24 février 2007
Les ARNOULD d'ici et d'ailleurs
Il semblerait bien que la région lorraine soit celle d'origine de notre famille ARNOULX devenue ARNOLD à partir de 1640 à MUNSTER en Alsace. En Lorraine ce patronyme est très répandu. Leur patron St ARNOULD (fêté le 18 juillet et ancêtre de Charlemagne y naquit = voir notre message à ce propos). Nombre de nobles ou anoblis, bourgeois ou manants figurent dans les archives de Nancy ou d'Epinal portant ce patronyme.
Ceci n'exclut pas l'éventualité d'une origine germanique lointaine sous le patronyme ARNOLD (dont le saint est fêté le 14 août - celui d'ailleurs que nous avons vénéré lors de nos premières cousinades et encore lors de notre prochaine cousinade de 2008 qui ont été réalisées ou le sera à la mi-août 2008) mais rend en tous cas encore plus vaine la recherche d'une origine suisse de Claude ARNOLD.
Dans les quelques décennies autour du début du 17è siècle, les ARNOULD étaient solidement implantés en maints lieux de la province. Il nous intéresse, à cet égard, de constater que la répartition des Arnould à l'époque contemporaine (d'après les annuaires téléphoniques) correspond pour l'essentiel à une simple diffusion autour d'anciens points d'implantation.
Face à une telle statibilité...la disparition des ARNOULT de Gerbéviller constitue un cas particulier que l'on peut attribuer soit au fait que ce lieu d'implantation fut davantage frappé de calamités, soit que par la fatalité, les ARNOULT en furent directement affectés.
C'est typiquement le cas des ARNOULD de la Bresse, village de départ du "chemin des marchands" et qui entretenait depuis longtemps des relations étroites avec la vallée de MUNSTER. C'est d'ailleurs de ce noyau bressaud que sont issus les quelques ARNOLD - sans lien de parenté évident avec notre famille - détectés dans la vallée de MUNSTER à savoir :
- Florentina ARNOLD "Von Woll" repérée en date du 25.5.1575 Arch.Munster FF81)
- ou Mathieu ARNOLDTde Gunsbach (vers 1640 E.Ortlieb).
A cela s'ajoutent les homonymies et par exemple : Didier ARNOULD de la Bresse (tardif par rapport à un homonyme de Gerbéviller qui fut Marguillier en 1664 dans ce lieu).
En 1571 l'on trouve un Bernard ARNOULT fils de la nourrice du marquis, fils du Duc de Lorraine (Archives d'Epinal G379)
En 1626-1632 Dans les plaids annaux tenus par Nicolas Guérin, receveur de La Sourière Catherine de Damas (*) l'on trouve un homonyme de notre ancêtre : Demange ARNOULD admodiateur de M. de Neuflotte, à cause de sa seigneurie de Marizot, à Raon, Gugney, Val d'Ajol, Gochey et Adoncourt..(Arch. Epinal G1370) or l'on sait qu'à cette même époque notre Demange est lui, mendiant et logé dans les cahuttes en bois de Gerbéviller où il est spouçonné d'être malade de la peste dont vient de mourir son épouse...
En 1632-33 dans le Val d'Ajol : un ARNOULT fut frappé d'une amende pour avoir pendant la nuit et par effraction, pénêtré avec des acolytes, dans la maison du procureur d'office (Arch.Epinal G1423)
En 1643 à Rambervilliers : Frère ARNOULD, le capucin, voyage pour les affaires de la ville (également en 1634) (Arch.Epinal CC83)
Il y avait d'autres ARNOULX dans cette ville du "bas" du marquisat, par exemple : Jacques ou Jenon qui eurent 8 enfants de 1620 à 1635.
En 1646 à NANCY : Un certain Christophe ARNOULT était marchand et la même année, Charles ARNOULT fit un voeu. Prévôt de Nancy, il porta à Sion ("la Colline inspirée") en 1665, une lampe en argent dédiée à la vierge en accomplissant son voeu. (Arch. Epinal)
En 1705 : Laurent ARNOULD est Maire de la Bresse (Arch.Epinal B1617), à noter qu'il y a peut être une chance que ce dernier descende de Claude ARNOLD par son fils Martin mais ceci reste à être prouvé.
On trouve des ARNOULT-ARNOULD-ARNOULX dans un grand nombre de communes des Vosges et en Lorraine la répartition géographique est complexe mais, en 1982, on ne dénombrait plus un seul ARNOULD à GERBEVILLER !!!
D'après Les racines Lorraines des Arnold de Kruth Cl. et Denise GEWISS 1982.
Pancarte indiquant les ruines de la ferme de ST ARNOULD à REMIREMONT
(photo Pierre Bérard Ass.I.F.Arnold repro.interdite)
(*) - ndlr : La Sourière du chapitre de Remiremont était dame haute, moyenne et basse justicière avec le Duc de Lorraine pour la haute justice et avec les seigneurs voués pour la moyenne et la basse. Elle avait mandement du plaid (Assemblée judiciaire ou politique à l'époque franque sa décision, son jugement)
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19 février 2007
un petit coup d'oeil ...
Mes chers cousins
Un petit coup d'oeil sur l'article de notre amie et cousine France Apprill sur GENEABLOG ....concernant mon dernier roman à caractère historique LE SEIGNEUR DE MALVIGNY
et en passant un GRAND MERCI à France pour son appréciation digne de Bernard Pivot !!!
Madeleine
http://geneablog.typepad.fr/geneablog/2007/02/le_seigneur_de_.html#comment-62615450
17 février 2007
Après mon coup de gueule mon coup de coeur !!
Je viens de recevoir le magnifique ouvrage de Thierry SABOT "CONTEXTE Guide chrono thématique" pour situer un village, une famille, un personnage ou un évènement dans son contexte historique et généalogique - ce livre est une merveille !
Le découpage chronologique démarre en l'an 987 et se poursuit jusqu'à l'année 2006 - (ce qui donnera certainement une suite ... à terme) - chaque période comprend un certain nombre de fiches qui se présentent elles-mêmes sous la forme d'un tableau synoptique comprenant deux colonnes verticales intitulées :
de gauche à droite : CONTEXTE HISTORIQUE et CONTEXTE QUOTIDIEN
Le contexte QUOTIDIEN est l'essence même de ce guide car y sont rassemblés, mis en corrélation et commentés tous les principaux éléments de la vie quotidienne et matérielle de nos ancêtres.
C'est une quantité d'informations inédites dans sa forme et son contenu et résultant d'une longue pratique des documents d'archives et de lecture attentive et méthodique de l'auteur, Thierry SABOT Historien de formation, membre fondateur du magazine-web Histoire et Généalogie.com dont il coordonne l'équipe rédactionnelle tout en menant parallèlement des recherches historiques sur le VELAY et le VIVARAIS au XVIIè siècle dont il est originaire.
