03 février 2008
PAUL ARNOLD NOTRE COUSIN ECRIVAIN
Dans un an nous fêterons le centenaire de sa naissance...
Charles Joseph Paul ARNOLD (dit Paul) est né le 11 février 1909 à SOULTZ patrie de sa mère qui ne revint dans ce village, alors qu’elle demeurait à Mulhouse, que le temps d’accoucher dans la maison familiale. Aujourd’hui disparu, Paul ARNOLD est l’auteur de nombreux ouvrages.
Entre son activité littéraire et une carrière de Magistrat au Ministère de la Justice d’abord, puis au Tribunal et à la Cour d’Appel de Paris comme président de Chambre, il donnera toujours l’exemple du zèle et de la diligence à la tête d’une Chambre-pilote.
Dans son enfance, après la libération et jusqu’en 1926, il passait très souvent ses vacances à Kruth où était né son père. (1)
Outre ses talents d’écrivain, il ajoutait à son Art, celui de peintre et y plantait alors son chevalet ou fouillait dans les ruines du château de Wildenstein dont il dressait judicieusement les plans, puis, à l’âge de 15 ans, il dépouillera les archives de Kruth et d’Oderen pour dresser l’arbre généalogique de sa branche jusqu’à Claude ARNOLD.
Il ne comptait plus dans ses œuvres la petite plaquette de poèmes de jeunesse qu’il publiera en 1926 au moment ou commençaient pour lui ses véritables études de droit et de lettres à Strasbourg puis à Paris. Il situera ses véritables débuts d’écrivain en 1946 quand parut son livre « Frontières du théâtre » que l’Académie Française couronna, l’année suivante. Il fonda, cette année là, un périodique intitulé « La revue Théâtrale » avec le patronage de Louis Jouvet, Baty, Dullin, Barrault, Vilar et la collaboration de tous les grands auteurs.
Il dirigera cet organe jusqu’en 1958.
Cependant, les livres se succédaient, romans, poèmes, essais. En 1961, une bonne partie de la presse le donne pour le candidat favori du prix Goncourt pour son roman « Une larme pour tous » publié au Mercure de France. Il venait de percer le mystère de la Fraternité Rose-Croix dans un livre dont la refonte sour le titre « La Rose-Croix et ses rapports avec la Franc-Maçonnerie » édité chez Maisonneuve et Larose en 1970, et qui révèlait les sources Strasbourgeoises dans les milieux des mystiques rhénans de ce mouvement spiritualiste.
C’était pour lui la base d’un travail sur le sens caché des pièces de Shakespaere « Clef pour Shakespaere » Librairie Vrin 1977 dont il allait retraduire pour le théâtre toute l’œuvre en 20 volumes à tirage limité.
Tandis que l’on jouait sur la scène ou à la radio ses propres pièces et ses adaptations, il allait, à partir de 1956 explorer le monde : Scandinavie – Groenland – Iran – Inde – Birmanie – Thaïlande – Cambodge – Chine ouverte et il rencontra pour la première foisen 1959 des lamas, moines tibétains réfugiés à Darjeeling, début d’une autre aventure étonnante. En 1961, il entreprit un tour complet du globe en deux mois : Argentine – Pérou – Bolivie – le Yucatan des Mayas – le Mexique des Aztèques – le Japon où il rencontrera une jeune femme tokyotaise qui, quatre années plus tard, allait devenir son épouse.
Il retournera quatre fois au Japon, six fois en Inde, passant des périodes de plus en plus longues dans une petite lamaserie himalayenne, s’initiant de plus près au Bouddhisme qui l’avait attiré dès l’enfance et en se laissant instruire dans les pratiques secrêtes. En 1965, il fut reçu par le Dalaï Lama à Dharamsala en une audience privée de deux heures. Il racontera toutes ces expériences dans deux ouvrages : « Avec les lamas tibétains » chez Fayard et « Avec les sages du Japon » également chez Fayard, livres traduits en plusieurs langues.
Tout cela ne l’empêchait pas de revenir fréquemment en Alsace, avant tout à Mulhouse où vivait sa mère veuve depuis 1950 que lui et sa femme, entouraient d’un véritable culte. Elle vint s’établir à Paris début 1973 pour s’y éteindre quelques semaines plus tard âgée de 93 ans dans une maison particulière que Paul partageait alors avec sa sœur (2) et la famille de celle-ci.
C’est peu après cet événement qu’il fonda une association bouddhiste pour y enseigner cette manière de vivre et il ouvrit dans le Jura un centre d’entraînement spirituel où vinrent enseigner des moines tibétains et un maître Zen. La même année, il organisera avec d’autres sociétés, un Congrès Bouddhiste Européen et il lancera l’idée d’une Union Bouddhiste d’Europe. Il allait fonder celle-ci en 1975 à Paris avec des représentants des principaux pays d’Europe dont il est resté très longtemps président.
L’année suivante, les Editions Albin Michel lui demandèrent une histoire de l’ALSACE et des mouvements spirituels de sa province natale. Ce sera alors « Histoire secrète de l’ALSACE » parue en 1979 et révèlant le substrat celtique de la race et de la culture Alsaciennes.
