D'après A.BILLICH 1958 - Imprimerie des Vosges à Munster - Papeteries SCHWINDENHAMMER extraits

D'après WIKIPEDIA :

La bataille de Turckheim oppose le 5 janvier 1675 Frédéric Guillaume, électeur de Brandebourg commandant une armée austro-brandebourgeoise, au maréchal de Turenne, commandant une armée française.

La stratégie adoptée par Turenne fut de prendre l'ennemi par surprise, en l'attaquant depuis le massif des Vosges. Après avoir pris des informations du côté vosgien, plusieurs semaines avant, sur la situation de l'ennemi, Turenne fit passer son armée par la montagne. Il déboucha sur Turckheim par la montagne.

Turenne réussit son plus beau succès. Il inflige une défaite cuisante et le combat est relativement peu meurtrier (300 Brandebourgeois tués).

L'ANALYSE DE LA MARCHE DE TURENNE :

Bien des auteurs se sont penchés sur la rencontre du 5 janvier 1675. Elle couronne "la plus belle des campagnes de Turenne et sous un volume restreint elle entraîne les conséquences que l'on sait. Si les auteurs français la qualifient de "bataille", les Allemands, plus restrictifs, ne la gratifient que de "Treffen". En vérité, ce terme ne peut suffire. Un "combat" garde quelque chose d'imprévu, et ses conséquences ne sont que relatives. Or, le fait militaire qui nous intéresse ici, est tout autre chose. Turenne a choisi l'endroit du combat et il a tracé les limites : "Dessinée" le matin, la bataille se déroule l'après-midi, selon les normes prévues. Notons que les Alliés se battirent vaillamment, que le combat fut chaud, et que le résultat ne fut acquis qu' à la tombée de la nuit.

   TURENNE_1675__2_TURENNE_1675

Qui pourrait nous apporter des éclaircissements sur cette médaille semblant être en argent,  commémorative de la bataille de 1675 à l'éffigie de TURENNE ? (médaille transmise par Christiane BALTZER - COUVEZ avec mes remerciements)

Rien de plus curieux que les témoignages :

WERTMÜLLER "j'ai participé à mainte chaude affaire, mais d'une pareille, je n'ai pas souvenir"

SIGISMUND VON BUCH "...On ne pouvait compter jusqu'à trois sans entendre une décharge de mousquets"

CHEVALIER DE GOESS " Le combat atteignit une intensité qu'n ne rencontre pas toujours lors d'une vraie bataille"

VECCHIA " .....vers 3 heures, le combat débuta avec une intensité telle...qu'il n'est pas possible de le relater"

CEZEN " .. il fallut parfois céder au plus grand feu"

Ce feu fut entretenu par deux à trois mille hommes et quelques bouches à feu (ces canons se trouvaient sur une hauteur - il ne peut s'agir que du "Wahl" - 3 canons de Munster et 3 canons impériaux). Le gros des deux armées ne participa pas aux opérations. Les troupes de Turenne avaient passé la nuit du 4 au 5 janvier dans les vignes entre Rouffach et Pfaffenheim. Dès la levée du jour, l'armée se mit en marche, protégée par un épais brouillard. Vers midi, elle avait atteint la hauteur de Wettolsheim. Le brouillard s'était levé et les Colmariens ainsi que les Alliés pouvaient voir le gros de l'armée placé sous les ordre de de LORGE s'ouvrir devant Wettolsheim et Wintzenheim (Actes capitulaires du Chapitre de Saint-Martin)

Quant à Turenne, il avait commencé sa fameuse marche d'approche qui devait, par des chemins dérobés, le conduire à TURCKHEIM..

Cette marche a suscité bien des controverses. Jusque vers 1850 on admettait le "passage" par la montagne. Cette opinion reposait essentiellement sur deux textes français.