De nombreuses références culturelles et bibliographiques, citations de témoins ou d'historiens complètent les commentaires.
Le contexte HISTORIQUE est consacré à l'histoire politique et événementielle - événements de politique intérieure ou extérieure, de diplomatie, ... guerres, batailles, décès, grands procès, explorateurs, la colonisation et la présence française dans le monde .
Cette colonne permet de situer très vite un personnage ou un fait dans l' HISTOIRE.
C'est ainsi que l'on apprend par exemple entre des milliers d'autres, qu'en 1614 avec la mode des gants parfumés se crée la Corporation des gantiers-parfumeurs... Egalement, que vers 1632 dans les cabarets, le fumage de la pipe devient un rituel de la sociabilité !!!!!
Et saviez-vous que la première transfusion sanguine avait eu lieu en 1914 ? et que l'on dénombrait à l'époque, chose assez rare, quelques centaines de femmes médecins ! qu'à la veille du conflit la consommation du pain était en baisse et n'occupait plus qu'une place secondaire derrière la consommation de viande y compris dans les familles ouvrières qui consacraient 25% de leur budget à la viande...
C'est aussi en 1914 qu'a lieu la création de la chanson "la MADELON" .... air qui est devenu pour nous, mes chers cousins, celui de la chanson des ARNOLD et ce depuis 1985....
Il y a tant et tant à découvrir dans ce formidable ouvrage que je vous laisse le soin de vous précipiter dessus en allant sur www.histoire-genealogie.com
cliquer sur l'image pour voir l'animation promotionnelle
13 février 2007
Le copillage un mal qui se répand sur Internet....
Je souhaiterais vous parler aujourd'hui du copillage : mot inventé par quelques uns parmi les généalogistes qui se respectent pour désigner ceux ou celles qui font leur "marché" dans nos bases de données que ce soit sur GENEANET ou autre serveur de même type sur lequel, nous avons tous mis, - confiant(e)s - un jour ou l'autre nos données sans penser à autre chose qu'à des échanges directs entre cousins et cousines de même sang sur tel ou tel patronyme, mais en prenant CONTACT au préalable avec les uns et les autres, ce qui est la moindre des choses... !
Voilà bien toute la différence...entre le copilleur et le véritable cousinage !
Or il s'avère qu'ont fleuri depuis quelques années des bases phénoménales allant de 10.000 à plus de 100.000 ancêtres et même davantage "collatéraux" compris, qui se retrouvent intégrés d'un coup de baguette magique en reprenant exactement, à la virgule près, les données des uns ou des autres d'entre nous !.... Combien de fois l'avons-nous constaté ?? Pour ma part plus d'une cinquantaine de fois sans qu'aucune de ces personnes ne m'ait au préalable demander la permission d'intégrer mes recherches à sa propre base !!!
Alors, je me pose la question ! POURQUOI ???
La généalogie et surtout la recherche généalogique est affaire de respect : c'est une école de patience, de méthodes, et d'échanges de toutes sortes entre gens bien intentionnés portant le même patronyme et donc cousinant avec nous-mêmes !
A quoi sert-il de copiller une base complète sur un patronyme ou même plusieurs si aucun lien ne nous rattache à ce patronyme où quand bien même l'aurions-nous - par alliance - ou parce arrivé d'un premier ou second mariage dans les collatéraux mais qui ne nous sont pas directs ?? N'êtes vous plus capables mesdames et messieurs les copilleurs de faire vos propres investigations, sans mélanger tout et rien ? et d'aller, comme nous l'avons fait nous qui vous apportons tout sur un plateau nos heures de travail, à la source même ?
De fouiller pendant des heures et des heures dans les registres paroissiaux ou d'état-civil pour faire votre propre arbre généalogique est-ce si compliqué et même si vous ne pouvez vous déplacer immédiatement pourquoi ne pas le faire au cours de vacances ? Dans ce monde de vitesse que nous traversons aujourd'hui il faut tout, tout de suite, afin de passer pour un "héros généalogique" auprès des siens et leur montrer à quel point la recherche généalogique est facile ?? ben tiens !!!
Que nenni elle n'est pas simple et je me demande comment pouvez-vous justifier alors qu'un tel ou une telle est votre ancêtre ? Avez-vous les actes ? Avez-vous le petit truc en plus qui génère une histoire de famille ??? J'en doute fortement.
C'est pourquoi seuls, mes cousins et cousines ont mon mot de passe et identifiant pour obtenir sur ma base GENEANET des compléments invisibles pour le tout venant - à savoir : ACTES - SOURCES - ICONOGRAPHIES - que n'auront jamais ces copilleurs à moins que de ne prendre leur bâton de pélerin et de foncer dare dare dans les archives refaire le monde que nous leur livrons (tout cuit) dans nos bases de données !
Alors réfléchissez-y à deux fois avant de copiller ce blog et ses infos ou bien notre base GENEANET - je peux vous offrir tout cela sincèrement si vous me donnez la preuve que nous sommes réellement cousins ou cousines mais de grâce arrêtez de copier, ce n'est pas cela faire de la GENEALOGIE !
C'était mon petit billet d'humeur...du jour
Bonne journée
Madeleine
11 février 2007
MINI COUSINADE JUILLET 2007 SUR REGION PARISIENNE
Avant notre grande cousinade qui se déroulera les 15 et 16 août 2008 en ALSACE à Kruth (avec le 16/8 excursion à GERBEVILLER lieu de naissance de notre ancêtre commun Claude ARNOLD), je souhaite organiser une mini-cousinade des cousins de la région parisienne.
Celle-ci devrait se dérouler le DIMANCHE 8 juillet 2007 à partir de 11 heures du matin, chez moi, où nous pourrions échanger sur toutes nos branches familiales, et en mettant à votre disposition toutes les archives ARNOLD, échanges qui seront suivi d'un buffet campagnard et dans l'après midi nous pourrons continuer nos échanges généalogiques.
Si vous êtes intéressé(e)s contactez-moi sur les commentaires du présent blog.
Dites moi si cette idée vous convient, auquel cas ce serait déjà un très bon moyen de faire votre connaissance ou de vous revoir avant 2008 et d'être peut être un peu plus au calme, pour complèter vos lignées d'ascendance.
Avec toutes mes amitiés familiales
votre cousine,
Madeleine
07 février 2007
Benedict ARNOLD °1741 Norwich + Londres 1801
Un curieux personnage que ce Bénédict ARNOLD
Est-il un descendant de notre famille ? Existait-il déjà une famille ARNOLD aux USA avant la migration importante du 19ème siècle... en tous les cas l'Histoire a retenu de lui quelques bribes qui ne sont pas entièrement à sa gloire mais qui méritent le détour.