Mais depuis son séjour au Yucatan, un autre mystère l’intéressait : celui de l’origine des Mayas et le secret de leur écriture qui avait résisté au déchiffrement. Il allait percer ce double mystère en 1978 en démontrant la proche parenté des langues Mayas et Chinoise et l’origine commune des deux écritures. Ainsi il put traduire pour la première fois les trois seuls livres Mayas qui avaient échappés à la destruction « Le livre des morts Mayas » chez Laffont en 1978 traduit en Allemand, Italien et Espagnol.
Tandis que paraissait son plus récent roman « Le neuvième soleil » chez Curandéra en 1980, récit très symbolique, d’une lecture difficile, mais chargé d’une haute pensée et qui reçut en 1981 le Grand Prix de la Littérature Esotérique, il achevait de percer un autre mystère qui l’avait lui aussi fasciné depuis l’enfance, celui des Basques !
A 14 ans, il avait commencé à apprendre leur langue. Il démontre dans « Le mystère basque dévoilé » chez Rocher 1983, que les Basques sont les descendants directs des Crétois d’avant les Grecs, porteurs de la merveilleuse civilisation minoenne disparue il y a 3000 ans. Il réussit à déchiffrer par la langue basque leurs inscriptions restées incompréhensibles et à faire revivre toute une tranche d’histoire de l’homme.
Entre temps, lui et sa femme avaient quitté Paris pour s’installer dans une villa au dessus de Menton dans un fascinant panorama de mer et de montagnes. Ils y oeuvraient tous les deux dans la sérénité car l’épouse de Paul ARNOLD écrivait elle aussi mais en Japonnais.
Sa jeunesse d’esprit et sa bonne santé faisaient espérer encore de nombreux ouvrages qui auraient pu s’ajouter aux 51 volumes de son œuvre.
Il n’oublia jamais sa belle Alsace et le berceau de sa famille : Kruth où il possédait encore quelques parcelles de forêt transmises dans sa branche de père en fils (3).
Il s’éteindra dans sa belle villa en 1992.
Je regrette de n’avoir jamais pu rencontrer cet homme extraordinaire.
Biographie parue dans notre bulletin Bonjour les Cousins n° 8.
tous droits réservés - M.A.T.
(1) – Lucien lignée ABF Claude ARNOLD – par Antoine – Georges – Jean (frère de Joseph émigré au Texas) Augustin (qui fut Maire de Kruth) et Lucien puis Paul ARNOLD.
(2) – Claire épouse de André LEVADOUX, Conseiller honoraire à la Cour de Cassation
(3) – Lot de Paul ARNOLD : Schlossberg section 19 N° 4 et 39 – Wingleh section 20 n° 80 et 81 – Vorderer Runsche section 24 n° 12 et 34 et Lot de Claire née Arnold : Schlossberg section 19 n° 16 – Wingleh section 20 n° 92 – 93 – 99 – 125 et 156
voir biographie complémentaire sur http://patvlad.club.fr/p_arnold.html
Histoire Secrète de l’ALSACE
Par Paul ARNOLD
Chez Albin Michel 1979
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05 janvier 2008
Nous avons perdu un ami et cousin Neil MOLLOY
Neil R. Molloy est décédé Lundi 31 Décembre 2007. Compagnon de Judy Phelan notre cousine Américaine ; frère de Michael (Judy) Molloy et Mary Anne (Sam) Lane; fils de feu Michael J. et feue Dorothy Molloy; oncle de Michael (Christy), Sean et Emma; ses funérailles ont eu lieu le Samedi 5 janvier à 10h à Christ the King Catholic Church, 7316 Balson Ave., University City, MO et son enterrement à Calvary Cemetery.
Extraits d'un article publié dans St. Louis Post-Dispatch
Neil avait participé avec Judy à notre 5ème COUSINADE ARNOLD en 2005 et nous gardons de lui un merveilleux souvenir, celui d'un homme jovial et très heureux de se trouver en France, aux côtés de sa compagne Alsacienne dans l'âme. Ce fut certainement son dernier voyage en France mais nous penserons toujours à lui.
Neil se trouve être le second à droite de la dame en rose..à ses côtés notre cousine Judy lors de notre repas au GASCHNEY
Neil Molloy, longtemps à la direction du Logement pour le Comté de St. Louis.
Neil Molloy, dont le surnom était Cornelius, était un allié proche de Charlie Dooley. Il l’aida dans sa campagne malchanceuse et plus tard à son élection au pouvoir exécutif du Comté.
Dooley disait de Mr. Molloy "un ami personnel de longue date" et le décrivait comme "un collaborateur de mon administration."
"Il aimait la rudesse des politiques, il aimait le frisson de la bataille , disait," Brotherton. "Cependant les motivations de Neil étaient toujours pour l’amelioration de sa communauté et produisaient la compréhension des autres — particulièrement ceux qui ne pouvaient s’entraider."
Il restera dans nos souvenirs et nous présentons à Judy et toute sa famille tous nos profonds regrets de voir partir si brutalement cet homme si sympathique.