BATAILLE_DE_TURCKHEIM

La marche de TURENNE et de ses troupes hiver 1675 en ALSACE

DESCHAMPS : " ... personne ne pouvait comprendre la raison de cette marche dans un terrain plein de vignes, embarassé de haies et de chemins creux, où jamais on n'aurait cru que des troupes eussent pu marcher en corps... On marcha de cette manière jusqu'à un village, où il fallut prendre encore plus à gauche, pour entrer dans une ouverture de la montagne où est la petite ville de Turqueim (sic).

LA FARE " Je vous demande pardon, Monseigneur, si j'ose vous dire que nous sommes tous inquiets de la marche que vous nous faites suivre et de voir que nous allons du nez dans cette montagne et que nous sommes tous les uns sur les autres dans cette vallée".

A la fin du 18ème siècle, BEAURAIN publia une carte sur laquelle TURENNE franchissait même le Hohlandsberg !

En 1854, NIEGER releva l'inanité de cette thèse et les erreurs topographiques commises par l'ingénieur-géographe. Il admettait par contre le passage entre le Rothenberg (coteau couvert de vignobles) et le massif boisé du Hohlandsberg. ROCHOLL a longuement anlysé cette marche (il ne connaissait pas le travail de NIEGER) Il arrive à des conclusions identiques. Mais en 1894, BRAUBACH attaqua délibérément cette opinion. Pour lui, le Vicomte avait pris le chemin direct Wettolsheim-Wintzenheim.

- Turenne stratège de valeur ne voulait par perdre de temps.

- Les chemins cités par DESCHAMPS ne sont pas praticables à l'artillerie

- Les dits chemins auraient entraîné un étirement des troupes fatal à leur force offensive

- Enfin le passage relevé plus haut "nous avançâmes....en corps", paraît lui prouver suffisamment que l'armée marchait groupée et que cela ne pouvait se faire sur des chemins de montagne.

Porte_de_TURCKHEIM

Porte de la ville de TURCKHEIM (collection Ancarpost-France Apprill)

Il faut attacher une grande importance au texte du curé REYER "il arriva que le Maréchal (Turenne) comme par enchantement ou sorcellerie, malgré la neige et le gel, à travers ravins et broussailles, apparut brusquement au pont supérieur". Il faut donc en conclure que Turenne a vraiment franchi les coteaux (ravins et broussailles) et que cette marche est apparue aux contemporains comme quasi impossible sinon fantastique ! (témoignage identique chez RAGUENET).

Quant à la seconde partie du trajet, le parcours Wintzenheim-Turckheim, les avis sont également partagés, NIEGER, ROCHOLL et BRAUBACH emmenaient Turenne jusqu'à la hauteur de l'actuel ST GILLES: de là il se dirigeait vers Zimmerbach, franchissait la Fecht au lieu dit Elftagen et revenait à Turckheim par la rive gauche de la rivière. Pour KORTZFLEISCH, Turenne s'est bien rendu au premier point cité, mais de là, par le chemin direct St-Gilles-Turckheim, il a rejoint la ville, franchissant la Fecht au pont supérieur. Opinion qui semble répondre à la réalité. Du moins est-elle confirmée par REYER "Turenne apparut au pont supérieur". Si aujourd'hui ce pont est touché par la route qui vient de Zimmerbach (état de 1958), il n'en était pas de même à l'époque qui nous intéresse et le texte de REYER n'en que plus de valeur.

LA BATAILLE :

Pour ce qui est de la bataille, tous les auteurs, à part NIEGER, admettent avec plus ou moins de force le mouvement de Turenne, obligeant finalement l'aile droite alliée à faire demi-tour et à regarder le Nord. Dans son travail manuscrit il tire une sorte de gloire à avoir preuves à l'appui, réfuté la thèse communément admise : Tous les auteurs consultés placent la Fecht entre les combattants. Cette erreur que l'auteur (A.BILLICH) a eu peine à combattre avant d'avoir vu au dépôt de la guerre les documents authentiques lui a fait faire de nombreuses recherches sur les lieux-mêmes. CEZEN dans son rapport, ne dit pas un mot de la Fecht et pourtant il place les combattants sur les deux rives du canal - l'infanterie du roi était dans les vignes et celle de l'ennemi de l'autre côté d'une rivière qui ne fait que quatre pas de large - Enfin, les inhumations et les projectiles qu'on a trouvés en grand nombre sur les deux rives du canal sont une indication suffisante.