Son histoire se situe pendant la guerre d'indépendance contre les Anglais que menèrent les Américains avec l'aide du Général Français LA FAYETTE.
Après que fut envahie la Virginie, le Général Bénédict ARNOLD est rejoint par le vainqueur de ce fait d'armes ... le héros du Massachusetts car, tout de même, notre Bénédict n'a pas que le pire à son actif, et qui a, au début de la guerre, mené à bien des escarmouches fatales aux Anglais... Cependant, pourquoi, soudainement a t'il changé de cap devant New-York pour des raisons qui semblent assez confuses ? et rejoint donc CORNWALLIS en traversant la Virginie et en brûlant au passage plusieurs villes dont Richmond ?
Quelle folie soudaine a t'il eu en lui ? Les deux hommes renforcés par le général PHILIPPS, dépêché aussi par CLINTON (déjà ??), disposent de quelques 7000 hommes et vont, soudainement, trahir leur pays et faire le jeu des Anglais. ..
Aucune des troupes, dont l'une commandée par le Général LA FAYETTE qui pratiquera pourtant une habile tactique de harcèlement, ne pourront venir à bout de ces diables d'hommes qu'étaient Bénédict ARNOLD et son accolyte CORNWALLIS.
Qui saurait nous apporter des éléments de généalogie complémentaires sur cet ARNOLD d'Outre-Atlantique ?
Officier et marchand, né le 14 janvier 1741/1742 à Norwich, Connecticut, fils de Benedict Arnold, marchand, et de Hannah King, née Waterman ; le 22 février 1767, il épousa Margaret Mansfield, de New Haven, Connecticut, et ils eurent trois fils, puis le 8 avril 1779, Margaret (Peggy) Shippen, de Philadelphie, et ils eurent quatre fils et une fille ; décédé le 14 juin 1801 à Londres.
Bénédict ARNOLD
Cliquez sur l'image pour entrer dans le site qui lui est consacré
ET VOIR également :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Benedict_Arnold
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06 janvier 2007
De Suisse en Alsace les VERRIERS de notre parenté
Du Sundgau à la Haute-Alsace
en passant par la Suisse et la Forêt Noire
la transmission des patronymes des verriers ….
L’art du verre existait certainement autour de l’Abbaye de LUCELLE, en Alsace, dès le début du 16ème siècle.
En 1552, le Frère Nicolas, Abbé de LUCELLE (dans le canton de FERRETTE) , accorde à un certain André SPARR le droit de laisser pâturer ses chèvres sur le « GLASGRUND » et d’y établir une maison. Outre la dîme sur les fruits et la livraison d’un chevreau, sur dix à naître, il donnera un chevreau à Pâques, un à la Pentecôte et un bouc en automne.
Un autre bail sera accordé en 1557 au « GLASGRUND » à Felippen de ROCKENBERCK
A proximité, en Suisse, existait d’ailleurs dès le 15ème siècle, un groupe de Verriers dans la cluse entre BALSTHAL et OENSINGEN au Nord de SOLEURE et dépendant de la Seigneurie de FALKENSTEIN.
Ils étaient nombreux et avaient édicté dès 1480 certaines règles pour la vie en corporation.
Ce métier de Verrier ne se transmettait pas en dehors du cercle familial avec une durée d’apprentissage de quatre ans.
Dès 1570, s’ouvre à WELSCHENROHR en Suisse, une verrerie qui s’établira au RÜSCHGRABEN au Sud de GÄNZBRUNNEN où apparaissent les premiers patronymes bien connus qui vont, de verreries en verreries, se propager par les unions entre gens de même corporation.
C’est ainsi que nous trouvons dans cette verrerie, les noms de Simon et Urs HUG, Jean ROBISCHON, Jacques MEYER et un peu plus tardivement celui de Jacques ROBISCHON cité dans l’acensement d’une durée de 20 ans en 1636. Tous étaient catholiques.
Malheureusement, cette verrerie s’éteint en 1651 par rupture des autorités. Henri ENGEL, Bailleur obtint alors une indemnité d’un montant de 1000 Livres, ce qui va lui permettre d’installer une nouvelle verrerie à SOULTZ près de GUEBWILLER en Alsace au lieu dit RIMBACH.
En 1642, existait également en Alsace, une autre verrerie à RAEDERSDORF dans le secteur de FERRETTE sur la route de LIGSDORF à FOLGENSBOURG dans le SUNDGAU, où là encore nous retrouvons dans les registres tenu par le Prieuré de LUPPACH : Jacques HUG époux d’Elisabeth d’OBERNDORF ainsi que Pierre HUG époux de Marie SCHMID.
En 1649, 50 troncs de sapin vont être alloués aux verriers pour la construction de maisons et granges à Urs HUG Maître verrier à la NEUNEICH dont la verrerie s’appelera « GLASERBERG », nom qui subsiste au passage du col entre Fordere Birgmatte et Saint Pierre.
La verrerie se déplacera sur les bans de LIGSDORF vers 1660.
Les registres paroissiaux de cette commune nous permettent de rencontrer de nouveaux noms de Verriers tels que : Jean FRÖLIGER – Jean HUG marié à Elisabeth SCHMID – Gaspard GRESLI (ou GRESSEL – GRÄSSEL) – Pierre SCHMID époux d’Elisabeth MEYER et Jacques SCHMID, Urs MATHIS époux d’Elisabeth GRESLIN (qui sont mes ancêtres…) Mais aussi Georges FRÖLIGER et son épouse Eve SCHMID – Jean MEYER et son épouse Anne HUG – Jean STUDER – Claude BURREY que l’on retrouvera quelques années plus tard à la verrerie de WILDENSTEIN et partira à LUCELLE en 1679, - Henri et Jean Jacques BURREY – Gaspard GRÄSSEL dit le jeune – Urs FRÖLINGER – Etienne, Henri et Georg HUG ainsi que Michel GREINER venu lui de la Forêt Noire.
Le 3 août 1656, l’Abbé de LUCELLE et de MAULBRONN, Bernard BUCHINGER, accordera aux Maîtres Verriers Victor, Urs, et Jodocus tous frères HUG ainsi qu’à Jean FRÖLICH marié à Madeleine HUG, à Gaspard GRESSEL marié à Anne HUG et consorts, un bail pour installer une verrerie sur son territoire. Le contrat d’acensement sera signé à LÖWENBOURG avec paiement de 200 Livres. Tous les Bailleurs travaillaient alors pour la verrerie de RAEDERSDORF.
