuivre leur chemin.

Leurs compagnons s’en furent eux sans encombres, via CUERO GONZALES et SEGUIN vers SAN ANTONIO où selon Nicolas HABY ils bivouaquèrent environ 4 mois jusqu’à la mi-septembre.

Peu après, Adolphe MEYER et sa sœur Mariana s’installèrent sur le COLETO CREEK où ils arrivèrent les premiers, le 28 mai 1846 et s’installèrent près de l’endroit où le chemin de GOLIAD à CUERO traverse le Coleto et où s’arrêtait la Malle pour changer de chevaux et déposer le courrier. Jusqu’en décembre de la même année, une trentaine de familles ou de célibataires d’origine germanique s’implantèrent dans le voisinage.

Pourtant, parmi les derniers arrivés figuraient les BLUNTZER grâce auxquels le site allait devenir un but et une plaque tournante pour bien des émigrés de la Haute Vallée de la THUR….

Cependant la famille n’était pas au complet. Il manquait la cadette Marie-Madeleine sans doute décédée de la fièvre typhoïde, à moins que ce ne fut en 1849 de l’épidémie de choléra qui fit beaucoup de victimes à CASTROVILLE et NEW BRAUNFELS. Léon et Urbain s’étaient, paraît-il, engagés à CORPUS CHRISTI dans l’armée de « l’OLD ZAC » TAYLOR, pour combattre le Mexique qui avait déclaré la guerre aux Etats-Unis en avril 1846. Léon devait mourir le 23 février de cette même année âgé de 20 ans à la bataille de BUENA VISTA au pied de la Sierra-Madre.

D’après toutes les chroniques familiales, les débuts de la colonie du COLETO furent très difficiles, notamment lors des sécheresses de 1848 et 1849. Les denrées les plus élémentaires manquaient – on se les procurait par troc ou quelques pièces espagnoles mais tout était à plus de quarante kilomètres et tout devait être ramené à dos d’homme : le sel, le lard, le porc mexicain  et le maïs qu’on allait moudre au vieux moulin à vent de CLINTON pour faire du pain.

On cueillait des pommes à la saison, ou des prunes, le raisin sauvage « mustang » dont on fit du vin et les noix de pékan et quand le gibier abondant complétait l’ordinaire, les dindes notamment qu’on allait bientôt domestiquer mais que, pour lors, on piégeait ou même tirait à l’arc car les armes étaient rares ou souvent antiques comme des fusils à pierre…

Voilà donc comment vivaient nos premiers colons sur cette terre qu’ils avaient tant désirée…Lorsque se produisit une mésaventure qui, aujourd’hui encore, se raconte au coin du feu dans les vieilles maisons texanes.

Voici donc toute l’histoire...

La maison de Peter BLUNTZER se trouvait près du COLETO CREEK et un jour un chef indien vint le trouver. Le chef avait un problème urgent à résoudre «  Indiens pas avoir maïs » clama t’il à Peter qui, n’écoutant que son bon cœur lui montra ses sacs alignés « prends ce que tu as besoin pour ton peuple »..

Peu de temps plus tard, la blonde petite Thérésa âgée d’environ 4 ans, descendit à la rivière pour jouer. Elle disparut sans laisser de trace…Beaucoup de mois passèrent et elle fut considérée comme morte (peut être noyée…)

Puis, un jour, fortuitement, un « Brave » vint à cheval près de la maison de Peter BLUNTZER et, peu de temps plus tard, la petite Thérésa fut retrouvée errant dans les bois près de la maison. Elle était vêtue à la façon d’une princesse. Les Indiens avaient rendu Thérésa, sauve et heureuse à sa famille.

Le chef indien à qui Peter BLUNTZER avait donné le maïs visitait le chef d’un autre village quand il remarqua la blonde Thérésa jouant gaiement avec les enfants indiens. Il demanda de qui elle était la fille !! « C’est la fille à Peter BLUNTZER » fut la réponde mais le chef qui avait été secouru prononça alors ces mots plein de sagesse « Rends la fille de Peter à lui, quand les Indiens n’avaient pas de maïs, Peter leur donna du maïs.. »

On ignore combien de temps Thérésa vécut avec les Indiens, on sait seulement que son séjour fut assez long pour qu’elle apprenne à parler couramment leur langage…

Tante Thérésa, racontait les descendants de la famille, fut toujours très entourée par les enfants de la famille. Ils ne se lassaient jamais des histoires concernant la vie des Indiens, et la façon dont elle avait été traitée et tout l’amusement qu’elle avait eu en jouant avec ces enfants indiens.