Ce raisonnement avait en partie influencé KORTZFLEISCH. Celui-ci avait d'autre part utilisé hâtivement le rapport de WERTMÜLLER notamment en ce qui concerne le cours d'eau (il appelait le canal "ramos" et la Fecht "Fiumaretta" et a confondu les deux. Quelque peu troublé par une apparente obscurité de CEZEN et par les affirmations de NIEGER, il a écrit : "les documents dont nous disposons cadrent aussi bien pour une attaque française se produisant au Nord que pour une attaque venant du Sud". Ce jugement paraît erroné. L'attaque française essentielle a eu lieu des coteaux du Brand vers la Fecht : WERTMÜLLER, après le combat pour le cimetière St-Symphorien dit explicitement : " Les Français s'avançaient de l'autre côté de la rivière Fiumaretta". 

S. VON BUCH grimpé au sommet de Letzenberg " .. Je vis les Français s'avancer à travers les vignes, renouvelant sans cesse leurs bataillons et plus à ma gauche deux unités de cavalerie". Or, nous savons par le rapport de CEZEN que la cavalerie avait pris place "sur l'avenue qui mène à la ville" donc au Sud. Les troupes Françaises se trouvaient donc à la droite de BUCH et de toute façon au nord de la Fecht !

"seule la rivière nous séparait"

"les Français pouvaient tout voir et tout entendre"...

VECCHIA dit encore "l'ennemi combattait avec toute son infanterie face à la rivière qui empêcha la rencontre"..

DE GOESS "..... là dessus les bataillons français ont avancé vers la rivière, que les nôtres, placés de l'autre côté ont défendue".

Enfin DESCURES : " Le bataillon de Navarre entra dans la rivière qu'une partie passa, mais Monsieur de Turenne lui envoya ordre de la repasser parce qu'étant nuit il ne savait pas ce que l'ennemi pouvait faire et les forces qu'il avait derrière le canal".

A la tombée de la nuit, il faut donc en conclure que les troupes avaient pris position sur les deux rives de la Fecht et que c'est là le point important pour toutes autres actions - canal et cimetière - étaient depuis longtemps terminées. L'opération "cimetière" se termina vers 15 H 30 opération accompagnée de combats sur le canal. L'opération "Fecht" qui finit par fixer les antagonistes sur le cours d'eau, se dessina alors que la première se terminait !

Pour le détail, les étapes du combat sont les suivantes :

- Vers 14 heures, Turenne prend la ville gardée par une enseigne du régiment autrichien de KAYSERSTEIN et 30 hommes - Aussitôt les troupes de la brigades de Champagne prennent position au Nord-Est et au Sud-Est de l'agglomération. Ces opérations se font en partie à l'insu des Alliés. Leur aile droite s'appuyait sur le col entre le Brand et le Letzenberg, enjambait la Fecht, suivait le canal, pour le quitter à l'approche de Colmar et s'arrêtait au Rappentanz (actuel cimetière de Colmar).

- Turenne sans opposition peut s'emparer du cimetière St-Symphorien sur la route de Colmar, ainsi que de deux moulins qui lui font face. BOURNONVILLE fait alors avancer la cavalerie de l'aile droite. Une partie reste sur la rive gauche, face au Brand, l'autre franchit la rivière, s'empare du moulin inférieur (en 1958 Papeterie SCHWINDENHAMMER) mais échoue devant le cimetière. C'est alors que le Generalwachtmeister SCHULZ offre ses services. Le Grand Electeur met à sa disposition un régiment de dragons poméraniens amené entre-temps de l'aile gauche, le régiment Von DERFFLINGER, renforcé par deux compagnies du Duc de CELLE.