Ces HUG avaient formé une famille verrière dès le 16ème siècle à SOLEURE (WELSCHENROHR, GÄNZBRUNNEN, BALSTHAL) tandis que les GRÄSSEL étaient eux originaires de BAVIERE puis émigreront en BADE WURTEMBERG, également en Forêt Noire puis dans l’Alsace du Nord et retourneront en SUISSE dès 1628. Jean FRÖLICH, apprenti verrier, venait lui de la Forêt de WANGENBOURG où il s’était sans doute réfugié pendant la guerre de trente ans avec son Maître Sébastien SCHMID
Le 13 mai 1679, la verrerie de LUCELLE est créée et l’on y retrouve là encore, des verriers bien connus : Henri HUG , Jean Gaspard GRÄSSEL (GRESLI), Jean Jacques HUG, Jean FRÖLICHER , Jean Henri HUG, Henri FRÖLICHER, et un des fils d’Henri HUG. Tous ces verriers confirmés viennent de FERRETTE appartenant au Duc de Mazarin et le bail d’acensement est signé pour une durée de 25 ans par Henri HUG, Gaspard GRÄSSEL et Henri FRÖLICHER, ce dernier et sa famille seront d’ailleurs repartis avant le terme du contrat.
Se rajouteront à cette colonie déjà nombreuse de verriers, Claude BURREY époux de Marie ROBISCHON, qui souscrit en 1692 un bail pour une place au four, ainsi que Thomas SIGWART, Georges HUG, Samuel SCHMID venu de HANAWALD près de Saint Blasien en Forêt Noire et qui est marié, en secondes noces pour elle, à Madeleine HUG, ainsi qu’Aldaric BURREY époux de Vérona HUG, autre Jean HUG, tandis que François HUG époux de Cunégonde RASPILLER de LOBSCHEZ, Urs GRÄSSEL et Thomas HUG les rejoindront par la suite.
En 1651, pour revenir quelque peu en arrière, avait débuté la première verrerie de SOULTZ-RIMBACH près de GUEBWILLER. Là encore les registres paroissiaux débutant en 1600 nous apprennent que dès 1630, sont célébrés des baptêmes d’enfants de verriers provenant soit du canton de SOLEURE et demeurant à la GLASHUTE ce qui tendrait à prouver qu’avant cette première verrerie existait déjà une GLASHUTTE où les familles ENGEL, MATHIS, PROBST et MEGLIN semblent être particulièrement bien établies.
Verrerie de Saint-Louis 1835
Il semblerait que dès l’extinction de la verrerie de RÖSCHGRABEN WELSCHENROHR dirigée par Henri ENGEL, verrerie créée par une colonie de verriers et d’aides de la région du Nord de SOLEURE, ai eu pour conséquence cette arrivée massive de verriers sur SOULTZ.
En effet, nous y retrouvons les couples suivants : Jean Jacques ENGEL époux d’Elisabeth HUG, Pierre ENGEL époux de Brigitte MEYER, Henri ENGEL marié à Agnès MEGLY qui est le Maître de la verrerie, Urs ENGEL marié le 30 septembre 1652 à SOULTZ à Elisabeth MEISTER, Jodocus ENGEL venu de SCHUPFHEIM dans l’Entlebuch en Suisse puis, Victor ENGEL de WELSCHENROHR, Urs ENGEL marié à Barbe MEYER, Jean Jacques ENGEL époux d’Eve STUDER, qui seront rejoints par Urs MATHIS époux de Marie Elisabeth GRÄSSLIN Simon MEGLY frère d’Agnès MEGLY et beau-frère d’Henri ENGEL, Simon étant l’époux d’Eve MUNSCH
Entre 1635 et 1757 de nombreuses naissances seront enregistrées ainsi que de très nombreux mariages dès 1651 concernant d’ailleurs les couples énumérés ci-dessus.
Nous apprenons d’ailleurs, au travers de ces paroissiaux, que le jeune Simon ENGEL fils de Jean Jacques ENGEL et d’Elisabeth HUG, né le 11 jui 1657 aura un destin tragique puisqu’il sera tué par un loup le 8.6.1669, il était leur premier enfant !
Outre tous ces ENGEL et leurs épouses, viendront se joindre à eux provenant du canton de SOLEURE Jean PROBST de MUMLISWILL, Urs BRUNNER de MATZENDORF et époux de Marie ENGEL et Gaspard SCHNEIDER d’ERSWILL.
Chose inouï, se joindra à tout ce petit monde, un étranger provenant d’une verrerie Italienne le dénommé Jean Baptiste CINGANO qui rejoint la verrerie de SOULTZ en 1770. Il faut dire, qu’il existait entre la verrerie de SOULTZ et les verreries italiennes de sérieuses relations amicales et que cette venue assez exceptionnelle dans une corporation n’acceptant pas les étrangers autres que Suisses ou Allemands, l’est suffisamment pour être soulignée.
Se joindront également : Georges WALCH venu du Diocèse de SALZBOURG marié à Agnès ENGEL, Jacques GRINNER originaire de BARR dans le canton de ZUY marié à Jacobée GRILL de SURSEE, Jean Thiéabaud MEGLY ainsi que Jean Martin GRINNER (KRIENNER) fils de Michel et originaire de Saint-Blasien et de Marie GRÄSSEL de LIGSDORF marié le 13 janvier 1681 à Jacobéa ENGEL fille de feu Pierre ENGEL et demeurante à SOULTZ.
En 1680 étaient également arrivés, Jean Jacques et Jean Wolf MATHIS époux de Anne Marie ENGEL qui sera, ce dernier, avec son frère Jean et son père Urs, les signataires en 1687 d’un bail à la verrerie de RIBEAUVILLE avec également Georges BRETZNER époux d’Elisabeth MATHIS qui venaient également d’arriver à SOULTZ à cette époque. De nombreux enfants naîtront également de tous ces couples.
Nous y retrouvons également les nommés Thomas MEGLY, Jean Jacques MEYER, Henri SCHMID et Jean SIGWART, les BURREY sont aussi présents en 1680 à SOULTZ (Blaise Jean et Urs BURREY = BORA).
Henri ENGEL sera le Prévôt de la verrerie de SOULTZ dès 1698 puis ce sera le tour de Michel RAPP Prévôt en 1707, et Jean WEIBEL en 1712.
Le 22 juin 1670 sera construite une chapelle dédiée à Saint-Antoine de Padoue dont l’édification est confiée à Peter am Platz un citoyen de la ville.
Deux verreries se succèderont au cours de la période 1651 à 1714. Les terrains essartés par les verriers devinrent en définitive deux marcairies décrites en 1755 dans un relevé de biens de la commune par un géomètre du nom de PETIN.
Les derniers verriers ou ouvriers seront les WALCH – les BRUNNER – ENGEL – RAPP – HUG – MEGLY qui habitaient tous au KOHLRAIN et en 1714 tous avaient quitté les lieux, pourtant quelques ENGEL subsisteront à SOULTZ puisque nous trouvons dans les registres paroissiaux quelques filles et fils ENGEL qui se marient encore au delà de cette date à SOULTZ et même bien au delà puisque le dernier mariage d’un fils ENGEL enregistré est celui de Georges Wilhelm ENGEL fils de Georges avec Cécile MEYER fille de François MEYER d’UNGERSHEIM le 12 novembre 1747 et celui d’une fille : Anne Marie ENGEL sœur du précédent, qui se marie le 10 juin 1754 à Jacques ACKERMANN un veuf de SOULTZ.