Madeleine ARNOLD TETARD pour ASS.I.F.ARNOLD
28 décembre 2007
TRES BELLE ANNEE 2008
A tous et toutes, cousins, cousines et ami(e)s de passage sur notre blog, nous souhaitons une très belle année 2008 pleine de promesses, de bonheur et de nouveaux ancêtres à découvrir.
N'oubliez pas notre 6ème COUSINADE les 15 et 16 août 2008 où nous formerons ensemble le voeu de renouveler la tendresse que nous portons à nos aïeux.
A tous et toutes, je souhaite la pleine réalisation de vos projets mais surtout une très belle santé à vous et aux vôtres.
Pour l'équipe ASS.I.F.ARNOLD
Madeleine ARNOLD TETARD
Présidente
village d'Alsace sous la neige (aquarelle M.A.T. repro.interdite)
18 décembre 2007
UN MAGNIFIQUE OUVRAGE SUR KRUTH vient de paraître
Un très bel ouvrage sur KRUTH vient de paraître chez Mémoires de Vie : "Reflets de vies" KRUTH retraçant depuis ses origines l'Histoire de notre village, également la vie environnementale, religieuse, associative, communale, scolaire, en fait toute la vie quotidienne d'un beau petit village Alsacien au creux de la haute vallée de la Thur - avec de nombreuses iconographies parfois inédites, et des informations historiques de première qualité.
Vous pouvez, vous renseigner pour obtenir cet ouvrage, auprès de la MAIRIE DE KRUTH (voir ci-dessous) - Un magnifique CADEAU de NOËL à faire à votre entourage familial..
Un grand merci aux auteurs de ce bel ouvrage : Valérie Clausse - Suzanne Gresse - Michèle Grunenwald - Marie-Elisabeth Schlussel - Béatrice Wehrlen - Florent Arnold - Justin Ecker - Jean-Paul Haller et Claude Walgenwitz et félicitations à eux pour la qualité de ce livre.
M.Arnold-Tétard
renseignements : Mairie de Kruth 55, grande rue 68820 KRUTH Tel 03 89 82 28 21 - mail mairie.kruth@wanadoo.fr -
photo : collection ASS.I.F.ARNOLD Kruth vers 1900.
01 décembre 2007
Le château d'ODEREN d'après Gilles SIFFERLEN
La première mention que l'histoire fait du village d'ODEREN, remonte à l'an 1253. A cette date, il y avait sur le MÄEREL un château.
Ce château pouvait être le plus ancien de tout le bailliage. C'était un de ces castels seigneuriaux, une de ces "villas" royales que les monarques francs avaient élevées en Alsace, dans nombre de sites charmants, dominant la contrée où ils se trouvaient. De GOLBERY, dans ses "ANTIQUITES D'ALSACE", nous fait du "Moerel" (sic) la courte description suivante :
"De Wesserling, l'oeil se repose à droite, sur un monticule en bosse de dromadaire, ce qui semble fermer la vallée derrière FELLERINGEN".
" Ce château, dit M.E.HANS dans ses notes manuscrites, fut construit pendant la période germanique".
Après avoir été cédé ou vendu en 1253 par les comtes de HORBOURG à l'abbaye de MURBACH, il passa aux nobles de BOLLWILLER.
En 1416, il fut l'objet d'un litige à main armée entre les comtes de MONTBELIARD-WURTEMBERG et l'abbaye de MURBACH. La construction féodale s'élevait à l'endroit le plus central et qui dominait le mieux la haute-vallée.
ODEREN vue sur le Maërle à droite au dessus de la chapelle Maria-Hilf (Notre Dame du Bon Secours)
Elle occupait le plus haut des deux sommets du Maërel. C'était également le plus rapproché du village et le plus abrupt, celui en face de la maison BOBENRIETH (à l'époque de G.SIFFERLEN ndlr). Le château commandait ODEREN et KRUTH, FELLERING et WESSERLING. Il pouvait facilement correspondre avec le château de WILDENSTEIN et avec celui du STÖRENBOURG, auquel de par sa situation, il ressemblait considérablement (château d'HUSSEREN-WESSERLING ndlr)
Aujourd'hui et même du temps de G. SIFFERLEN, il ne reste de ce château d'ODEREN que quelques vestiges de maçonnerie qui lui avait servi de fondements. Le nom que porte la montagne "KASTERLBERG" (mont du château) et le champ qui s'étend au pied du Maërel "KASTELAKER" (champ du château) sont autant de preuves en faveur de l'existence d'un vieux castel en cet endroit.
Il convient aussi de noter, à cette place, qu'il y avait au pied du Maërel, anciennement, un étang à carpes.
Outre le castel avec son étang poissonneux, il y avait encore, à l'autre extrémité d'ODEREN, une maison seigneuriale plus récente. La dernière habitation d'ODEREN (à l'époque de G.Sifferlen ndlr) en allant vers KRUTH, porte le nom de "SCHLÖSSEL", petit château. Plusieurs circonstances invitent à croire qu'il y avait autrefois, en ce lieu, une demeure princière. L'étang aux poissons qui se trouvait également non loin de là, faisait partie des biens appartenant au château de MURBACH et qui sont relatés dans leur Urbaire de 1550 et se trouvait à proximité de ce petit castel (heim Schlössel)
L'abbaye de MURBACH possession des puissants Abbés telle qu' aujourd'hui
Sources : La vallée de SAINT AMARIN Notes historiques et descriptives par l'Aumônier G. SIFFERLIN Livre IX tome III ODEREN - STRASBOURG 1909 F.X. LE ROUX & C° Libraires-Editeurs. ICONOGRAPHIES : ASS.I.F.ARNOLD tous droits réservés.