- Nouvelle attaque du cimetière qui réussit et nouvelle offensive française pour le reprendre. Les Alliés se retirent, retraversent le canal, incendient le moulin du bas et viennent renforcer les premiers éléments d'infanterie alliés, qui entre-temps se sont avancés entre le canal et la Fecht :

à savoir :

- BECK avec un bataillon du régiment de KAISERSTEIN suivi de WEDEL, avec un régiment de MUNSTER

Par la suite deux nouvelles unités s'ajoutent : STREIN et SERENI, qui agit en sergent de bataille.

Du côté français la Marine supporte d'abord seule le choc. Par la suite sont engagés : La COURONNE, BANDEVILLE, ANJOU, La REYNE et NAVARRE; en fin de combat, les vaisseaux ORLEANS, ROYAL et les Anglais (à l'époque 4 unités étaient placées sous les ordre de Turenne : Churchill - Roscommons - Monmouth - Hamilton). Au cours du combat les Alliés sont renforcés par deux régiments envoyés par le Duc de CELLE : MOLLESON et le régiment à pied du Duc Jean-Adolphe de HOLLSTEIN.

Les Français d'abord exposés sur les hauteurs qu'ils occupent, descendent, traversent le chemin de Katzental et s'approchent de la Fecht. A ce moment, une unité de cavalerie sous FLORENSAC, vient se placer derrière le dispositif français et à sa gauche.

La nuit approchant le combat a atteint son paroxysme. Deux bataillons des gardes rassemblés sur l'actuelle place de la République, franchissent la Fecht et s'avancent entre la Fecht et le canal "à gauche de son cours". NAVARRE de son côté franchit la rivière, le combat s'arrête.

Turenne qui depuis la mort de FOUCAULT, commandait personnellement derrière l'aile gauche, donne l'ordre d'allumer de grands feux sur les hauteurs menant vers le Nord, notamment le Letzenberg. Les Alliés croyant que l'ennemi est en marche, donnent aussitôt l'ordre de la retraite. Le plan en est établi par FREDERIC-GUILLAUME et BOURNONVILLE.

ROCHOLL est d'avis que le combat de TURCKHEIM a empêché Turenne de réaliser le dessein qu'il avait de prendre les Alliés à revers, à la hauteur de KAYSESBERG. A l'appui de son opinion, il cite le Grand Electeur qui, arrivé à la hauteur du Letzenberg, vit les Français s'avançant vers le col (entre le Letzenberg et le Brand) dans l'intention d'atteindre KAYSESBERG et il ajoute : "Ceci permet de comprendre pourquoi Turenne ne profita pas du laps de temps dont il disposait de 1 à 3 heures, pour se jeter sur la fragile aîle droite alliée."

Remarquons que Turenne n'arrive à TURCKHEIM que vers deux heures !

- que FREDERIC-GUILLAUME sur le lieu des opérations que vers 14 H 30 alors que les éléments français s'infiltrent dans les vignes du Brand.

- que VECCHIA juge ces mouvements d'une façon différente "Les Français voulaient prendre nos dragons à revers".

- que le combat du Cimetière à part, les deux partis ne se fixent que lentement, les bataillons français n'arrivant que peu à peu et ne pénétrant que lentement sur le champ de bataille, les alliés, vu leur disposition, ne manoeuvrant eux aussi que difficilement.

- enfin que Turenne qui a "choisi" l'endroit de la rencontre est en quelque sorte pris à son propre jeu. Deux ou trois heures auparavant il en avait, dans sa réponse à la FARE, tracé les grandes lignes : " ... j'ai compris que l'armée qui a le ruisseau de Turqueim (sic) devant elle et Colmar à sa gauche où sont les vivres et les munitions, ne se déposterait du bon poste où elle est, pour tomber sur moi et ne passerait point le ruisseau, que d'autre part elle n'abandonnerait pas Colmar où sont les magasins,de peur que je me jetasse de ce côté là et ne m'en saisisse que pourtant elle n'était pas assez grande pour tenir Turqueim autrement que par un détachement et qu'ainsi me saisissant de ce poste comme je vais tâcher de le faire tout à l'heure, je me donnerai un passage dans leur flanc, qui les obligera à retourner leur armée, et à me combattre en terrain égal aux uns et aux autres".