Une verrerie à UFFHOLTZ créée par les verriers de SOULTZ perdurera pendant douze années. L’Abbaye de MURBACH ayant mis gracieusement à la disposition de la ville un vaste massif forestier tout en se réservant les droits de capitainerie (chasses).
Le 31 décembre 1712, le Maire d’UFFHOLTZ avertit la Chancellerie de l’installation des verriers en leur offrant 80 thalers par an – l’accord est du 21 mars 1714.
On y retrouve alors des noms bien connus :
Jean WEIBEL époux de Barbe ENGEL et leur fils Jean dit le jeune – Joseph WALCH époux de Anne Marie ROBISCHON – Martin MEGLIN – Joseph SÄGER – et Martin GRINNER qui ont l’autorisation de s’établir à ERTZBACH en bas du Molkenrain non loin des ruines du château de HERRENFLUH.
Jean WEIBEL meurt en 1720 et son inventaire au décès fait apparaître qu’il possède une maisonnette avec ses annexes et une place au four représentant 122 Thalers soit environ 274 Livres – la place au four ira à Durs WEIBEL son fils aîné.
Cette verrerie fermera ses portes le 24 juin 1726, les WEIBEL gagneront la Franche-Comté tandit que les WALCH partiront sur WILDENSTEIN.
En mars 1667 la Verrerie de RIBEAUVILLE ouvre ses portes. C’est Zacharie GRIENER né vers 1644 (un autre de mes ancêtres), qui en 1668 en deviendra le Maître, il est dit à son décès le 10.2.1710 originaire de Saint-Blaise en Forêt Noire et est âgé de 66 ans . En 1668 se marie également Jacques GREINER, puis en novembre 1669 Jean ANDRES qui épouse Marie SCHMID venus de WANGENBOURG.
Puis en novembre 1670 arriveront les frères François et Jean Baptiste CINGANO ce dernier que nous avons déjà rencontré à SOULTZ.
En 1668 nous apprenons également que l’un des FRÖLICHER et l’un des GREINER sont décédés.
Le bail du 30 mai 1777 confirme celui qui avait été établi le 22 mars 1672 ou Jean Baptiste CINGANO accordait la moitié des places que les verriers censiers venaient de lui céder.
Mais bien avant cela, le 11 août 1674 les archives de RIBEAUVILLE enregistrent des heurts et des plaintes concernant des bagarres entre verriers… La cohabitation ne semble pas plaire à tout le monde et un verrier de MARIENKIRCH (Sainte-Marie-aux-Mines) fondé de pouvoir de Jean Baptiste CINGANO, Maître dans la verrerie de l’EBERLINSMATT, se trouvant à VERDUN (où il semble qu’il y ait eu une verrerie également), rappelle aux verriers ROUCHEMONT et Vincent BRUNLEN le contrat qu’ils ont souscrit pour un an et par lequel ils ont accepté de travailler aux quatre places de four appartenant au dit CINGANO et à en payer la redevance.
Les intéressés ne veulent plus travailler avec les « Allemands » dont ils ne comprennent pas la langue et sont constamment insultés et injuriés et ne peuvent donc s’arranger avec eux. Pourtant, cette explication ne satisfait pas le fondé de pouvoir de CINGANO, qui trouve que le prétexte pour rompre le contrat est un peu tiré par les cheveux… et leur conseille de se plaindre à la Chancellerie si quelqu’un leur fait tort !
Le 11 août 1674, bien aise de cette recommandation, nos deux comparses ROUCHEMONT et Vincent BRUNLEN, se plaignent donc à qui de droit et entre autres petits « noms d’oiseaux », à l’encontre de leurs « collègues » , s’en prennent à Jean Jacques ROTH, (l’un de mes ancêtres), munis tous les deux de fourche et de barre de fer !!! Heureusement, un colporteur de passage arrêtera ces bras vengeurs qui voulaient s’en prendre également à Georges GREINER… Il faut reconnaître que ces individus n’avaient pas tous les torts car, lors du procès-verbal, il fut réveler que la femme de Jean ROTH avait traité celle de ROUCHEMONT de « Welsche Gucumer » (que l’on peut traduire par « gourde de Française »…) ce qui fut du plus mauvais effet on s’en doute et d’où la colère des deux Welsches…
D’autres incidents émaillèrent encore les relations entre les verriers et les bûcherons, à tel point que n’ayant plus suffisamment de bois, les verriers avaient été obligés d’arrêter la production en 1674.
Leur situation financière n’était plus équilibrée et les démêlés avec les Bûcherons provenaient d’ailleurs du non règlement de leurs créances que les verriers avaient pourtant promis de régler en verres. En juin 1674 les verriers demandèrent à la Seigneurie un délai de paiement, leur four s’étant effondré.
Jean Baptiste CINGANO meurt en fin 1674. C’est aussi l’époque où l’armée de TURENNE est en campagne en ALSACE. La verrerie s’éteindra pendant quelques années.
Jusqu’en 1687, date à laquelle fut signé le premier bail, quelques noms d’aides et de verriers apparaissent : ANDRES, GREINER, ROTH venu du pays de SOLEURE, SCHMIDT, GETSCHY, MATHIS, GRÄSSEL, WINTER, MOSER, BOTZ, HUG reviennent régulièrement (relevés de J.L. KLIENDIEST et André GANTER)
L’acensement du 1.1.1687 nous apprend qu’il est signé de 8 Censitaires parmi lesquels :
Jean Georges FISCHER venant de SAVOIE époux de Barbe MEYER originaire du diocèse de Bâle (d’AUSTHAL), Urs MATHIS et ses fils Jean et Wolff MATHIS venus de Forêt Noire mais ayant, au préalable, transité par la verrerie de SOULTZ – Georges BRETZNER de SALZBOURG – Jean Daniel MËGLIN de SOULTZ – Jean Goerges GREINER venu de Forêt Noire et Jean Jacques ROTH du canton de SOLEURE.
Parmi le personnel verrier avant 1700, nous trouvons avec leurs épouses : Appolon et Joseph KOPP – Maurice GRÄSSLER – Jean Jacques, Christian, Jean Martin MATHIS, Jean Jacques UBERALL de FERRETTE, Gaspard, Jean Michel, Jean Georges, Jean Martin FISCHER, Zacharie SAMUEL, Adam GRIENER, Gaspard ENGEL, et Joseph ROTH..