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20 novembre 2007
NOS ARNOLD au CANADA 1924-1949
En janvier 1985, nous avions relaté dans notre bulletin BONJOUR LES COUSINS n°14, par un article de notre cousine Alice WEIBEL de Malmerspach, le chemin de notre cousin le Révérend père Albert du Saint-Coeur-de-Marie O.S.S.T., en voici quelques extraits qui retracent la vie de ce saint homme au Canada et celle de ses soeurs.
Le très révérend père : Pierre de la Nativité, élu Supérieur majeur en mai 1948, pour donner une plus grande extension à l'Ordre, songea à faire venir des Soeurs trinitaires au Canada. En février 1949, la chose se réalisera et quatre Soeurs de la Congrégation de Sainte-Marthe arrivèrent au Canada. Leur maison se situait : 200 rue Prince de Galles à Longueuil. Il est intéressant de noter que l'une, d'entre elles, était la soeur de notre révérend Père Albert du Saint-Coeur-de-Marie qui se trouvait être, à l'époque, curé de la paroisse Saint-Jean de Matha à MONTREAL et considéré à juste titre comme l'un des fondateurs de la province Canadienne des Trinitaires.
A l'occasion de leur arrivée au Canada un chant de bienvenue leur fut composé par un certain J.D. Poirier en date du 3 février de cette même année 1949 qui commençait ainsi :
Salut vaillantes Trinitaires,
filles de Saint-Jean de Matha,
Semez vos oeuvres salutaires
au sein de notre Canada
Mais qui étaient-ils par rapport à notre parentèle ARNOLD ?
Emma ARNOLD née le 30 janvier 1882 (9ème enfant du couple) fille de Joseph ARNOLD et de Marie BOBENRIETH de KRUTH elle devint en religion : Soeur Léopold - Emma perdit très tôt sa mère partie à l'âge de 32 ans , laissant la petite fille de trois ans à peine, aux bons soins de son père Joseph âgé lui de 50 ans. Ce fut cependant Marie, l'aînée des enfants du couple âgée de 16 ans qui su, par son courage et sa bonne volonté remplacer cette mère disparue. Le travail ne manquait pas à la maison mais malheureusement, trois des enfants disparurent à leur tour.
Elle suivra son frère et sa soeur au Canada comme Religieuse au même couvent Trinitaire pour soigner les malades. Elle s'était retirée, sur ses vieux jours, dans la maison mère de Sainte-Marthe à MARSEILLE où elle décèdera le 26 janvier 1981 âgé de presque 100 ans !
Un autre des enfants du couple, Louis-Wendelin ARNOLD, né le 5 août 1877 (7è enfant du couple ci-dessus) à Kruth, ayant atteint l'âge de 16 ans, suivi le Révérend Père Xavier de l'Immaculée-Conception O.S.S.T., futur fondateur de la Providence Trinitaire Canadienne qui, de passage à Kruth, remarqua la pièté du jeune homme et après une visite à la famille, et son accord, Louis-Wendelin quittera son village natal pour un premier grand voyage à ROME où il reçu les habits de l'Ordre le 31 octobre 1893 et prit le nom de Père Albert du Saint-Coeur-de-Marie.
Il sera ordonné Prêtre le 9 juin 1900. Sa première obédience avait conduit le jeune homme au Chili durant dix années. De là, il fut envoyé comme missionnaire au Benardir en Somalie Italienne (Afrique Orientale à l'époque). Au milieu de 1914, il quitte le continent noir pour retourner dans son pays où, la première grande guerre, l'oblige à porter secours aux combattants à titre d'aumonier militaire. La paix rétablie, il devint vice-provincial de la province Saint-Joseph d'Autriche en 1921. De là, il retournera à ROME, où les supérieurs l'invitent à aller prêter main forte à la nouvelle fondation au Canada. Il arrivera à Montréal le 24 décembre 1924 où sera témoin des belles fêtes de Noël et du nouvel an Canadien.
Couvent de Longueuil CANADA
De plus, il avait dirigé les destinées de son Ordre au Canada de 1925 à 1948 à titre de délégué général. C'est sous sa présidence que se fit l'ouverture de la maison de la rue Saint-Antoine (1936), l'achat du domaine de Saint-Bruno (1940) et l'acquisition de la maison de l'avenue des pins (1944) connue sous le nom de Couvent de la Très-sainte-Trinité.
C'est au début de 1954 que l'âge et la maladie l'obligent à quitter son poste de curé pour se retirer dans le couvent de la Trinité du Mont Saint-Bruno (Chambly - voir photo ci-dessous) lieu de son décès le 2 juin 1960. Son inhumation se fera au cimetière de la communauté de Saint-Bruno.