TURENNE

TURENNE

Ce plan se réalisera à la lettre et le soir du 5 janvier, le Duc de Lorraine qui de dépit s'était retiré avant la bataille à son quartier général de Saint-Hippolyte, pourrait dire : " Cinq princes par la grâce de Dieu ont fui devant un seul prince par la grâce du Roi de France".

600 morts environ couvraient le champ de bataille. Les archives du Ministère de la Guerre conservent un décompte des pertes subies par les troupes françaises, état publié par KORTZFLEISCH.

Dans les morts : 12 Capitaines et Lieutenants, 23 Sergents et 335 soldats, 1 Officier Anglais et 10 soldats.

Dans les blessés : 99 Capitaines et Lieutenants, 49 Sergents et 388 soldats dont 18 Anglais.

Deux morts de marques : FOUCAULT Lieutenant-général et MOUCHY Brigadier.

Du côté Allemand peu de chiffres : le rapport anonyme des archives de Vienne donne 200 morts et blessés. Il faut y ajouter ceux des autres alliés.

On admet que les pertes Françaises furent supérieures aux pertes Alliées. Les unités Françaises étant au début du combat très exposées sur les flancs du Brand, les plus soumises au feu de l'artillerie.

FOUCAULT fut inhumé chez les Dominicains de Colmar - 2 Officiers chez les Augustins et 4 au Mont des Oliviers.

A TURCKHEIM une seule indication, en 1725, Pierre SCHERER qui habitait la Maladrerie à côté du cimetière, toucha 25 Florins pour avoir déterré les "corps morts des Brandebourgeois". La somme, importante, permet de penser que le travail le fut également. NIEGER avait fait état de nombreuses sépultures trouvées le long du canal. Une lettre datée de 1849, adressée par le greffier GRAD au conservateur HUGO, parle également de tombes trouvées le long de la route de Colmar et "que les habitants font remonter au temps des guerres de TURENNE". Or un dessin assez précis permet d'identifier celle dont parle GRAD : elle est mérovingienne !!

Quant à la bataille on ne peut que citer la conclusion de KORTZFLEISCH :

" Il est vrai que l'on ne rencontre une conduite intelligente des opérations s'ordonnant par rapport au but fixé que chez les Français. Par contre, nous voyons les Alliés, perdant la tête et amoindris par des dissensions internes, incapables de coordonner leurs mouvements (incapables d'engager aux points nevralgiques et au moment requis, leurs forces relativement importantes).

TURENNE avait livré à TURCKHEIM son dernier combat. Celui qui plus que les autres porte son empreinte personnelle. Quelque mois après, le 27 juillet 1676, un boulet mettait fin à sa carrière !

Quant au combat, s'il ne fut pas une "bataille" au sens qu'on donne en général à ce mot, ses conséquences dépassèrent par contre largement les quelques arpents de terre sur lesquels il se déroula. ROCHOLL en reconnaissait bien l'importance quand en 1874, il écrivait :

"La première tentative de reconquérir l'Alsace échoua, la dernière à réussi".

Extraits du récit de A. BILLICH Société Wickram Turckheim 1958 collection ASS.I.F.ARNOLD don de L.LAPOINTE

M.A.T.

Cet article est publié, avec fond musical,  actuellement sur le site : http://auplaisirduveilleur.club.fr/index.html  (cliquer sur "NOTRE HISTOIRE") avec ma permission et je remercie le Webmaster de ce site,  de son intérêt pour notre blog.