Le prévôt se trouve être Wolff MATHIS, il meurt le 24 novembre 1727 âgé de 72 ans donc né vers 1655. Le bail est conclu pour une durée de 20 ans dès 1701 depuis la Saint-Martin pour 200 Florins annuels.
Le 28 janvier 1704, les verriers Jean Wolff MATHIS et Samuel GRINNER diront que le bois se trouve trop loin et demande l’autorisation de déplacer leur four à ADELSPACH ! Ce qui leur sera accordé.
Pendant quinze années, vont alors travailler avec eux, les verriers suivants : Christian MATHIS natif de FERRETTE qui moura le 3.11.1718 âgé de 51 ans dit Verrier de Ribeauvillé,(épousera Barbara ROTH qui décède à la Verrerie le 30.3.1712 âgée de 43 ans) Samuel, Antoine, Dors, Jacques, Jean Georges, Jean Wolff MATHIS qui est le Prévôt, Jean Adam GREINER, Dors KELLER, Nicolas GEBURT, Nicolas GREINER, André et Jean ENTZMANN, Martin BRETZNER, Christian WEGSCHEIDER, Théodore et Jean HOELTZLE, Jean Conrad GRESLY, et André WEGSCHEIDER, tous mariés à des filles de verriers.
En 1707, trois verriers : Bartholomé BRETZNER avec son beau-frère Mathieu GRINNER et Jean Adam GRINNER quittent RIBEAUVILLE et fondent, avec Michel SCHWERRER de WALTEMBOURG, Jacques BOURGON et Pierre STENGER de SOUCHT-MEISENTHAL, la verrerie de Plaine de WALSCH VALLERYSTAL qui emploiera 1250 personnes….
Le 16 décembre 1722, la veuve de Samuel GREINER : Elisabeth Eve MATHIS et ses enfants ainsi qu’Agnès BRETZNER épouse de Nicolas GEWURTH, André GREINER, Jean Georges et Martin BRETZNER et pour Bartholomé leur frère, (verrier à Plaine de WALSCH décédé à OBERSTEIGEN alors qu’il se rendait dans cette nouvelle verrerie), vendent leurs parts de la verrerie de la FORDEREN REIMBACH (Grande Verrerie) avec trois places de four et toutes les dépendances, droits et maisons, granges, étables, champs, prés, jardins et droit de pâturage à Casimir KROEBER Maître des rentes de la Maison de BIRKENFELD pour 1200 Livres.
La veuve Elisabeth-Eve MATHIS continuera, cependant, d’habiter sa maison jusqu’à Pâques et se réservera la propriété de la petite cloche qui surmonte sa maison ainsi que le droit de la démonter quand bon il lui semblera…
Les verriers quitteront donc RIBEAUVILLE pour la verrerie du HANG près de BOURG BRUCHE…mais voyons comment !
Le 24 septembre 1723, Jean Wolff MATHIS verrier et Prévôt cède sa part à Durs MATHIS avec prise de possession à la Saint-Georges 1724 pour 330 Florins. Jean Wolff MATHIS était marié à Barbe ENTZMANN il décèdera avant d’avoir pu donner toutes ses instructions mais avait fait promettre à ses fils Antoine et Samuel de pouvoir entrer en possession de sa part dans un délai de deux ans et 14 jours s’ils en avaient les moyens. Durs MATHIS, cèdera à son tour, sa part à la Seigneurie le 4 juin 1727 pour 560 Livres.
Parmi les autres héritiers : Christian LORBER et son épouse Anne MATHIS, Théodore HOELTZLE et son épouse Anne Marie MATHIS, ainsi qu’Eve MATHIS et André ENTZMANN, tous verriers, qui vendent le 16 mai 1730 à Durs MATHIS leur part de l’héritage pour 600 Livres, ce qui règlera les dettes du décédé – la verrerie s’éteindra en 1733.
Avant de nous rendre au HANG où une autre verrerie a vu le jour en 1723, voyons d’un peu plus près la provenance de nos verriers :
- Mathieu MEYER arrivait de SALZBOURG
- Jacques HUBER de ROMOS en Suisse
- Marie Catherine GRINNER du WURTEMBERG
- Jean Melchior KELLER d’ENLINGEN près de RISACH
- Abraham ENGEL de RIGA
- Gaspard SIGLI verrier de BONDORF en Forêt Noire
- Grégoire BÖGLY de Suisse
- Mathieu BUCKLE de la verrerie de GRÜNWALD en Forêt Noire
- Jean ROTH d’ARMSDORF en Suisse
- Elisabeth SIGWART de SOLEURE
- Christian LOBER de Saint Blasien
- Thomas HUG de KIRZARTEN près de FRIBOURG
- Michel GRUBER du Tyrol
- Barbe MEYER de l’Evêché de Bâle
- André ENTZMANN de WEHSCHENROHR en Suisse
- Joseph TRIMBACHER et André WEGSCHEIDER de BERCHTESGADEN au Tyrol
Nous le constatons que de provenances, que de patronymes, qui sont ensuite devenus des noms très portés en ALSACE et ont formé des grandes familles de verriers et de marcaires qui, aujourd’hui encore prolifèrent.
Nous arrivons enfin au HANG, verrerie qui sera construite en 1723.
En décembre 1722, Nicolas GEWURTH, qui devient Prévôt de celle-ci jusqu’à son décès survenu en 1726, est dit tailleur de verre et est l’époux d’Agnès BRETZNER – il a vendu ses parts de RIBEAUVILLE et se retrouve donc dans cette verrerie à BOURG BRUCHE en même temps que la veuve de Samuel GRINNER qui a enfin quitté sa maison : Elisabeth-Eve MATHIS qui a vendu trois places en son nom et en ceux d’Agnès, Jean Georges, et Martin BRETZNER et André GRINNER qui sont tous verriers.
Tous se retrouvent dans cette nouvelle verrerie au pied du Climont (Wemberg) près de ce petit bourg alsacien sur les terrains appartenant à Jean Henri d’ANTHES (1670-1733 ) Maître de Forges, fils de Philippe Michel d’ANTHES directeur des Forges de BELFORT, celui-là même qui a également créé la Manufacture d’armes blanches de KLINGENTHAL où d’ailleurs une partie des MATHIS se retrouveront et créeront curieusement, un cousinage entre Christian mon époux et moi même, les siens de MATHIS entrés au service de cette Manufacture, les miens oeuvrant dans le verre depuis des décennies…
Nicolas GEWURTH aidé de son futur gendre Melchior SCHMIDT venu de RONCHAMP près de BELFORT ouvrent le feu, si je puis dire, auxquels se joindront bientôt Christian GREINER, Pierre SPIES époux de Madeleine DIES veuve de Jean Georges BRETZNER, Jean ROHR (RÖHRLY) marié à Anne Marie BRETZNER et Conrad WENCK.