Pauline ARNOLD née le 30 janvier 1882 soeur des deux personnages ci-dessus, avait 9 ans au décès de sa mère. Elle prit le voile et devint Religieuse de la Divine Providence à Ribeauvillé sous le nom de Soeur-Marie-Calista.
Souvent, cette dernière revenait en vacances chez nous, rappelait Alice WEIBEL, où tous nous étions dans la joie de l'accueillir. C'était un grand évènement lorsque Soeur Léopold était de retour au pays dans son beau costume de flannelle blanche avec la croix bleue et rouge. Chacune d'entre nous voulait marcher à ses côtés. Sa gentillesse, son sourire, les nouvelles qu'elle nous donnait de ce pays lointain - le Canada - qu'elle traversait bien souvent et ses bons conseils, tout était pour nous un enchantement.
Puis, vint le moment, où la Supérieur de Sainte-Marthe ne voulut plus la laisser repartir : son grand âge ne lui permettait plus de voyager ! Pourtant, elle aurait tant aimé retourner près de son frère à Montréal. Elle décèdera le 3 novembre 1962.
Le père d'Emma, Louis-Wendelin et Pauline, avait deux parents tous les deux descendants ARNOLD : Wendelin ARNOLD x le 22 juillet 1830 à Anne Marie ARNOLD, lui descendait en droite ligne de Claude ARNOLD et Marie SIFFERLIN par leur fils aîné Jean Jacques MAIS aussi de Claude ARNOLD le fils benjamin de nos ancêtres, (branches ABA et ABF) tandis qu'Anne Marie descendait également en droite ligne de Jean Jacques (ABA) c'est dire le sang ARNOLD coulant dans leur veines.
Que la mémoire collective puisse conserver celle de ces trois ARNOLD parmi tant d'autres et qui ont consacré leur vie à faire le bien.
chemin de Chambly à Longueuil CANADA
Madeleine ARNOLD TETARD
(d'après les souvenirs d'Alice WEIBEL (+) de janvier 1985 "BLC" - collection ASS.I.F.ARNOLD tous droits réservés)
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18 novembre 2007
LES TRAITES DE WESPHALIE 1648
Nous savons ce que la guerre de TRENTE ANS a fait de mal et de misères, de maladies, sur l'ensemble de la population d'ALSACE ET LORRAINE, mais sait-on exactement comment elle prit fin et quelles furent les teneurs des traités signés à WESPHALIE ?
L'ALSACE composée de pièces et de morceaux ou l'empereur ne régnait pas sur elle en propriétaire absolu, ayant les mêmes droits toujours et partout, se trouvait au centre de discussions âpres et longues, subtiles et embrouillées, sans conclusion aucune sur certains points comme : que cédait exactement l'empereur ? Etaient-ce des droits de suzeraineté ou des territoires ? Que cédait-il comme chef de la maison d'Autriche ? et que cédait-il comme représentant de l'Empire ?
La confusion subsiste dans le texte des traités. Un acte diplomatique où parfois l'empereur donne quant l'Autrichien garde et vice-versa, un traité qui cède ici des droits, non des territoires, là des territoires, non des droits, cela non plus ne se conçoit point à notre époque.
Un certain article 87, et quelques autres, entremêlent à l'envi de donner et de retenir et cela, sans nul doute, à l'égale satisfaction des parties contractantes; batailles et traités étaient alors la raison d'être des princes, et une intention réciproque, mais inavouée, courait implicite entre les paragraphes : laisser la porte ouverte aux revendications, ne limiter définitivement ni la France pour l'Allemagne, ni l'Allemagne our la France.
La prise de possession de STRASBOURG en 1681, fut une conséquence logique du nouvel état des choses "depuis 1648" devait dire plus tard, en fêtant cette date, le maire Kratz "Strasbourg gravitait vers le centre qui a fini par l'absorber"..
Une des dernières pages du Traité de 1648 avec sceaux et signataires - fac-similé - (collection personnelle C.Mura-Tomat)
Pour éclaircir les obscurités dramatiques de 1648, le roi désigna, dans les cours judiciaires de quelques villes frontières, certaine de leurs Chambres dont la fonction fut de préciser les articles restés douteux dans les derniers traités et de leur faire produire leur plein effet, de rechercher méthodiquement et de réunir au royaume tout ce qui se rattachait, en vertu des anciens titres féodaux ou de traités plus récents, aux territoires de leurs ressorts. Le traité de NIMEGUE (1679) ayant confirmé les traités de WESPHALIE, le Conseil Souverain de BRISACH en fit une sorte de commentaire à fin d'unité : il proclama le principe de la souveraineté absolu du roi dans la basse comme dans la haute ALSACE et, par voie de conséquences, il "réunit" STRASBOURG que les troupes royales occupèrent les années suivantes (1681); la république de STRASBOURG, dans le flux et reflux des armées, hésitait toujours, ménageait tantôt l'une, tantôt l'autre, les incidents étaient fréquents et Louvois, profita de cette situation, pour réaliser en fait la réunion prononcée par l'arrêt du Conseil de BRISACH.