Née en 1837, elle ne pouvait avoir 4 ans lors de sa disparition, qui, d’après le contexte dut se situer vers 1848 ou 1849…

Mais les départs se succédaient pour le Nouveau Monde depuis l’ALSACE. D’août à septembre 1854 puis en août et octobre 1855 et enfin en janvier 1856, les départs concernent une dizaine de famille et une dizaine de célibataires, au total plus de 50 personnes de KRUTH, FELLERING pour l’essentiel.

Au moins, une partie d’entre elles s’établirent à MEYERSVILLE (fondée par Adolphe MEYER ). Cependant, que c’est vers 1852/ 1854 que Peter BLUNTZER serait revenu au pays natal afin d’y chercher des colons pour s’établir sur ses terres.

Les familles qui s’expatrièrent sont celles de BITTERLY Joseph, FUCHS Antoine, et le tout jeune Jean ARNOLD … dont nous allons parler. Et puis de FELLERING, Corneille LUTTENBACHER, et son épouse Anne Marie HALLER  tous deux ouvriers de Fabrique et leur fils Joseph âgé d’un an qui émigrèrent en janvier 1856.

Puis entre 1858 et 1860  plusieurs autres familles d’ODEREN, KRUTH et FELLERING partirent à leur tour : OTT Antoine, FUCHS Nicolas, LARGER Agathe KOENIG Antoine et son épouse GOLLY Rosine avec leurs trois enfants ainsi que ZIMMERMANN Appoline, deux enfants et MUNSCH André, ainsi que SIFFERLEN Joachim et son épouse ARNOLD Jeanne et leurs trois enfants…

Le mouvement allait encore s’amplifier en octobre 1859 jusqu’à septembre 1860 : 21 passeports délivrés pour 69 adultes ou enfants : 48 de KRUTH – 16 de FELLERING et 5 d’ODEREN.

Jean ARNOLD devait trouver l’amour sur le sol américain. Il s’éprit en effet de la jolie Vérénanda BLUNTZER, ils se marièrent et eurent beaucoup de petits ARNOLD américains qui, aujourd’hui encore vivent sur la terre adoptive de leurs ancêtres…

Leur mariage fut célébré le 11 avril  1858 à CLINTON. De ce jour Vénéranda devint familièrement « Fanny ». Jean appelé John aux USA a été inhumé en 1897 à WESER, tandis que Fanny mourait,  elle en 1904 à MEYERSVILLE. Ils avaient eu 7 garçons et 7 filles !!! qui eurent à leur tour 73 descendants entre 1883 et 1918 !

Ils avaient acquit des terres à BERCLAIR et à GOLIAD et élevèrent des chevaux, bovins et moutons. A sa mort, Jean ARNOLD possédait 640 Hectares de terres.

Parmi leurs descendants nos cousins Bernardine (la plus jeune des 70 grands enfants de Jean et Vénéranda)  et Anton d’EL PASO venus nous rejoindre en 1983 à KRUHT 129 ans après ils étaient les premiers cousins à nous rendre visite du TEXAS  avec leur fils Joé,   mais aussi William Nicolas ARNOLD de HOUSTON et ses deux frères : Bernail Lee ARNOLD et James Keneth ARNOLD tous deux de CUEROS … ET LEURS DESCENDANTS que nous connaissons aujourd’hui et dont Sidney Bernet ARNOLD qui était présent à notre rassemblement de 2002… Mais tant d’autres dont nous avons également fait connaissance lors de notre cousinade de 2005... et qui nous ont promis de revenir en 2008..

En 1979, une réunion de famille ARNOLD eut lieu à MEYERSVILLE et rassembla 92 cousins. Une messe commémorative fut célébrée à l’église catholique bâtie sur le terrain dont John ARNOLD fut propriétaire et qui, à l’époque, en fit don à l’église. Sur la place de l’église se trouve d’ailleurs un tableau en bronze relatant tous les faits ci-dessus  et concernant également l’histoire de la petite Thérésa BLUNTZER enlevée par les Indiens…

Voilà donc un peu de l’histoire de nos cousins d’Amérique et gageons qu’ils reviendront souvent sur la terre de leurs aïeux ARNOLD et autres de nos familles alliées pour notre grand bonheur.

JEAN_ARNOLD_ET_VERENANDA

Jean ARNOLD et Vénéranda BLUNTZER

cliquez sur la photo pour entrer dans la base ARNOLD du site des MORMONS

Meyersville_map1_lg

Cliquez pour entrer dans le site de Robert Weiland

immigration aux USA des Alsaciens

Autre départ de nos ancêtres en 1830/1832 vers l'ALGERIE où de nombreux ARNOLD émigrèrent à partir de cette date charnière  - plusieurs de nos cousins sont issus de cette émigration qui se terminera avec leur rapatriement en 1962 mais ceci est une autre Histoire ..

carte_constantine

En cliquant sur la photo vous entrerez dans le site du CAOM pour retrouver éventuellement un ancêtre ayant vécu en Algérie

M.A.T

Posté par ASSIFARNOLD à 17:21 - NOS ARNOLD DES USA - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

13 septembre 2006

RICHARD ARNOLD découvreur de l'acte de baptême de Claude ARNOLD

Il fut le premier généalogiste de la famille et descendant authentique des ARNOLD de Gerbéviller-Kruth.