Martin BRETZNER succèdera comme Prévôt en 1726 à la mort de Nicolas GEWURTH étant l’époux de Elisabeth MATHIS. André GRIENNER marié à Anne Barbe RASPILLER se joindront à tout ce petit monde entre 1730 et 1750 et l’on y retrouvera également les verriers Ursus (Urs ou Dors) MATHIS marié à Elisabeth SIGWART, qui ont quitté RIBEAUVILLE en 1733, et qui sont les parents de Chrysosthome et Melchior MATHIS tous verriers. Egalement, Victor, Melchior et Jean Georges BRETZNER ainsi que Jean Baptiste RASPILLER marié à Elisabeth GRIENNER se joindront à eux.
Chrisosthome MATHIS cède en 1759 sa maison à son frère Melchior mais garde celle de leurs parents tandis que le père, sans doute devenu veuf, retournera à RIBEAUVILLE.
Cette verrerie s’éteindra en 1771 !
Pendant ce temps, à WILDENSTEIN petit village niché au fond de la haute vallée de la Thur, et décrite par le Baron de DIETRICH, à la veille de la Révolution, une nouvelle verrerie voyait le jour, sous l’égide de plusieurs verriers de l’Abbaye de LUCELLE
En effet, le 3 novembre 1699, Jean Henri HUG rencontre le curé d’ODEREN : Jean Georges MEYER à l’Abbaye de MURBACH, pour convenir des sacrements à donner aux verriers, leurs familles et amis et ceux séjournant à la verrerie. Un accord sera donc conclu avec le dit curé pour une durée de dix ans avec une indemnité de 15 Livres qui lui seront versées pour ses déplacements.
L’acte d’acensement de la dite verrerie, qui confirme son installation, sera signé le 6.7.1700 et accordé par l’Abbé Philippe EBERHARDT de MURBACH aux verriers signataires à savoir : Jean Henri HUG époux d’Anne Marie SCHMIDT pour 4 places, François HUG époux de Cunégonde RASPILLER pour deux places, Jean Jacques HUG époux d’Anne Marie SCHMIDT pour 2 places.
Ces verriers seraient venus de LIGSDORF cependant que leur activité est attestée dans les registres de l’Abbaye de LUCELLE de même que pour Claude BURREY époux de Marie ROBISCHON.
Nous y retrouvons également les verriers déjà rencontrés : Georges HUG époux de Marguerite RINGLER, Blaise BURREY époux de Marie HUG, et le Prévôt de 1714 à 1734 Samuel HUG marié à Marie Madeleine RAPP.
Puis les rejoindront Urs ROBISCHON fils de Gaspard, venu de LUCELLE lui aussi, époux d’Anne Marie HUG et leurs trois fils : Samuel, Nicolas et Antoine ROBISCHON qui deviendront à WILDENSTEIN des REBISCHUNG, de même Jean Michel REBISCHUNG époux de Catherine LUTHRINGER qui auront deux fils Jean Gaspard et Jean Michel d’où sera issu l’écrivain François Antoine REBISCHUNG (1847-1923)[*]
Dans les registres paroissiaux d’ODEREN, qui possède à l’époque la seule église de la haute vallée, nous ne trouverons pas moins de 16 familles HUG, 9 chez les BURREY et des patronymes qui deviendront ensuite légion dans la vallée et perdurent encore aujourd’hui : SCHMIDT – WALCH – ROBISCHUNG – UBERALL – FISCHER – GREINER – BRUNNER – FRÖLIGER – MULLER – HAUER – HEITZMANN – VOGT tous verriers ou bûcherons, tiseurs de four – fondeurs de fusion de verre – aide-verriers - colporteurs de verre… etc..
Les KIENTZY, quant à eux, également prolifiques par leur descendance encore actuelle, apparaîtront en 1758 par la venue de François Joseph KIENTZY fils de Jérôme époux d’Anne Marie SCHMIDT (encore une) elle même fille de Michel SCHMIDT et d’Elisabeth BURREY..
La verrerie devait être démolie entre 1885 et 1887 et avait fait vivre pendant des décennies des familles entières de verriers et d’autres profession annexes et tout aussi nobles.
WILDENSTEIN devait devenir pratiquement une petite « République » ayant à sa tête un Maire. Elle deviendra véritablement commune en 1796 avec les annexes du Bramont, Felsen (autrefois une Métaierie) Brücklé, Rotenbach (jadis un passage entre la vallée de Munster et la Bresse), Obergerstenbach, Neuroth, Kleinrunz, Hasenloch, Holzhauermatten, pratiquement toutes citées depuis le 18ème siècle.
WILDENSTEIN autrefois...
Parmi ses Maires, nous ne devons pas oublié Zéphirin KIENTZY (Maire de 1835-1884) né en 1808 et décédé en 1884 à WILDENSTEIN, promoteur de la multiplication artificielle des poissons faite par Rémy et Géhin de la Bresse vers 1860 à WILDENSTEIN…, mais aussi Directeur de la Verrerie ainsi que des entreprises textiles locales. Membre du Conseil Général et Inspecteur des écoles du canton.
Madeleine Arnold Tétard
Sources : RP Soultz Guebwiller relevés André Ganter 1978 – Relevés BEHRA Wildenstein - Extrait de « Les Verreries de :
« Les verreries du pays de FERRETTE » Saison d’Alsace du 16ème au 20ème siècle Edtions La Nuée bleue -Iconographies personnelles (coll.perso) – Histoire de Wildenstein Baquol coll. Perso - La plupart de ces familles sont dans mes branches de parenté du côté maternel de mon père.
[*]- F.A. Rebischung (°Wildenstein 28.6.1847 + Husseren Wesserling 10.3.1923) fut Directeur de l’école industrielle de Wesserling de 1873 à 1911. Ecrivain il a publié des récits de voyages mais aussi quelques études consacrées aux vieux métiers des Vosges « Le bûcheron de la vieille montagne » - « Le charbonnier des Vosges » « Les mémoires d’un guide octogénaire » et bien d’autres encore.
Publié par mes soins dans "ECLAT DE VERRE" Bulletin de l’Ass.des Verriers de l’Est n°6 – 2006 -
Plusieurs Association des amis de VERRIERS existent en Alsace citons : Les AMIS des VERRIERS de WILDENSTEIN Bulletin S'GLASERBLÄTTLE mais aussi GENVERRE Généalogie des VERRIERS D'EUROPE à SARREBOURG Bulletin : ECLATS DE VERRE.
A noter que le Musée Serret de Saint Amarin conserve de nombreux verres, carafes décorées et bouteilles provenant de l’ancienne verrerie de WILDENSTEIN.
cliquez sur le drapeau pour accéder à ce message en anglais
13 décembre 2006
LES AUTRES FAMILLES ARNOLD D'ALSACE
De nombreuses autres familles portant le patronyme ARNOLD ont vu le jour en ALSACE-LORRAINE il ne faudrait pas croire cependant qu'elles ont toutes entre elle un ancêtre commun. Loin s'en faut !