Le roi lui conserva d'ailleurs sa constitution ainsi que sa liberté religieuse, c'est-à-dire la liberté du culte protestant, quoique, cette fois, les catholiques surtout eussent appelé son intervention de leurs voeux : le 24 octobre 1681, quand Louis XIV se présenta en grande pompe à la porte de la cathédrale, l'évêque François-Egon de FURSTEMBERG, qui avait été l'auxilliaire dévoué de la politique royale, lui témoigna "une joie pareille, dit-il, à celle du bienheureux Siméon recevant l'Enfant Jésus au Temple de Jérusalem".
vue ancienne de la Cathédrale de STRASBOURG
Désormais,"la Gaule était fermée aux Germains" Clausa Germanis Gallia : en ces trois mots, exergue de la médaille qui fut frappée en l'honneur de la réunion, disent à eux seuls, toute l'importance que prenait STRASBOURG pour la France. En 1697, le traité de RYSWICK consacra la cession pleine et entière de la ville avec toutes ses dépendances situées sur la rive gauche du Rhin et, "pour cet effet, il a été trouvé bon de rayer la ville de STRASBOURG de la matricule de l'Empire".
Le festin du Traité de WESPHALIE 1648 (Gravure anonyme)
D'après Georges DELAHACHE Petite Histoire de l'Alsace-Lorraine Editions Alsace-Lorraine 1918 (imprimerie Jean Cussac Paris)
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31 octobre 2007
LES ARNOULT de GERBEVILLER jusqu'en 1632
Abordons aujourd'hui, avec l'aide de notre cousin Claude GEWISS, le patronyme ARNOULT.
Ce patronyme existait dans la région dès le siècle précédent. Les archives de Beaupré (Arch.Nancy H350) font en effet apparaître dès 1568 un Johan ARNOULT à Saint-Rémy-des-Bois environ à 12 kilomètres au Sud-Ouest de GERBEVILLER et qui est mentionné au sujet d'une "pièce de pré". Il peut s'agir d'un même Jehan découvert à la date de 1552 par notre généalogiste familial Richard ARNOLD qui fut le premier à mettre la main sur l'acte de baptême de Claude ARNOLD dans les vieilles archives du village.
Y figurent également dans les Censes de FRAIMBOIS, pour l'année 1568, les "Receltes par Frère Nicolas de Lunéville" "tenants d'une créance de 10 Gros, 6 Deniers, Didier ARNOULT de Chenevière" (village se trouvant à 10 km à l'Est de Gerbéviller) et Jean ARNOULT du même lieu.." . Suivent d'autres créances impliquant Didier contre Claude, curé de FRAIMBOIS, et "sur le pré dit le Tabourat - par ailleurs appelé Tabourin - Didier ARNOULT d'une part et plusieurs hoirs" (Héritiers).
En 1603 apparaît même un lieu-dit :
"Le 3ème jour du mois de may honorable homme Georges TAQUENAIRE, valet de chambre ordinaire de M. le Duc de Bar et Agent de Beaupré, promet faire admodié par le prieur de Beaupré, et recognait avoir laissé pour 9 années le pré dit "Claudon ARNOULT" à Didier ROBERT demeurant à LUNEVILLE, présentement preneur pour luy, Valence sa femme (prénom très rare que l'on retrouvera pour la soeur aînée de notre ancêtre Claude).
On retrouve d'ailleurs ce pré dans un acte du 5 septembre 1635 : "Admodiation pour 6 années par Beaupré à Jean GAILLARD Hostellain demeurant à Villé, preneurs pour lui ses hoirs, d'un pré appelé Claudon ARNOULT, proche Montcel"
Le 21 juin 1611 apparaît également dans un acte un certain Balthasar ARNOULT :
"Enchère faite par Monsieur le Tréman ?? le pré de la haulte rive au ban de Beaupré près de Moncel contenant deux jours trois quart et demy neuf verges ou environ, escheu pour neuf ans commençant l'an prochain à Fleurant ESLOY Manouvrier demeurant au dit Moncel et payant par an au terme Saint-Rémy quatorze francs à peine de précaution et à tout hazard estre obligés subir pour Balthasar ARNOULT Jean REZEL nommez controleurs des .???...., tesmoins"
Pour la période 1614-1632, vingt neuf actes attestent l'existence de 10 hommes, 8 femmes et 10 enfants portant ou ayant porté le patronyme ARNOULT, tous repris dans un tableau établi par Claude GEWISS.
Ce tableau appelle plusieurs remarques techniques :
La plupart des indices résultent du seul registre des baptêmes de GERBEVILLER. Les familles dont l'enfant a été baptisé dans la paroisse devraient donc normalement résider en la cité mais un doute plane sur les personnages n'apparaissant qu'à une seule occasion ou quand il s'agit de parrainages.
Faute d'informations sur l'état-civil de FRAIMBOIS - les registres ne commençant qu'en 1642 - ou de VAIMBOIS (hameau aujourd'hui disparu) on ignore les enfants des ARNOULT correspondants.
A défaut de registres de mariage et de décès de GERBEVILLER, il n'est pas possible d'établir des liens familiaux entre personnages "principaux" et leur "ancienneté" relative, pas plus d'ailleurs que leur fin, ou que les enfants euent été morts-nés.