Son père Paul est né dans la maison portant le n° 25 Grande-rue à KRUTH . Sous-officier de carrière dans l’ancienne Armée impériale, et marié en 1889 avec Pauline KLOOR.

Richard avait également un frère Otto marié en 1920 à Hélène RAETSCH – Il fut Juge ou Greffier de justice dans une ville de Silésie.

Richard sera Officier de l’Armement dans l’armée allemande pendant la première guerre mondiale.  Il perdit un œil lors d’une explosion dans une usine de munitions à TROISDORF (Rhénanie). Démobilisé et pensionné il sera attaché quelque temps à la Sous-Préfecture de Sélestat. Puis se lance dans le journalisme, tout en habitant avec sa mère, veuve, dans un appartement situé à l’entrée sud de Schilitigheim près de Strasbourg.

C’est vers les années 1924-26 que Richard commence à s’intéresser puis à se passionner pour la recherche généalogique et principalement sur notre famille ARNOLD. Il se rend à LUCERNE où sont déposées  les archives de l’Abbaye de MURBACH qui possédait, à partir du 16è siècle la Haute-Vallée de la THUR dont ODEREN et KRUTH bien évidemment. 

Ses recherches sont enfin couronnées de succès.  Il se rendit également plusieurs fois à KRUTH  et compulsa les vieilles archives avec l’aide du Maire de l’époque un ARNOLD lui aussi,  père de notre cousin Joseph ARNOLD de KRUTH .

Il finit par découvrir l’acte de demande de bourgeoisie de Claude ARNOLD qui lui révèle le lieu de naissance de notre héros que nul jusqu’à ce jour ne connaissait ! SCHERBÉVILLÉ Duché de Lorraine !!! C’est l’éblouissement ! Il part donc à GERBÉVILLER (le nom francisé porté dans l’acte de demande de bourgeoisie) et trouve enfin l’acte de naissance de Claude ARNOULX que nous connaissons tous désormais :

BAPTEME_CLAUDE_1623

Le 31 de mai 1623 est né Claude  fils de Demange ARNOULX et de Marie sa femme

son parrain M. Rousselot sa marraine Anne Brichoux

Richard ARNOLD bénéficiait d’une large culture générale. Principalement féru d’Histoire et d’histoire locale en particulier, il possédait de vastes connaissances sur la Vallée, s’intéressait à l’onomastique (noms de famille), à la toponymie (les lieux) tout en étant fier d’être un enfant de ce pays et de porter le patronyme ARNOLD.

Richard_Arnold_

Richard ARNOLD

Il se maria avec Marie Angèle ELLES de SAVERNE vers 1925 mais le mariage sera dissout trois ou quatre ans plus tard… Il se remariera en 1935 avec une Munichoise dont il aura deux fils, l’un deviendra Professeur et tout comme ce fils il s’installera dans la région de BADEN-BADEN dans les années 1936. Ses activités, d’abord en amateur en généalogie deviennent vite un véritable travail !

Pendant la seconde guerre mondiale il serait revenu vivre à ODEREN rue Gorth, puis retournera ensuite en Allemagne où l’on perd sa trace.

Il descendait de la branche de Jean Thiébaud ARNOLD (ABC) par Jean Jacques x 1708 à Véronique GRUNENWALD – puis Jean Thiébaud x 1738 à A.M. TSCHEGELÉ – puis Jean Thiébaud x 1780 à Madelaine WINCKLER – puis Francis x 1813 à M.A. HALLER – Pierre x 1846 à Madeleine LUTTENBACHER et enfin Paul x 1889 à Pauline KLOOR.

Nous lui devons ces extraordinaires trouvailles que sont l’acte de demande de bourgeoisie puis l’acte de baptême de Claude ARNOLD et pour cela nous lui devons un immense merci.

Il travailla également à la réalisation de notre blason avec l’aide d’un Docteur en Héraldique le Dr Ottfried NEUBECKER.

Essai de biographie parue dans LES ARNOLD DE KRUTH Cl. ET D. GEWISS d’après un récit de Joseph ARNOLD  1983

M.A.T.

100px_English_language_icon_svg cliquez sur ce drapeau pour retrouver ce message en anglais

Posté par ASSIFARNOLD à 09:38 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :
« Accueil  1