Dans la vallée de SAINT AMARIN plusieurs familles de ce nom existent depuis le 16e siècle l'une à WILLER- SUR-THUR ayant des ramifications sur GEISHOUSE et sur GOLDBACH-ALTENBACH qui, ont certainement une racine commune, tandis que la famille ARNOLD de la Haute-Vallée de la Thur, c'est à dire la nôtre,(KRUTH) n'y est arrivée qu' à la moitié du 17e siècle (1659) et possède une origine Lorraine avec un patronyme qui de ARNOULX s'est transformé en Alsace en ARNOLDT puis ARNOLD.
Ce patronyme étant un prénom, il a donc pu être porté par de nombreuses personnes au fil des siècles sans pour autant qu'elles aient une parenté commune.
Une autre famille ARNOLD se situe dans la Vallée de MASEVAUX dont plusieurs d'entre nous parmi les ARNOLD de KRUTH, sommes d'ailleurs également issus par le biais des familles MUNSCH et BEHRA.
Goldbach (cliquez sur la photo pour accéder à la Notice de famille ARNOLD du CDHF)
Existent également plusieurs familles ARNOLD ayant leurs racines en Allemagne, Luxembourg, Suisse etc..
L'immigration Helvétique dans la principauté de Murbach et de Lure après la guerre de Trente Ans (de Roger Delamare) : révèle plusieurs chefs de famille ARNOLD étant arrivés en Alsace comme, par exemple, Michel ARNOLD provenant du canton de BERNE arrondissement de Konolfingen-Munsingen et qui s'installera à Wittenheim par son mariage le 28.8.1697 avec Marie HEIDERin - également plusieurs filles ARNOLD comme Catherine venant d'Argovie arrondissement de Zofingen qui se mariera à Willer sur Thur avec un de ses compatriotes Jodocus WEYSS originaire d'Hochdorf canton de Lucerne le 13.9.1696 ou, Marie ARNOLD provenant de Lucerne qui se mariera à GUEBWILLER le 8.4.1668 avec Jean Théobald BÜCKEL dont une fille leur naîtra avant mariage. Egalement François ARNOLD originaire de Thurgovie commune d'Altishausen marié à ROUFFACH en Alsace le 31.1.1701 à Gertrude BRACHMONATdont une large descendance existe encore actuellement.
A ROSBRUCK en Moselle, nous trouvons également une famille ARNOLD tantôt dite ARNOULD ou ARNU selon les scribes qui prend, semble-t'il ses racines avec Jean Adam ARNOLD Journalier marié à Barbe WEYLAND : ils auront onze enfants tous nés à EMMERSWEILER, le patronyme curieusement deviendra ARNOULD avec Nicolas qui fut Garde-Forestier marié à Augustine DELLION né à Moyeuvre et décédé à Rosbruck en 1870 puis en ARNU avec Pierre, frère de Nicolas Cordonnier né à Folkling en 1793 et décédé en 1871 à Rosbruck ! Pourquoi une telle évolution du patronyme nous l'ignorons !
Autre famille ARNOLD -ARNOULD à FREYMING avec Marie qui épousera Nicolas TRINCKWELD et autre Nicolas fils de Jacques et de MARTIN Louise qui fut Douanier à Moyeuvre et décèdera dans cette ville en 1813..
Parlons également d'une famille ARNOLD de MITTELBERGHEIM dans le Bas-Rhin dont les racines semblent débuter avec Marc ARNOLD dont l'épouse nous est inconnue.
Par ailleurs dans le Régiment de LA MARCK (qui fut incorporé en 1791 dans l'armée Nationale sous le nom du 77ème R.I. ) nous trouvons mention de divers ARNOLD originaire de NASSAU-WIRZBOURG ou de DAHN Evêché de SPIRE juridiction d'ATTENSTATT (?) également quelques natifs de WASSELONE en Alsace... Egalement dans le Régiment ROYAL-BAVIERE plusieurs ARNOLD natifs de DARNSTADT ou de FRIBOURG et dans le Régiment Royal HESSE DARMSTATT plusieurs ARNOLD natifs d'OTTERSCHWYR juridiction de RASTADT (Bade) et de DAHN (ALTENSTADT près SPIRE) ce dernier prénommé Jacob passera d'ailleurs au Régiment de LA MARCK le 30 avril 1781 et pour finir un Martin ARNOLD natif de Breidenbrunn près de MINDELHEIM en Bavière MITTENSWALD ?? à la frontière du Tyrol..
Sans compter une grande famille ARNOLD native de ROSENWILLER et de MUTTERSHOLTZ dont les descendants sont actuellement connus.
ROUFFACH dans le Haut-Rhin
Parlons également de la famille ARNOLD de ROUFFACH puisant ses racines dans le diocèse de CONSTANCE en Allemagne et qui devinrent de puissants Vignerons dans ce village d'Alsace au 18ème siècle mais dont certains des membres montèrent dans le Nord de la France du fait de leur profession ayant trait aux tissages et poussèrent même jusqu'en BELGIQUE donnant descendance sur ce pays - Dans cette branche un ARNOLD fit d'ailleurs parler de lui au moment de la Commune de PARIS..
Léon Georges ARNOLD né à Lille en 1837 et décédé à Sceaux en 1912 était issu de la petite Bourgeoisie et obtint un diplôme d'architecture et sera nommé Sous-Inspecteur des travaux de la ville de Paris. Durant le siège de Paris en 1870, il appartenait à la Garde Nationale et milita pour que des élections soient réclamées par le Comité Central. Il fut le rédacteur de l'Affiche Noire. Elu au Conseil de la Commune, le 16 avril, par le 18è arrondissement, il s'y fit le porte-parole et le défenseur du Comité Central au nom de l'efficacité. Le Conseil de guerre le condamna le 12 janvier 1872 à la déportation dans une enceinte fortifiée. A son retour, il redevint Architecte de la ville de PARIS. Il n'avait pas d'opinions politiques marquées mais un esprit pratique et un grand réalisme. Son frère Henri ARNOLD fut arrêté le 23 mai et fusillé dans la cour du Collège Rollin. Il avait refusé par "dignité personnelle" de retirer son uniforme de Fédéré. (dictionnaire de la Commune)
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Déclaration de guerre 1870 au Sénat
Sans compter une autre famille ARNOLD établie à LAUTENBACH-ZELL dont plusieurs de ses membres sont cités dans les miliciables de l'an 1766 : Gangolphe Coupeur de bois de son état âgé de 23 ans et Jean Thiébaud ARNOLD Tisserand âgé de 21 ans. (