Les patronymes des épouses demeurent, comme de coutume, inconnus !
Les époux de Jeanne et Mansuette nées ARNOULT ainsi que leur progéniture n'ont pas fait l'objet de recherches spécifiques.
Autres sources d'information, quelques comptes de commis de ville ont confirmé l'existence des hommes portant le patronyme ARNOULT, des archives religieuses, celle par exemple d'Anthoine le curé. Le Notariat - fouillé essentiellement à partir de 1632 - a fait appraître des ARNOULT du voisinage mais il ne se révèlera précieux que pour les années ultérieures.
Acte de naissance de Valante ARNOULT soeur de Claude le 6 avril 1622 parrain Jean Bronille marraine Barbe Brichoux
Nous trouvons donc à GERBEVILLER comme y habitant pendant cette période CINQ personnages qui sont :
Jeanne épouse du sieur prévôt Jean CHERIER qui décédera vers 1632 et qui eurent au moins deux enfants
Mansuette épouse du sieur Humbert FROBILLOT le riche marchand dont elle eu au moins deux fils
Jean dont nous ne savons pas grand chose seulement qu'il fut Maçon
Demange (qui est notre ancêtre et père de Claude ARNOULT) qui vit avec Marie son épouse et leurs enfants
Dieudonné dont nous savons seulement qu'il fut Maçon également
Comme apparaissant sur GERBEVILLER épisodiquement :
Simon
Anne qui pourrait ne pas avoir été mariée ou qui était veuve !
A DAMAS-AUX-BOIS environ 12 km de GERBEVILLER apparaît : Anthoine qui est le curé de ce village
A FRAIMBOIS et VAIMBOIS séparés de 4 à 5 kms appraissent trois personnages :
Nicolas
Florent
Didier
Et en divers lieux comme HAUSSONVILLE - SERANVILLE et DOMPTAIL séparés d'environ 6 à 15 km de GERBEVILLER trois autres personnages également :
Claudon évoqué ci-dessus
Mougin
Autre Demange qui est probablement de Domptail-en-l'Air.
photos Catherine Tomat
La chapelle face au château à GERBEVILLER
Que penser, que dire de ces ARNOULT ? Tout d'abord, et au risque d'anticiper quelque peu sur l'avenir, la quasi-totalité des ARNOULT détectés au cours des recherches existaient déjà au cours de la période 1614-1632. Seuls les 5 cités ci-dessus peuvent être considérés comme ARNOULT DE GERBEVILLER ainsi peut être qu'Anne et Anthoine exerçant pour ce dernier, son sacerdoce à DAMAS (Dommus Medardus en latin). Le cas d'Anne est étrange, tout se passe comme si elle fut "mère célibataire"....
Ceux de FRAIMBOIS et VAIMBOIS fort voisins, ainsi que Simon et Anne, représentent vraisemblablement des "cousins".
Par la chronologie des actes retrouvés, Mansuette paraît la plus âgée des personnages : on pourrait s'imaginer, à travers l'association de leur nom, qu'Anthoine fut son frère. D'une génération analogue ou voisine devrait relever Dieudonné, le "masson" qui n'apparaît pas père de famille pendant la présente période, mais dont on connaîtra, par la suite, une fille probablement déjà adulte : Jeanne, qui en fait, on le saura plus tard, était la soeur de Dieudonné et probablement sa cadette. Jean, associé à plusieurs reprises à Dieudonné, pourrait être leur jeune frère.
Demange, le père de Claude, était sans conteste plus jeune que les précédents auxquels, par ailleurs, rien ne permet de le rattacher. Notons cependant au passage, que l'acte de baptême de Claude demeurera la seule preuve d'existence de notre héros à GERBEVILLER. Notons également les jumelles Dieudonnée et Claude nées le 2 janvier 1627 et soeurs de notre Claude.
Quant au Demange de Domptail, il s'agit sans doute d'un cas d'homonymie fréquente à l'époque, car la résidence de celui de GERBEVILLER est attestée au delà de 1632. Ceci étant, il ne faut attacher aucune importance à la fluctuation des dernières lettres du patronyme tantôt écrit ARNOULT ou ARNOULX ou ARNOULD !
Au regard de la population totale de GERBEVILLER, le nombre des ARNOULT paraît bien faible, traduisant peut être une implantation "in situ" relativement récente à l'époque. A moins que leur condition, apparemment très modeste, n'ait pas favorisé le développement familial.
Le tableau ne serait pas complet sans la mention d'Adam ARNOULT (témoin en 1618 de l'implantation du couvent des Carmes). Il est Conseiller d'Etat demeurant à MIRECOURT et fut anobli par lettre-patente du Duc de Lorraine en date du 8 septembre 1609. Il eut 4 enfants : Jean - Anne qui épousera l'Intendant de Claude de Lorraine - Christine et Jeanne. Il apparaît parfois dans les actes relatifs à GERBEVILLER, par exemple, en avril 1619 "parrain" au nom de Monsieur de REMOVILLE (de BASSOMPIERRE), Grand Escuier et Bailly de Vosge ou en 1628 témoin lors d'un baptême, en qualité d'Intendant des affaires de Monseigneur le Marquis..." et jusqu'à sa mort intervenue entre le 5 février et le 29 avril 1645 (d'après les comptes des commis de ville de cette année là)..
Son frère Nicolas ARNOULD, Conseiller d'Etat de son Altesse le Duc, auditeur des comptes de Lorraine, fut anobli à son tour le 16 juillet 1618. Ni l'un ni l'autre ne peuvent être considérés comme parents de leurs homonymes de GERBEVILLER.
photo Catherine TOMAT
Partie du château de GERBEVILLER
SOURCES = A GERBEVILLER pendant la guerre de TRENTE ANS "Les racines lorraines des ARNOLD de KRUTH" Claude et Denise GEWISS - toute reproduction interdite - archives ASS.I.F.ARNOLD -
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19 septembre 2007
COUSINADE 2008 DE NOTRE FAMILLE ARNOLD et familles alliées
Notre prochaine COUSINADE approche !!!! moins d'un an nous en sépare et déjà toutes les réjouissances se préparent dans le secret par notre comité d'organisation ....
Vous vous appelez ARNOLD où vous savez descendre de notre famille originaire de GERBEVILLER ancien Duché de Lorraine, puis implantée à KRUTH en Haute-Alsace !! Alors vous pouvez d'ores et déjà retenir ces dates :
15 & 16 août 2008
à KRUTH
la journée du 16 étant réservée à une excursion en pays Lorrain
Le bulletin d'inscription définitif ainsi que notre programme seront joints au prochain bulletin de liaison BONJOUR LES COUSINS de janvier 2008 mais vous pouvez d'ores et déjà le demander par mail par le biais de ce blog (contacter l'auteur).
Cette cousinade la 6ème du nom (1983 - 1985 - 1990 - 2002 - 2005) fêtera également le 25ème ANNIVERSAIRE de nos rencontres familiales et pour fêter cet évènement nous vous réservons une surprise.
N'hésitez donc pas à nous contacter, tous les descendants ARNOLD seront les bienvenus.
M.A.T. et C.T.
05 septembre 2007
Le baptême d'une cloche
Le curé MEYER né à Delémont en Suisse fut, selon les archives de la chapelle du pélerinage Notre Dame du Bon Secours (ou aussi dite Notre Dame des Aides "Maria Hilf") d'ODEREN, un grand bienfaiteur du lieu de dévotion.
Cette chapelle était formée d'une partie construite en maçonnerie et d'une autre taillée dans le rocher de la pente du "Maerel". Large de 12 pieds, elle était longue de 15 pieds. Son toit était couvert de tuiles.
Une messe y était célébrée le 22 juillet de chaque année, jour de la fête de Sainte Marie-Madeleine, également le samedi avant le troisième dimanche après Pâques, les jours des Quatre-Temps, le jour de la Pentecôte et celui de la fête de Saint-Michel (il existait à ODEREN une confrérie St-Michel pour obtenir une bonne mort, le tableau de l'autel latéral de l'église paroissial en évoque le souvenir).
Cependant au bout d'un certain temps, la chapelle fut trop petite pour contenir les nombreux pélerins accourus de près ou de loin, notamment de Lorraine, du Ventron, ou du Bramont. Pour cette raison, le curé Ivan Georges MEYER la fit agrandir, ajouta une sacristie et fit placer quatre autels dans le sanctuaire. Il fit, en outre, installer cette petite cloche (toujours conservée) dans le clocheton en date du 7 mai 1714.
Il lui avait déjà été permis de bénir, en 1685, la première grande chapelle construite sur ce lieu de dévotion et d'y dire la messe les jours fériés. Cette cloche eut pour nom "Maria Eva" (Ave Maria) et sa marraine fut Anna Maria ARNOLD native de KRUTH.
Elle fut bénie par Célestin de Beroldingen, coadjuteur de l'abbaye princière de Murbach-Lure. De nombreuses personnalités assistèrent à la cérémonie.
La cloche porte l'inscription suivante :
1717 (en fait 1714 serait plus exact) Hans Heinrich m'a fabriquée à Bâle. Hans Georg MEYER - de Delsperger - curé à ODEREN m'a fait couler, m'a payée de ses propres deniers".
Ce village de "Delsperger" est en fait Delémont ainsi traduit en allemand par le curé Meyer.
Anna Maria ARNOLD était soeur d'Eva, filles toutes les deux de mes ancêtres directs Jean Thiébaud ARNOLD et Véronique HUMBRECHT. Anna Maria était née en octobre 1691 et se maria le 24 février 1710 à Henri Laurent HALLER.
Le parrain sera Jean François HANS fils de Thiébaud Thiébau-Hans marié le 29 octobre 1685 et originaire de la BRESSE.
Ainsi avait été baptisé cette petite cloche dont l'acte de baptême émergera des précieux registres paroissiaux d'ODEREN tout comme le furent des milliers de petits enfants nés dans cette même paroisse au fil des siècle.
La chapelle Maria Hilf d'ODEREN
extrait de "LES ARNOLD de KRUTH" Claude et Denise GEWISS 1981 - et M.A.T.
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